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           MA77 34 photo doris assise sur blandine

L'album consacré à Maîtresse Alexandra s'enrichit de 50 clichés supplémentaires...

et contient désormais 100 photos... ou plutôt 100 portraits…  

100 portraits d’une femme « qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre »… 

100 portraits d’une femme singulière, plurielle, inoubliable… 

pour que l'image de cette femme exceptionnelle reste gravée à jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs.

 

 

Bienvenue sur mon blog !

F205-22a.jpgBonjour,

Je m’appelle Béatrice.

Vous ne me connaissez pas encore mais cela ne saurait tarder.

En quelques mots, je suis une jeune soubrette ingénue et perverse, dévouée corps et âme à sa maîtresse.

Voilà maintenant dix ans que je suis à son service.

Dix ans d’aventures dont je souhaiterais vous faire partager les épisodes les plus marquants.

Vous en avez peut-être vécu de semblables.

Ou bien vous aimeriez les vivre à ma place.

Comme je vous comprends !

Alors, là-bas, tout au fond du couloir, j’ai laissé exprès la porte de ma chambre entrebâillée.

Il ne vous coûte rien de l’ouvrir.

Je vous invite à entrer...

 

Mais avant de tourner la poignée, il faut que je vous confie plusieurs choses qui me tiennent à cœur.

 

« Béatrice ou l’éducation d’une jeune soubrette » est uF191-22ne histoire qui n’aurait jamais existé s’il ne m’avait pas été donné un jour de rencontrer Maîtresse Alexandra, la dominatrice de classe internationale qui a profondément marqué l’univers SM Parisien durant de nombreuses années. Comme quelques-unes ou quelques-uns d’entre nous, en effet, j’ai eu l’immense privilège de faire partie de son cercle d’intimes et de sa garde rapprochée.

 

Difficile de décrire brièvement tout ce que Maîtresse Alexandra m’a apporté. Si je devais résumer, je retiendrais d’elle trois images : de beauté, d’intelligence et d’humour.

 

De beauté, tout d’abord, c’est pour ceux et celles qui l’ont connue, une évidence incontestable. L’alliance du charme, de l’élégance et de la grâce élevée à ses plus hauts niveaux, comme en témoigne l’album de photos joint à ce blog, où elle se présente sous les traits des personnages les plus variés qu’elle incarnait avec un total naturel.

 

D’intelligencealex ensuite. Une intelligence intuitive conjuguée à un sens aigu de l’observation et de la psychologie, qui lui permettait d’évaluer rapidement son partenaire, de mesurer son degré de motivation, de démêler ses forces et ses faiblesses, de percer à jour ses fantasmes, de le mettre en confiance sans lui donner le sentiment d’être jugé, et de jouer vrai elle-même, dans le ton, sans avoir à forcer son talent. Une intelligence du cœur aussi, car à la ville comme à la scène, elle était très généreuse, accueillante et attentive aux autres.

 

D’humour enfin. Elle en avait beaucoup. Je crois ne pas en être totalement dépourvue non plus de mon côté de telle sorte que notre entente était parfaite sur ce point. Nous avons fréquemment partagé des moments de fous rires irrépressibles. Et comme le lien est ténu entre l’humour et l’imagination, elle était dotée d’un sens extraordinaire de l’improvisation. Pour habiter complètement son personnage de l’intérieur. Pour le faire vivre. Pour recréer une atmosphère, un décor. Le rêve prenait alors subitement toute la consistance de la réalité. Il n’y avait plus qu’à se laisser guider… C’est ainsi qu’au fil de nos rencontres est apparu et a pris forme le personnage de Béatrice, la jeune soubrette au service de Lady Alexandra. BR FV 21 07 B 162

  

L’histoire de « Béatrice » a donc elle aussi une histoire. Elle n’a pas été inventée après coup. Elle s’appuie au contraire sur tous ces petits textes, ces saynètes, que je prenais le soin de rédiger avant ou après chacune de mes visites en m’efforçant de faire court (pas plus d’une feuille recto verso en Arial 10). Maîtresse Alexandra les lisait attentivement, les commentait devant moi et s’en inspirait le plus souvent - mais pas toujours - pour développer le scénario de nos jeux. Rétrospectivement, je crois que nos deux imaginaires se complétaient parfaitement. Fruit d’une forte complicité et presque écrite à quatre mains, pourrait-on dire, la série braque le projecteur sur le personnage de Béatrice, mais à mes yeux, c’est Maîtresse Alexandra qui en déroule le fil rouge et qui en tient le rôle principal.

 

Celle-ci m’a fait l’honneur et le plaisir de publier les premiers épisodes sur son site. Reprenant le relais, il m’a semblé important et utile de les présenter à mon tour et en entier sur un support accessible au plus grand nombre. L’idée m’est ainsi venue de créer un blog. J’y ai vu le moyen de garder vivant le souvenir de cette femme exceptionnelle qui nous a malheureusement quittés trop tôt et de lui offrir ainsi un témoignage d’admiration, de respect et de profonde gratitude.

 

Dans le prolongement de cette première rencontre, j’ai bénéficié d’une deuxième chance extraordinaire : celle d’avoir fait la connaissance de Christophe Mourthé, le célèbre photographe à l’origine du 4 arton1021mouvement Fashion Fetish, qui a collaboré avec les plus grands magazines (Playboy, Penthouse, Vogue, Lui, New Look…) et qui a contribué à l’éclosion de bon nombre de jeunes talents dans les médias (Mylène Farmer, Marlène, Julia Channel, Thallia, Laure Sinclair, Clara Morgane, Dita Von Teese, Zdenka, Dominique La Mer…). Je remercie très chaleureusement Christophe de m’avoir autorisée à présenter, parmi les illustrations variées qui égaient ce blog, les photos et extraits de film que nous avons tournés ensemble dans son studio avec Maîtresse Alexandra. Christophe a dédié le dixième volume de sa collection «  Fantaisies » à Maîtresse Alexandra et consacré à cette dernière un film publié chez Colmax. Je ne peux pas mieux faire que de citer un passage du message d'amour qu'il a écrit pour évoquer le souvenir de son amie et modèle : "C'est la première fois que je perds un de mes amours de ma vie d'homme. Une des femmes qui m'a fait aussi devenir ce que je suis et qui a influencé mon art."

 

Concrètement, « Béatrice ou l’éducation d’une jeune soubrette » se présente sous la forme d’une série d’une cinquantaine d’épisodes. Dans l’immédiat, je prévois d’en publier un par mois. Comme mon premier article a été publié un 6 février (2009), je compte alimenter mon blog le 6 de chaque mois. Le 6, c’est bien le 6, non ? Et puis nous verrons à l’usage s’il est opportun d’accélérer la cadence.

 

En tout état de cause, je préfère des textes soignés et peu fréquents à une logorrhée quotidienne. Sans compter que le style vulgaire ou grossier m’insupporte. Ce n’est pas parce que les scè6 F205-17anes associées au SM sont parfois délicates à décrire que le la plume doit se relâcher. Bien au contraire. L’élégance doit demeurer un art de vivre. Mon idéal serait de pouvoir peindre des petits tableaux licencieux à la façon des libertins du XVIIIème siècle.

 

 J’ajoute que vos commentaires me seront précieux. Ils le seront surtout s’ils sont constructifs. Alors merci de réfléchir à deux fois avant de me faire part de vos réactions. Le genre excessif ou insignifiant (« Ouah… méga cool… comment ça déchire... c'est d'la bombe !!!! ») n’est pas typiquement celui qui m’intéresse le plus.

 

Enfin, il faut que vous sachiez également qu’il existe une version anglaise de Béatrice (limitée à ce jour aux 14 premiers épisodes). Vous la trouverez à l’adresse suivante : www.missbeatrice.erog.fr. J’en suis entièrement redevable à mon ami Geoffrey dont les origines franco-britanniques expliquent l’aisance à passer d’une langue à l’autre et à "traduire sans trahir". En tant qu’ancien disciple de Maîtresse Alexandra, Geoffrey a parfaitement rendu la fragrance « érotico-littéraire » de cette longue saga. Je lui suis infiniment reconnaissante d’avoir mené à bien cet exercice, ou plutôt ce « labour of love » ainsi qu’il l’a lui-même appelé.

    

Voilà, je vous ai à peu près tout dit.

 

Avant de vous plonger dans mon histoire, je vous engage à prendre connaissance du « pitch » dans le résumé et à consulter le sommaire des épisodes (déjà parus ou à paraître).

 

Bonne lecture !

Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 06:00

BR FV 36 01 Ponyboy01Alors que dans un joyeux brouhaha, les salons de Hedley bourdonnent des conversations des invitées qui continuent à échanger avec gourmandise les meilleures recettes pour dresser leurs esclaves, la comtesse Rimanska entraîne son amie Alexandra à l’écart et lui propose une visite privée de ses « écuries ». L’invitation, ponctuée d’un clin d’œil furtif, soulève un vif enthousiasme. Les deux femmes conviennent qu’il serait dommage de priver Béatrice de ce divertissement. Dans le regard de l’autre, chacune peut lire ce qu’elle devine. Pour Alexandra, la vision rafraîchissante d’éphèbes magnifiques, solidement membrés, soumis à des tourments raffinés, alliée aux vertus « pédagogiques » d’une telle promenade pour sa jeune soubrette (« Il lui reste encore tellement de choses à apprendre ! »). Pour Irina, le plaisir de montrer sa « collection » à une connaisseuse et de pouvoir ajouter au supplice BR FV 36 02 Stablesde ses étalons en paradant devant eux en compagnie de ses deux charmantes invitées.

Elle enfile un manteau de tsarine en brocart et fourrure tandis que Lady Alexandra glisse sur ses épaules un châle en soie sauvage bordé d’organdi. Béatrice restera nue, tirée en laisse, mais pour une fois, on la dispensera de marcher à BR FV 36 03 Femdomquatre pattes afin qu’elle ne se blesse ni aux genoux ni aux mains durant le trajet, le long de la sente de buis taillés qui les sépare des communs. Omar et Ali ferment la marche, retenant à bout de bras les deux dogues puissants qui avancent en grognant, le cou tendu et la langue pendante. La soubrette hâte le pas en sentant leur souffle chaud picoter le haut de ses cuisses, comme s’ils s’apprêtaient à se jeter sur elle pour n’en faire qu’une bouchée.

Un grand portail en bois condamne l’entrée des écuries. Irina est seule à en conserver la clé. Le bruit de la serrure, amplifié par le grincement des gonds, résonne sous les voûtes de pierre. De part et d’autre d’une large allée centrale s’alignent une série de boxes devant lesquels les selles couvertes de daim blanc et les bottes noires, raides et lustrées, attendent leurs cavalières. Au mur et dans un ordre impeccable, pendent une profusion dBR FV 36 04 Saddlese harnais, de mors, de courroies, de brides rehaussées de soleils d’or, de sangles, de colliers, de guides, de fouets et de cravaches. Matières nobles respirant le luxe sans ostentation. L’air est imprégné d’une fragrance chaude et dense. Celle du cuir, à la fois sombre et animale, noble et féline, douce et veloutée, exhalant une sensation de confort immédiat, de bien-être, comBR FV 36 05 Ponyboy02me la caresse d’une peau de chamois sur la joue.

Au-dessus de chaque box, une plaque en cuivre est gravée au nom de son occupant, accompagnée des médailles et trophées qui lui ont été décernés. Europerv - Amsterdam - 2000. Venice Bitch - Santa Monica - 2001. Sex Toy - Torture Garden - Rubber Ball - London - 2002. Miss Copacabana - Rio de Janeiro - 2003. Cojones de oro - Ibiza - 2004. Mister Sex - Soirée Demonia - Paris - 2005.

Parfois, la porte qui l’enclot est restée ouverte, laissant apercevoir un valet en veste rouge à boutons dorés et casquette à visière noire qui retourne la paille à grands coups de fourche. Si Wenceslas n’est pas à sa place, c’est parce qu’il est de service au château. Sergueï n’a pas eu cette chance. Il vient d’arriver. La comtesse en a fait l’acquisition il y a tout juste quinze jours lors d’une vente aux enchères. Un coup de foudre. Une occaBR FV 36 06 Bridession unique. Très jeune. Fringant. Impétueux. Sauvage. Beau comme un dieu grec avec ses boucles brunes et son regard de braise. Une queue magnifique. Mais indépendant. Rebelle. Arrogant. Il va falloir le dresser. Irina s’en réjouit à l’avance. Elle adore qu’on lui résiste. Pour le moment, il n’est pas présentable. Chaque matin, après avoir réussi à grand peine BR FV 36 07 Ponyplay01à l’amadouer, on le conduit au manège où il doit tourner des heures durant au bout d’une longe qu’on lui a attachée à la base du pénis.

Omar et Ali restent sur le seuil tandis que les trois femmes s’introduisent à l’intérieur du bâtiment. Leurs talons retentissent sur les dalles de pierre. Quand elles s’arrêtent, un silence impressionnant reprend possession de l’espace, à peine troublé, de temps en temps, par le sifflement d’un fouet, le bruit sourd d’un battoir, le cliquetis d’une chaîne ou le gémissement d’un occupant.

En voilà justement un qui passe la tête à mi-hauteur, au-dessus de sa porte, les yeux brillants, le regard fiévreux, comme s’il enrageait d’être tenu à l’écart de la fête. Irina libère le verrou, pénètre dans le réduit et effleure son front du plat de la main. La caresse est destinée autant à l’apaiser qu’à le faire reculBR FV 36 08 Bits01er. Comme aux autres, on lui a entravé les mains dans le dos. Il en frémit d’excitation. Des soubresauts nerveux parcourent sa peau. Ses yeux s’embuent d’une sorte d’émoi amoureux.

- Je leur interdis de se donner du plaisir mais ils arrivent toujours à trouver un moyen pour se frotter contre le bat-flanc !

Avec l’œil sévèBR FV 36 09 Horsetailre et pointu d’une experte qui sait évaluer d’instinct l’état général d’un athlète de haute compétition, elle lui tâte la croupe, lui griffe le flanc du bout de ses ongles pointus, lui flatte l’encolure, lui caresse le poitrail, lui écarte les jambes. La présence des deux autres femmes le pousse à un point d’exaspération proche de la frénésie. Le centre de son désir est tendu et raide comme un énorme gourdin.

- Je le monterai demain, ça le calmera !

Les trois femmes s’éloignent. Devant son box, Léonid reçoit les soins de deux lads qui le lavent et l’étrillent avec empressement. Dans un nuage de vapeur, de grandes bassines d’eau chaude ruissellent sur son corps musclé, bientôt suivies d’une friction énergique à quatre mains. Les gants de crin passent et repassent avec insistance à l’endroit de l’entrejambe. Léonid grimace, s’agite et martèle le sol avec ses sabots. Il faut souffrir pour être beau. Encore quelques instants de patience. Après le peignage de la BR FV 36 10 Ponyplay02crinière et de la queue, puis le lustrage final, on le reconduira à sa litière.

Dans le box suivant, Dimitri est immobilisé sur le dos par des courroies en cuir sur une grande table de chêne massif, poignets et chevilles écartelés. Comme il était rétif, il a aussi fallu le sangler au niveau de la taille et des cuisses, et même le bâillonner. Ses yeux fulminent. La jeune paysanneBR FV 36 11 Ponyplay03 qui le prépare n’y prête aucune attention et agite son blaireau dans un plat à barbe rempli de mousse à raser. Il semble que ce soit là l’unique travail qu’on lui ait confié. Mais elle l’exécute à la perfection et avec un petit air pervers propre à son âge. Ils ont beau trépigner et se démener dans tous les sens, ils finissent tous par passer entre ses mains. Elle adore les voir rougir de honte ou de colère et soutenir leur regard pendant que ses doigts agiles soulèvent leur sexe pour le badigeonner avec application.

- Comme d’habitude, Jeanne, rendez-le moi rutilant comme un sou neuf !

Lady Alexandra sourit. Ce spectacle la ramène loin en arrière, au début de l’apprentissage de Béatrice, quand il fallait l’attacher elle aussi pour lui épiler le sexe et que confortablement installée dans son fauteuil en face d’elle, elle la contemplait seBR FV 36 12 Bits02 débattre d’un air attendri, telle une petite panthère prise au piège, tandis que George, trop heureux de l’aubaine, concentrait tout son talent à faire glisser le rasoir sur les reliefs de son intimité. BR FV 36 13 Ponyplay04

Lady Alexandra et la comtesse Rimanska poursuivent leur visite en prenant soin de s’arrêter devant chaque stalle, comme si elles allaient y découvrir une nouvelle scène de théâtre en miniature, avec son décor, ses personnages et ses accessoires.

Justement, dans le box d’à côté, réservé aux élèves indisciplinés, Carl a été mis en pénitence. Il a reçu le fouet et ses cuisses sont encore zébrées de marques rouges. Après l’avoir soulevé, deux valets lui ont plaqué le dos contre une croix de Saint-André et l’ont fait redescendre sur l’énorme phallus dressé verticalemeBR FV 36 14 Ponyplay05nt à l’intersection des deux montants. Ses pieds ne touchent plus le sol et tout le poids de son corps est suspendu à cette tige épaisse qui l’empale jusqu’au fond des reins. Ses jambes ont été largement écartées et repliées en arrière, les chevilles ligotées de part et d’autre sur la traverse de la croix. Pour parachever son supplice, un laçage de cuir, auquel est suspendue une paire de poids en fer, lui maintient les testicules très serrés contre son pénis en érection. Gonflé et parcouru de pulsations, celui-ci a pris une teinte BR FV 36 15 Ponyplay06violacée. Irina s’approche, lui caresse la joue et dénoue les liens qui lui entravent la queue. Libérée, cette dernière se met à trembler et à palpiter comme un oiseau captif. Dimitri se contorsionne sur la croix tandis que le poids de fer se balance sous son pénis turgescent et que ses fesses se soulèvent et se contractent sur l’épais phallus de bois.

Tout à leur visite, les deux amies n’ont pas remarqué l’absence de Béatrice. Contrariée, Lady Alexandra se retourne et balaie les lieux du regard. Personne. Sa soubrette a disparu. Elle ne doit pas être bien loin. On l’appelle, en vain. Omar et Ali sont réquisitionnés. La recherche est longue. C’est Irina qui finit par la trouver, guidée parBR FV 36 16 Ponyplay07 les gémissements réguliers qui s’échappent d’un box, tout là-bas, à l’extrémité de la rangée. Elle fait signe à Lady Alexandra de s’approcher en silence. Le spectacle mérite qu’on s’y attarde. Leur tournant le dos, Béatrice est à genoux devant Mathias, un grand gaillard nu, les poignets attachés à un anneau fixé au mur et les pieds entravés par une longue barre métallique qui l’oblige à garder les jambes largement écartées. Les grimaces qui animent son visage ne laissent aucun doute sur le traitement qu‘il BR FV 36 17 Ponyplay08est en train d’endurer.

- C’est plus fort qu’elle, dès qu’elle voit une bite quelque part, il faut qu’elle se jette dessus !

Tandis qu’elle lui masse ses attributs d’une main, la soubrette se concentre sur le gland énorme tendu à sa hauteur. Aucun homme n’a jamais pu résister au contact de sa langue, rugueuse comme celle d’un petit chaton. Elle l’embouche à peine et le suce doucement en déplaçant ses lèvres tout autour de la couronne, comme une boule de glace qui ne doit pas s’amollir trop vite ni se mettre à couler le long du cornet.

Émoustillées, les deux femmes se poussent du coude et l’observent progresser jusqu’aux ultimes soubresauts avant la délivrance finale. Béatrice, sentant leur présence, finit par se retourner, les lèvres dégoulinantes d’une liqueur blanchâtre et épaisse qui s’égoutte sur ses seins.

- Attends un peu, petite débauchée, tu vas voir ce qui t’attend lorsque nous serons revenues au château !

- [Irina] Une bonne leçon, c’est tout ce qu’elle mérite ! Allez, dépêche-toi de te relever et suis-nous !

Par Béatrice - Publié dans : Pony Boy
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 06:00

BR FV 35 01 HedleyInséré dans un coin de sa coiffeuse, entre le miroir et l’encadrement de palissandre, un carton d’invitation épais, dans les tons ivoire, élégant. Lady Alexandra le relit pour le plaisir. Au centre, la photo d’une femme à l’allure autoritaire, entourée de deux mâles à genoux, à moitié nus, les poignets attachés dans le dos. Juste en dessous, en lettres anglaises, la comtesse Irina Rimanska fait part de son souhait de recevoir quelques intimes dans les salons de son château de Hedley, lBR FV 35 02 Etalon04e samedi 31 décembre. Le thème de cette soirée de réveillon qualifiée de privée, « Le Bonheur dans l’esclavage » en hommage à Jean Paulhan, est souligné d’un fouet et d’une cravache entrecroisés. Quelques mots supplémentaires ont été ajoutés à la main : « Je me réjouis de vous revoir, n’oubliez pas Béatrice ! »

Lady Alexandra adore se rendre à Hedley, une propriété magnifique. Son amie Irina fait partie du cercle confidentiel d’initiées qui partagent dans le plus grand secret quelques divertissements exclusifs au sein du club du jeudi. Une dresseuse d’hommes énergique. Une dompteuse exceptionnelle. Propriétaire d’une écurie de tout premier plan. Riche d’étalons strictement sélectionnés, élevés avec la plus extrême rigueur dans les communs du château et régulièrement primés dans tous les concours où ils sont exhibés.

Sa tenue sera hyper simple. Un smoking. Elle se BR FV 35 03 Danoisréjouit à l’idée de se glisser dans un vêtement d’homme. D’oser la confusion des genres. Pantalon taille haute, veste longue, blouse blanche et cravate ruban... le symbole de l'élégance sans effort, la tenue de soirée de celles qui en ont. Du goût, du charisme, du caractère. L'indispensable contrepoint à la trop conventionnelle petite robe noire. Sa silhouette longiligne le lui permet. Elle a la taille marquée et des jambes interminables. Les revers gansés de satin soulignent son décolleté et se ferment d'un seul bouton. Un noir strict et classique mais indémodable. Mocassins en cuir vernis. Oeillet blanc à la boutonnière. 

Peu de maquillage mais un teint parfait. Une carnation précieuseBR FV 35 04 Smoking comme une porcelaine, naturelle et transparente. Juste une ombre poudrée sur les paupières pour intensifier le regard.

Quant à sa soubrette, elle se contentera de rester entièrement nue. C’est la tenue qui lui va le mieux. Confiée aux mains expertes d’une esthéticienne, elle aura été préalablement épilée, huilée et massée. Douceur velours. Une peau tendre et lisse comme celle d’un bébé. Pour tout accessoire, un plug en métal - a rosebud - introduit au creux de ses reins, dont l’embout en cristal taillé en forme de diamant resplendira de tous ses feux. Et en complément de cette parure de gala, deux bijoux de mamelons en strass pincés sur ses tétons scintilleront comme des étoiles. Son maquillage ne s’attachera qu’à l’essentiel. Au gros pinceau en partant des tempes et en estompant la matière sBR FV 35 05 Rosebudur l’arrondi de la pommette, une touche rose framboise pour rehausser l’éclat et donner du relief au visage. Des tons de gloss suaves appliqués généreusement sur ses lèvres pour un contour ourlé et pulpeux. Un vernis laqué assorti sur les ongles. Et pour parachever l’ensemble, une débauche de parfums. Notes capiteuses et ambrées. Accord oriental. Alliances de gardénia, de tubéreuse et de santal de Mysore.

Au fond d’un parc immense, la silhouette crénelée de Hedley se détache sous un quartier de lune. Alexandra gravit lentement la cascade de degrés de marbre blanc d’Italie d’un escalier monumental à double révolution. Un chef d’œuvre. Tenue en laisse par l’anneau de son collier de chien en strass, Béatrice la suit les yeux baissés, les épaules enveloppées d’une cape largement ouverte par-devant et ornée d’un ramage de rubans de satin froncés. En haut des marches, Irina Rimanska lui sourit de tout l’éclat de ses yeux bleus. Elle porte une robe bustier sublime en mousseline de soie éclaboussée de poudre d’argent et frangée de plumes de goura.

Ses deux dogues allemands, Jekyll et Hyde, BR FV 35 06 Dick01sont couchés à ses pieds. Le pelage court, blanc brillant bigarré de noir, la tête dressée dans une pose hiératique et les oreilles pointées en l’air, ils les observent monter en grondant. Omar et Ali, ses esclaves les plus fidèles, sculptés en bois d’ébène et musclés comme des colosses, l’entourent. Quasiment nus, ils n’arborent qu’un slip échancré, fermé sur le devant par un entrelacement serré de lacets qui tentent de contenir avec le pBR FV 35 07 Anneau02lus grand mal la bosse énorme qui gonfle le tissu. De chaque côté des marches, formant une haie d’honneur, la fine fleur des étalons de la comtesse : Boris, Youri, Apollos, Wladimir, Cyrille, Ivan, Sacha, Igor, Wenceslas, Rodolphe. Les dix élèves les plus méritants. La garde rapprochée. L’unité d’élite en tenue d’apparat. Nœud papillon noir sur leurs torses hâlés. String de la même couleur, en latex brillant ouvert à l’entrejambes et les fesses nues par-derrière. Chacun d’entre eux porte à bout de bras une immense torchère qui répand alentour une atmosphère de feu. Tendus de tout leur être, le sexe bandé, on les sent piaffer d’impatience comme des pur-sang sous les ordres du starter.

Lady Alexandra rejoint ses connaissances. Il n’y a là que des femmes accompagnées de leurs esclaves. Elle les connaît toutes. Béatrice est à quatre pattes à côté d’elle, attachée par sa laisse au pied d’une chaise. Sa maîtresse lui enjoint de redresser lBR FV 35 08 Lipsa tête, d’écarter les jambes et de se cambrer afin de révéler et d’offrir en spectacle le joyau qui illumine le creux de ses reins. Les conversations s’engagent. Elles se concentrent sur les méthodes de dressage.

Une invitée explique comment elle a fait percer les seins de son esclave. Celui-ci se tient agenouillé à ses côtés, les mains liées dans le dos et la bouche bâillonnée BR FV 35 09 Slave01par une boule en caoutchouc rouge vif qui lui entrave douloureusement les mâchoires. D’abord des exercices réguliers d’élongation manuelle pendant quelques semaines... gauche, droite, gauche, droite... en tirant de plus en plus fort...

- Une « traite » quotidienne, en quelque sorte, s’esclaffe sa voisine.

… suivie de la pose, plusieurs jours de suite, sous son costume, de pinces à seins en métal à bouts crantés pour bien mordre dans la chair. Un mois après, ses tétons étaient suffisamment allongés pour qu’une opération puisse être envisagée. Sans anesthésie, a-t-elle demandé au praticien. Celui-ci a commencé par les lui pincer longuement et fortement afin de les mettre en érection puis il lui a plaqué une sorte de soutien-gorge de cuir sur la poitrine, tel un bandeau fermé par une grosse boucle et percé de deux orifices au niveau des mamelons, et l’a serré jusqu’à suffocation afin de délimiter et de faire saillir la partie à percer. L’intervenBR FV 35 10 Slave02tion a été très rapide et les anneaux ont pu être placés sans aucune difficulté dans les orifices tout neufs. Depuis cette date, elle est enchantée. Le perçage lui procure ainsi qu’à son esclave des sensations merveilleuses. Il a considérablement diversifié la palette de leurs jeux érotiques. « N’est-ce pas, mon bébé ?» l’interroge-t-elle en tendant à l’extrême la fine chaînette qui relie les deux cercles d’or.

- Vous devriez continuer sur la lancée et lui faire aussi percer le BR FV 35 11 Slave03sexe !

La femme qui lance cette suggestion, les yeux brillants, désigne à ses complices l’homme qui est debout derrière elle, dont l’arrivée en grand équipage, plus tôt dans la soirée, tenu en laisse par l’extrémité de la verge, a soulevé des Oh ! de surprise et d’admiration dans l’assistance. Un Prince Albert, prend-elle soin de préciser, la mine réjouie, en invitant ses compagnes à examiner de plus près, au bout de la verge congestionnée, l’anneau qui passe par le méat et l’urètre pour ressortir sous le gland afin de retenir le prépuce retroussé. Elle en profite pour vanter, à son tour, les avantages que l’on peut tirer du port permanent de ces anneaux de dressage. Leur côté pratique, tout d’abord :

- Pour suspendre mes escarpins lorsque je les enlève, le soir, en rentrant à la maison, ou bien avec un cadenas et une chaînette antivol, pour l’attacher à une grille de métro ou à un lampadaire pendant que je fais mes courses !

Les femmes éclatent de rire.

- Leur côté ludique aussi, car les anneaux peuvent être reliés entre eux de différentes façons. Par exemple par enBR FV 35 12 Laisse haut, l’anneau du sexe à ceux des seins, par un jeu de chaînettes, les anneaux des seins faisant office de poulies de traction. Ou bien par en bas, à celui fixé sous les bourses, pour rendre les érections douloureuses, voire impossibles. Un sorte de ceinture de chasteté qui peut être mise en place à tout moment.

- Quand Monsieur vous annonce qu’il doit se déplacer plusieurs jours pour son travail, par exemple ! BR FV 35 13 Slave04

La jeune femme sourit et poursuit en mentionnant d’autres fantaisies, telle la suspension de petits poids aux anneaux, dans le but d’élargir un orifice ou d’étirer un organe.

- Personnellement, J’en suis très satisfaite. Le perçage rappelle délicieusement à l’esclave sa condition. Il flatte son goût du sacrifice. Surtout, il le place dans un état d’excitation permanent. Plaisir narcissique, certes, mais fortement esthétique aussi… regardez, il est droit comme un « i » ! Prêt à l’usage ! Qui veut l’essayer ?

Une forêt de mains se lèvent dans un joyeux tintamarre. L’heureuse élue quitte la pièce en tirant son trophée derrière elle afin de l’essayer plus à son aise dans l’intimité de l’un des nombreux petits boudoirs situés à proximité des salons de réception.

Le calme revenu, toute l’attention de ces dames se concentre sur un beau mâle trapu, aux muscles saillants, au pelage noir et raide, qui se tient à quatre pattes aux pieds de sa mBR FV 35 14 Lipsaîtresse.

- Je vous présente Nelson, vous ne trouvez pas qu’il a un petit air de berger des Pyrénées ?

Pour accentuer la ressemblance avec un chien, explique-t-elle, il m’a fallu le raser intégralement du front jusqu’aux doigts de pieds. Après plusieurs tBR FV 35 15 George1ontes rapprochées au cours du même mois, son poil a repoussé plus dru et sur l’ensemble du corps. Elle a maintenant à ses ordres un vrai toutou dont le torse, l’abdomen, les épaules, les reins, les testicules et les jambes ne forment plus qu’un manteau épais de poils raides, très serrés, d’un beau noir lustré. Comme il manquait un détail essentiel pour parfaire la comparaison, elle a pris rendez-vous pour une intervention bénigne mais indispensable sur le plan esthétique. Nelson est maintenant débarrassé non seulement de son repli de peau soyeux mais également du filet qui retenait de façon troBR FV 35 16 Slave05p humaine son gland à sa verge par le frein.

- Montre-nous, Nelson !

Nelson obéit, écarte les cuisses et lève la patte à l’horizontale comme s’il s’apprêtait à se soulager contre un mur. Son pénis conique est en érection. Le gland rouge et pointu se dresse entre les longs poils de son ventre. La ressemblance est saisissante. Béatrice, le fard aux joues, écarquille les yeux comme des soucoupes. BR FV 35 17 George2

Une autre invitée en profite pour prendre la parole.

- L’une d’entre nous parlait de traite tout à l’heure mais vous est-il jamais arrivé de traire une vache ?

Les femmes s’interrogent du regard.

- Non ? Eh bien vous auriez tort de ne pas essayer !

Et leur amie d’expliquer qu’elle n’a trouvé rien de mieux que cette pratique, plutôt étrange de prime abord, pour exciter son partenaire. Il suffit d’ordonner à celui-ci de se positionner en levrette et de se placer derrière lui. Le jeu consiste alors à tirer délicatement son sexe vers soi et à le traire, des testicules jusqu’à la base du gland. L’étirement du membre vers l’arrière dans une position inhabituelle et le mouvement de va-et-vient de haut en bas qui l’accompagne, ponctué, le cas échéant, de quelques pressions supplémentaires à la base de la verge, contribuent fortement à accentuer les sensations.

Les étalons de la comtesse Rimanska font virevolter leurs plateaux autour des tables, le regard lourd et le sexe turgescent. En prévision de cette soirée, leur maîtresse les a soumis à un régime d’abstinence totale pendant un mois. Ils sont au bord de l’explosion. Lady Alexandra sourit. La soirée ne fait tout juste que commencer…

Par Béatrice - Publié dans : Soumission
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 06:00

BR FV 34 01 Pub33- Ah non, j’en ai assez, c’est toujours à moi que vous donnez les travaux les plus durs, jamais à Blandine !

- Béatrice, je t’interdis de me parler sur ce ton, tu entends ? Mais pour qui te prends-tu, petite insolente ? Tu mériterais que je te chasse comme une vulgaire domestique. Oh et puis non, tiens, pour la peine, je préfère te punir comme tu ne l’as jamais été jusqu’à maintenant. Ce soir, je t’emmènerai au Green Dragon ! Tu ne perds rien pour attendre ! En attendant, file dans ta chambre, je ne veux plus te voir.

Tremblante, Béatrice quitte la pièce en courant, les joues empourprées, subitement conscienteBR FV 34 02 Bentley de l’énormité de la faute qu’elle vient de commettre. Elle regagne sa chambre et s’effondre sur son lit, en pleurs, le nez écrasé contre son oreiller. Le reste de la journée est interminable et lugubre. Les autres domestiques ont reçu la consigne de ne pas lui rendre visite. Seule Louise a été autorisée à lui apporter un morceau de pain et une cruche d’eau pour tout déjeuner.

Ce n’est pas la première fois que Lady Alexandra la menace d’une punition exemplaire. Jusqu’alors BR FV 34 03 Pub00cependant, l’avertissement en était resté au stade de l’admonestation ferme mais sans lendemain. Green Dragon, le nom est original, la soubrette n’a pas manqué de faire le lien avec l’enseigne de l’unique pub de Rutherford, le petit village voisin, car il revient fréquemment dans la conversation du personnel masculin du château, notamment dans la bouche de James, le chauffeur, qui prend alors un air entendu en clignant des yeux avec insistance. Sans doute ce genre d’endroit où les hommes apprécient de se retrouver entre eux pour boire de l’alcool et discuter de sujets interdits auxBR FV 34 04 Pub06 femmes. Elle ne se permettrait certainement pas de s’y rendre seule. Les jeunes filles bien éduquées ne fréquentent pas de tels établissements. Lady Alexandra y est formellement opposée. On peut y faire de mauvaises rencontres. Pour autant, quelque chose l’intrigue. En quoi cette menace peut-elle être plus effrayante que les autres ? Elle est déjà régulièrement fessée et fouettée par sa maîtresse ou par George. Elle doit également recevoir les assauts répétés d’Harry, l’essayeur de Madame, qui est chargé de veiller à la satisfaction des plaisirs les plus intimes de ses invités. Elle a même été enfermée une fois dans le pavillon au fond du parc, où les châtiments sont particulièrement terribles.

Alors qu’elle agite toutes ces interrogations, sa solitude est interrompue par George qui vient lui remettre, dans un demi-sourire plein de sous-entendus, les vêtements et les accessoires que BR FV 34 05 Pub03Madame lui a choisis pour la soirée. Le maître d’hôtel pousse la complaisance jusqu’à les disposer soigneusement sur le dessus-de-lit, moins par souci de devoir aider la soubrette à sa façon que de pouvoir fugitivement palper sous ses doigts les étoffes qui vont bientôt s’imprégner du parfum de sa peau nue.

Curieusement, ce n’est pas là sa tenue ordinaire. Pas de tablier blanc, ni de coiffe, ni de gants. PasBR FV 34 06 Beer même la petite culotte noire fendue par-devant et par-derrière, si prisée des amis de Madame. A la place, une jupe noire en corolle, très évasée, serrée à la taille par une bande velcro, facile à détacher, et pour le haut, un chemisier ample et blousant, noir également, en voile de soie transparent. En guise de soutien-gorge, elle devra porter un redresse-seins. A vrai dire, elle n’en a pas réellement besoin mais cette parure contribuera à faire saillir encore plus sa poitrine sous son chemisier. Dessous, elle se contentera d’enfiler un porte-jarretelles et des bas noirs. Rien d’autre. Une paire d’escarpins à hauts talons. Un bâton de rouge à lèvres. « Le rouge pute » pour reprendre l’expression de sa maîtresse (« Pour ce soir, ça lui ira très bien »). Une bombe de laque pour les cheveux. Elle en connaît l’usage particulier. Lady Alexandra lui a appris à en pulvériser ses tétons afin que ceux-ci en séchant gardent une forme érigée et provocante. Enfin, d’un air complice et franchement amusé, George lui tend un rasoir équipé d’un petit manche rose.

- Pour le maillot de Mademoiselle !

BR FV 34 07 Pub13En même temps qu’il s’adresse à elle, le maître d’hôtel prend un malin plaisir à la fixer dans les yeux jusqu’à ce qu’elle renonce à soutenir son regard, rouge de confusion à l’idée qu’un homme puisse pénétrer aussi profondément les secrets de son intimité.

A l’heure dite et fin prête, Béatrice se rend au château, où sa maîtresse l’intercepte dès qu’elle pénètre dans le vestibule, les traits figés, le regard sévère, inquisiteur, à la recherche d’un imperceptible défaut dans sa tenuBR FV 34 08 GH80e. L’ordre claque :

- Suis-moi !

En bas du perron, James ouvre la porte de la Bentley. Béatrice prend place à la gauche de sa maîtresse. Paradoxalement, sa punition commencera par un traitement de faveur. C’est la première fois qu’elle est autorisée à prendre place dans une limousine aussi luxueuse.

- Ne t’assieds pas sur ta jupe, relève-la au contraire et assieds-toi directement sur la banquette.

La banquette en cuir, glissante et froide, colle à ses cuisses nues. La scène lui fait penser au tout début d’Histoire d’O, lorsque l’héroïne, conduite en taxi jusqu’à un hôtel particulier de Roissy où on l’attend, est progressivement dépouillée de ses vêtements en cours de route par son amant. Béatrice obéit, n’osant ni croiser les jambes ni serrer les genoux, ses deux mains appuyées de chaque côté d’elle.

- Au Green Dragon, James !

Le chauffeur opine de la tête et lève les yeux vers le rétroviseur d’un air goguenard. Béatrice a l’impression que c’est surtout son regard qu’il cherche à capter. Le trajet n’est pas bien long. Lady Alexandra demeure silencieuse. Bientôt les toits de Rutherford se profilent. La voiture décrit une large courbe autour de la place du village et s’arrête devantBR FV 34 09 Pub14 le pub. Une demeure ancienne à colombages noirs, agrémentée de larges bow windows à carreaux losangés en verre dépoli de couleur et d’un rosieBR FV 34 10 GH07r grimpant dont les corymbes de petites fleurs blanc rosé courent le long de la façade. Ambiance des grands soirs. Chaleureuse et bruyante. Nous sommes vendredi. Au gré des battements de la porte d’entrée, s’échappent par bouffées régulières les rires sonores des clients, les exclamations des joueurs de fléchettes, les interpellations d’un groupe à l’autre, les ordres adressés au patron, le tintement caractéristique des pintes de bière qui s’entrechoquent dans la brume âcre des pipes, des cigarettes et des cigares. Une fois franchi l’espace public, l’intérieur est cossu, soigné, chaleureux. Avec un salon lambrissé d’acajou patiné, des sofas et des fauteuils confortables, quelques boxes plus intimes capitonnés de cuir moelleux, des tabourets recouverts de velours, des lustres en cuivre et une grande cheminée.

L’entrée de la châtelaine de Glendale suivie de sa soubrette crée la surprise. Un évènement. Sa présence dans un tel endroit est exceptionnelle. Elle le sait. Les conversations s’interrompent et les regards se tournent vers les deux femmes. Lady Alexandra n’aime rien tant qu’être observée et admirée. Elle porte aBR FV 34 11 Pub12vec élégance une de ces tenues diaphanes rebrodées de perles et ceinturées de strass comme savait en faire Jeanne Lanvin, avec des effets de transparence dans le haut du corsage et le bas de la jupe. Elle esquisse un très léger signe de tête en direction de Gordon, le patron du bar, que les habitués surnomment « Dry Gin », et traverse la pièce d’un pas naturel et décidé. L’ébauche d’un sourire amusé flotte entre ses lèvres. Les consommateurs s’écartent. Dans son dos, elle sent des ondes électriques s’allumer sur son passage, la concupiscence des regards, la tensionBR FV 34 12 GH01 nerveuse des corps, le feu noir qui se consume au fond des prunelles. Elle est heureuse.

Dans son sillage, Béatrice trottine à petits pas, les yeux baissés. Consciente qu’on l’observe aussi. Mais intimidée. Elle n’a jamais été autant entourée. Et puis c’est un public qu’elle ne connaît pas. Les invités de Madame sont nettement plus distingués. Ici les gens ont l’air assez communs. Peu importe, elle adore se faire remarquer. La poitrine bombée, les reins cambrés, les joues colorées d’un halo rosé, elle renvoie l’image de la jeune vierge effarouchée. Innocente. Fraîche. Appétissante. Les mâles ont tôt fait de la repérer et la déshabillent déjà du regard. Lady Alexandra lui désigne du doigt un haut tabouret.

- Assieds-toi là.

Ce choix est calculé. Car l’emplacement est stratégique. Central. Le plus en vue des consommateurs accoudés au bar. Béatrice prend place. Sa maîtresse l’a dressée à se tenir bien droite. Sa jupe corolle remonte très haut sur ses cuisses. Elle éprouve le trouble de se sentir à moitié nue.

Assise face à elle, Lady Alexandra observe la scène. Au-dessus de la banquette, les miroirs aux arêtes biseautées se renvoient les uns aux autres l’image des hommes qui fixent sa soubrette avec insistance. Des ferBR FV 34 13 Pub10miers du coin, la face couperosée, le menton en galoche, piqueté de poils drus et mal rasés. Un groupe de camionneurs, l’air conquérant et les biceps tatoués comme des lutteurs de foire. Quelques représentants de commerce en mal d’aventure, loin du foyer conjugal. Qui s’interpellent bruyamment. On évalue les chances respectives de Crazy Horse, Demonia, Deep Throat et Pretty Woman dimanche à Exeter. Des noms suggestifs qui évoquent en l’espèce plus des fantasmes de femmes que de chevaux. Le bar entier s’esclaffe à la plaisanterie salace d’un chauffeur routier (« Elle vient faire le plein de super !). La tension monte. Il faiBR FV 34 14 GH13t subitement plus chaud sous les casquettes. Les hommes se retournent effrontément. Le reflet des glaces ne leur suffit plus. Béatrice leur fait face, les cuisses largement écartées. Comme des algues sombres qui ondoient sous la marée en se retirant, les attaches noires de ses jarretelles découvrent le coquillage rosé blotti au creux de ses cuisses nues.

- Souris, ouvre la bouche et passe ta langue lentement tout autour de tes lèvres.

Béatrice obéit. Elle aussi a du mal à se contenir. Les battements de son cœur s’accélèrent. Elle sent les pointes de ses seins se durcir.

- Qui t’a dit d’arrêter ? Tu veux que je te donne la fessée devant tout le monde ?

- Oh ouiiiiiiiii, Madame !!!!!!!!!!!

- Pardon ?

- Je veux dire, Oh non, Madame !

Une sorte de moiteur envahit tout son corps. Comme une source insolente qui coulerait entre ses jambes. Sa vulve la brûle. Si elle osait, elle tenterait de l’apaiser en la massant avec frénésie, en pressant ses lèvres l’une contre l’autre pour faire saillir encore davantage le bourgeon de chair qui la tourmente. BR FV 34 15 Pub09

Ce n’est pas vraiment le moment. Sur un signe de sa maîtresse qui s’est levée, Béatrice se lève à son tour et la suit. Elle n’a toujours pas compris en quoi sa présence au Green Dragon peut être considérée comme une épreuve redoutable. Si celle-ci se limite à une scène d’exhibition en public, elle s’en sort plutôt bien. Elle n’irait pas jusqu’à l’avouer mais elle passe un moment agréable. Comme si elle lisait dans ses pensées, Lady Alexandra l’interrompt :

- Ta punition commence maintenant !

Les deux femmes se dirigent vers le fond de la salle où une pancarte lumineuBR FV 34 16 GH14se indique la direction des « ladies ». Elles empruntent un escalier étroit et se retrouvent au sous-sol dans les toilettes des femmes. Carrelage beige clair. Cabines alignées. Lavabos étincelants. La seule particularité de l’endroit réside dans la cloison qui donne directement, de l’autre côté, dans les toilettes des hommes. A différentes hauteurs - afin d’accommoder la taille de ces messieurs -, celle-ci est percée de plusieurs orifices circulaires suffisamment larges pour permettre aux mâles d’y introduire leur sexe. Lady Alexandra fait signe à sa soubrette de s’agenouiller.

- Tu vois ces ouvertures, ma belle ? On appelle ça des « Glory Holes », des « Trous de Gloire ». Eh bien, tu ne quitteras pas cette pièce avant d’avoir sucé tous les sexes qui s’y présenteront et j’ai l’impression que tu n’es pas près d’avoir fini ! 

Derrière la cloison, en effet, une certaine agitation ne tarde pas à se manifester. Des voix s’élèvent. Comme si les clients étaient prêts à en venir aux mains pour occuper les meilleures places dans les files qui se forment. Le premier candidat est membré comme un étalon. Des testicules monumentaux encadrent sa verge énorme qui pointe en dehors du guichet. Béatrice lance un regard imploraBR FV 34 17 Pub07nt vers sa maîtresse. Celle-ci lui fait signe de la prendre entre ses lèvres. La soubrette les entrouvre délicatement de façon à repousser la peau qui recouvre la demi-pointe et à décalotter le gland. A ce contact, elle augmente aussitôt de volume. Béatrice s’enhardit ensuite à la faire pénétrer davantage dans sa bouche. Elle la garde ainsi un instant, comme si elle voulait d'abord la goûter, mais elle ne peut l'empêcher de pénétrer aussi loin qu’il est possible au fond de sa gorge. Elle laisse le gland la fouiller et chercher à son gré la place où il ira achever sa jouissance. L’homme laisse aller et venir son membre à grands coups réguliers. BR FV 34 18 GH15Béatrice ne peut que suivre les mouvements de son partenaire jusqu'à ce que ce dernier, au comble de l'excitation, finisse par décharger dans sa gorge. Lady Alexandra sourit. Elle contraint sa soubrette à garder en bouche la précieuse semence pour en déguster lentement la saveur, puis à se prosterner vers le sol afin de lécher les quelques gouttes qui s'y sont répandues.

- Ce soir, tu vas les pomper un par un jusqu’à ce que tous y soient passés !

A peine s’est-elle redressée qu’à côté, un peu plus bas, un nouveau sexe se présente dans un autre orifice. Épilé. Pur. Frais. Lisse. Candide. Appétissant au milieu des deux belles noix fraîches et satinées qui l’encadrent. Moins épais que le précédent. Moins tendu aussi. Il va d’abord falloir le réveiller. Commencer par le palper avec la main. Lentement. Sensuellement. Puis accélérer progressivement le rythme. Faire preuve d’un peu de vigueur. Pas trop. Jusqu’à le sentir se gonfler. Poursuivre l’exercice en alliant le contact de la bouche, les lèvres refermées sur le gland et deux doigts serrés en anneau autour de la hampe. Synchroniser ses mouvements de va-et-vient avec une certaine énergie. Visiblement, c’est la bonne technique. Le voilà qui se cambre. Qui s’arc-boute. Qui pousse un râle. PoBR FV 34 19 Pub11ur faire durer le plaisir, Béatrice ralentit la cadence dès qu’elle le sent venir. Puis elle recommence. Une fois. Deux fois. Une autre fois encore. Alternance de chaud et de froid. Garde-à-vous ! Repos ! Garde-à-vous ! Repos ! L’homme est au supplice. Il ne se maîtrise plus. Dans un ultime cri, elle le sent s’abandonner. Par derrière, sa main serrant fermement sa nuque, Lady Alexandra est encore là pour la forcer à avaler le nectar crémeux et chaud qui explose contre son palais.

- Tu croyais peut-être que j’allais t’offrir un jus d’orange ou une menthe à l’eau ! BR FV 34 20 GH16

Tel un coucou suisse libérant son petit oiseau à l’heure dite, le sexe du client suivant jaillit du trou de gloire. Prendre le temps de le masturber lentement. Frôler son engin de ses lèvres pulpeuses et charnues pour faire monter son excitation. Éviter le contact avec les dents. Varier le rythme des mouvements pour identifier ses préférences. Alterner les caresses de la langue autour du pénis et les suçotements. Béatrice engloutit l’un après l’autre ses testicules et les roule dans sa bouche comme des grains de muscat. Elle manifeste sa satisfaction par des soupirs et des gémissements. Son plaisir ne sera que plus complet s’il voit qu’elle y prend goût. Le gland brûle contre sa langue. Elle ne veut pas qu’il jouisse. Pas encore. Alors elle module le rythme de ses va-et-vient pour le maintenir au bord de l’extase. Ses hanches ondulent sous le plaisir. Elle gémit au rythme du membre qui coulisse dans sa bouche. La résistance est de courte durée. Mais la victoire est complète. Généreuse. Débordante. Béatrice gonfle ses joues rosées comme une adolescente boudeuse. Sa maîtresse la trouve adorable dans cette posture. Il ne fait aucun doute qu’elle aura compris la leçon. On ne sert pas que de la bière ou du whisky au Green Dragon.

- Enlève ton chemisierBR FV 34 21 Pub45, tu seras plus à ton aise.

Béatrice obéit et dévoile sa poitrine triomphante. Des mamelons pleins et fermes. Les tétons saillants et dressés. Candidat suivant. Celui-là est d’emblée plus vigoureux. Elle va pouvoir tenter quelques variantes. Tester ses spécialités. La plupart des hommes apprécient les caresses de la langue sur le frein, ce sillon de peau sensible qui saillit sous le gland. Elle le pressentait. Il réagit immédiatement et se dresse fièrement. A celui-là, elle va pouvoir donner plus de plaisir encore en embrassant son pénis sur les côtés. Elle écarte ses lèvres et lèche la hampe en faisant tourner sa langue. La sensation de vibration est irrésistible. Elle le sent entièrement concentréBR FV 34 22 GH05 sur lui-même et sur son plaisir. Ne pas le laisser s’échapper. Derrière elle, la surveillance de Lady Alexandra ne se relâche pas d’un pouce. Béatrice écarte désespérément les lèvres pour enfourner l’énorme mandrin. Elle pensait ne jamais devoir accueillir un membre aussi gros. Dans son esprit, la taille maximum ne pouvait dépasser celle du gland-bâillon en caoutchouc que sa maîtresse lui donne périodiquement à sucer pour « l’habituer ». Les va-et-vient s’accélèrent. La tige durcit encore dans sa bouche et la remplit complètement. La soubrette ne contrôle plus rien. Au bord du malaise, elle éprouve des hauts-le-cœur. Sa maîtresse n’en tient aucun compte, continue à sourire et serre au contraire sa tête entre ses mains pour faire pression. Le final est spectaculaire. Un embrasement violent. Des perles de sueur sillonnent le front de Béatrice tandis qu’elle se force à boire le torrent crémeux qui se déverse en elle.

- Oh Madame, s’il vous plaît, je n’en peux plus !

- Mais tu plaisantes, c’est à peine si tu viens de commencer ! Je suis sûre qu’il y en a au moins une vingtaine derrière qui sont en train de piaffer d’impatience ! Tu ne voudrais tout de même pas les décevoir, n’est-ce pas ?

Une jeune femme pousseBR FV 34 23 GH11 inopinément la porte des toilettes et découvre la scène inattendue qui se déroule sous ses yeux. Penchée au-dessus du lavabo pour redessiner d’un trait vermeil l’arc de ses lèvres, elle adresse un clin d’œil amusé à travers le miroir à Lady Alexandra qui lui répond par un sourire complice.

Tous les orifices sont maintenant occupés. Béatrice ne sait plus où donner de la langue. A défaut de pouvoir les satisfaire sur-le-champ, les bras écartés de part et d’autre, elle en masturbe deux pour les faire patienter tandis qu’elle en pompe un troisième. Monstrueux. L’artillerie lourde. Le canon de 75. Sans recul. Une verge épaisse et grasse - dont la forme et la couleurBR FV 34 24 Pub20 lui rappellent, allez savoir pourquoi, les andouillettes aux pommes que lui préparait sa tante Antoinette quand elle était plus jeune - encadrée par une paire de testicules énormes et poilus. L’odeur est difficilement supportable. La soubrette est au bord de la nausée avant même de commencer.

- Tu en profiteras pour faire sa toilette !

Béatrice s’exécute. Comment résister à des caresses soyeuses dignes d’une courtisane, au contact pulpeux de deux lèvres qui s’ouvrent et se referment comme un étau sur leur proie, au titillement de la pointe d’une langue. Quelques secondes encore et il sera à point. L’homme s’est littéralement plaqué contre la paroi, comme s’il voulait la traverser pour s’offrir tout entier. Béatrice le sent venir. Lady Alexandra la contraint à garder le membre enfoncé aussi loin que possible dans sa gorge, au point de l’empêcher de respirer, les narines collées de force contre la toison odorante et musquée. Puis, au moment critique, elle l’écarte subitement du mur en la tirant par les cheveux. Par saccades convulsives, la liqueur abondante et épaisse inonde son front, se répand sur son nez, sur ses joues, sur ses lèvres, imprègne sa peau nue et finit par se répBR FV 34 25 GH17andre lentement au creux de ses seins comme une coulée de lave incandescente qui dévalerait entre les rochers.

- Maintenant nettoie-le, il faut que ton service soit impeccable !

Béatrice obéit. Elle décalotte le gland, embouche le sexe qui commence à se ramollir - sensation désagréable - et passe sa langue sur ses lèvres encore chaudes du liquide dégoulinant.

Impatient, le client qui lui succède s’est déjà installé et tape du pied dans la cloisonBR FV 34 26 GH18 en signe de mécontentement. La soubrette se précipite. Combien en reste-t-il encore ? Peu importe puisqu’elle a reçu l’ordre de satisfaire tous ceux qui se présenteraient. La soirée risque d’être longue mais visiblement Lady Alexandra a tout son temps. Mauvaise pioche, c’est à nouveau un gros sexe odorant. A ce stade, Béatrice a compris qu’il ne lui servirait à rien de faire la difficile. Elle pompe comme elle sait le faire, léchant le sillon, agaçant la petite fente du méat, mordillant le bourrelet. La queue lui enflamme la bouche. Elle n’arrête pas de grossir. Le gland tressaute contre son palais. La hampe se cabre. Aux soubresauts de celle-ci, elle pressent que l’homme ne va pas tarder à jouir. Sa maîtresse l’écarte à nouveau pour l’exposer au gland qui se met à cracher par saccades violentes comme un serpent. Des jets puissants atteignent son visage, maculent ses paupières, voilent ses yeux et constellent ses cheveux de filets blancs laiteux.

- Alors ma belle, tu me promets que désormais tu t’adresseras toujours à moi avec respect ?

- Oh oui, Madame, je vous le promets !

- … et que tu ne discuteras jamais plus mes ordres ?

- Oh oui, Madame, je vous le promets !

- Eh bien, continue, regarde, la queue - c’est le cas de le dire - ne désemplit pas, tu n’es pas encore au bout de tes peines !

Par Béatrice - Publié dans : Glory Hole
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 06:00

Lacoste, le 26 juillet

BR33 FV 01 CézanneMadame,

Quelle bonne idée vous avez eue de m’envoyer prendre l’air chez vos amis. Mon séjour est un enchantement. Le Luberon est une région magnifique. Il fait un temps superbe. Cela me change agréablement des nuages du Devon ! Difficile de vous décrire fidèlement le cadre extraordinaire qui m’entoure. Solignargues est une grande demeure provençale, avec son toit de tuiles rondes, sa génoise à double rang, et sa façade blanche percée d’ouvertures irrégulières. La salle de séjour donne de plain-pied sur uBR33 FV 02 Shoes1ne immense terrasse abritée du vent, qu’ombragent en partie les lianes échevelées d’une treille. La vue sur la vallée est à couper le souffle. Une toile de Cézanne. Avec un balayage de bleu pour l’azur du ciel, des dégradés violets pour les montagnes lointaines et un piqueté d’ocre brun pour les toits du village voisin. Une pointe de blanc souligne les reflets argentés des oliviers. Le soleil vibre en taches mordorées. Les ombres frémissent. Si le paradis sur terre existe, je ne dois pas en être loin.

Figée sous l’ardeur des rayons du soleil, la vie est suspendue au cours de la journée. Elle ne renaît qu’avec le soir. Lorsque le crépuscule jette ses ors sur le bleu terreux des collines. Lorsque le ciel écorché s’emplit peu à peu de sang. Je laisse Madame fermer les yeux et imaginer la touffeur d’une nuit palpitante d’insectes invisibles, les photophores disséminés dans le jardin comme des lucioles au creux des bosquets, les chaises longues en teck disposées autour de l’écrin phosphorescent de la piscine, le chant lancinant des cigales, le BR33 FV 03 White Pants1parfum entêtant qui s’échappe des massifs de lavande, de ciste et de romarin.

A dire vrai, je vois peu l’amie de Madame, fréquemment appelée à Paris pour ses activités. Une situation dont son mari semble s’accommoder parfaitement car elle lui confère une totale autonomie dans la gestion de son temps. C’est donc à lui que j’ai le plus fréquemment affaire. Vis-à-vis de l’extérieur, je suis officiellement sa nièce. En réalité, personne n’est dupe, surtout pasBR33 FV 04 White Pants2 l’entourage de Monsieur qui a pris l’habitude de voir éclore une nouvelle « nièce » chaque année, au début de l’été.

Bref, je suis donc en pension chez « mon oncle », puisque c’est ainsi que je dois l’appeler. Comme mes dix-neuf ans lui semblaient manifestement beaucoup trop vieux, il m’a rajeunie d’office de cinq ans. Madame aurait bien du mal à me reconnaître. Depuis qu’il m’a conduite chez le coiffeur, je porte des couettes, les cheveux retenus par des rubans de couleur. Il paraît que je suis beaucoup plus mignonne avec cette coiffure qui m’éclaire le visage et met en valeur « mes bonnes joues d’enfant sage ».

Le premier jour, après une inspection en règle du contenu de ma valise, il m’a confisqué tous mes vêtements. Adieu les hauts moulants à fines bretelles, les shorts ultra courts, les mini-jupes sexy, les petites robes en stretch noir, les strings et les micro bikinis, que j’avais pris la peine d’emporter. « Je vais te donner ce qu’il te faut ». En fait de garde-robe, le choix est plutôt réduit à la portion congrue. Ma tenue de tous les jours se compose d’un chemisier blanc à col BR33 FV 05 Toiletsrond et manches ballon (d’un « corsage », pour reprendre ses termes), légèrement cintré (« Ce n’est pas la peine de fermer les deux boutons du haut »), d’une jupette plissée bleu marine, de socquettes blanches ourlées au ras des chevilles et d’une paire de sandales de cuir bleues à bouts ronds, ajourées sur le dessus, et attachées par une bride qui vient coulisser dans une languette centrale. Avec mon genou « couronné » et badigeonné de mercurochrome (je suis tombée de vélo sur le gravier de la cour), j’ai l’air fine !

Pour mes dessous, je n’ai guère eu plus de liberté. Le soutien-gorge m’a été d’emblée interdit (« Il sera bien assez temps quand tu seras plus grande ») et pour le bas, nous avons passé un après-midi entier dans un magasin de lingerie, où tout le monde m’observait (« Tu n’as pas besoin d’entrer dans une cabine pour te changer »), à essayer d’innombrables modèles dont il prenait un malin plaisir à vérifier la forme et le contour en suivant le liseré du bout des doigts. Finalement, le choix de mon oncle, des plus classiques, s’est portéBR33 FV 06 Boobs sur une douzaine de culottes hautes « Petit Bateau », six blanches (« virginales ») et six roses (« Tu alterneras »), agrémentées d’un picot brodé à la taille et aux jambes.

- Qu’en pensez-vous, Mademoiselle ? s’est-il enquis auprès de la vendeuse, une très jeune femme apparemment déjà bien au courant des goûts assez spéciaux de mon oncle.

- Le coton est léger à porter et en plus, vous verrez, il est très agréable au toucher !

- Oui mais peut-être trop fin ?

BR33 FV 07 Key holeLa vendeuse a souri, laissé passer un silence, puis enchaîné en infléchissant légèrement la voix.

- La finesse est plutôt une qualité… vous vous rendrez compte comme ça tout de suite dés qu’elle se mettra à mouiller.

- C’est vrai, je n’y avais pas pensé, vous avez tout à fait raison, c’est très important ! Et pour la taille ?

- Là, si j’étais vous, je choisirais la taille du dessous pour que mademoiselle soit parfaitement moulée, aussi bien par-derrière que par-devant…

- … et qu’ainsi elle ne puisse rien dissimuler de son anatomie !

- Tout à fait ! Votre nièce a de très jolies petites fesses pommelées, il serait dommage de ne pas les mettre en valeur…

- Je suis bien de votre avis…

- … tout comme le relief de son mont de Vénus, qui le mérite aussi… et le dessin de ses lèvres qu’elle a déjà bien formées pour son âge…

- En plus, avec un modèle légèrement trop petit, la marque desBR33 FV 08 Nude élastiques restera plus longtemps imprimée sur sa peau, une fois déculottée.

- Bien sûr, sans compter que plus elle sera moulante et plus vous trouverez excitant de la lui retirer !

Elle ne croyait pas si bien dire. Tous les prétextes sont bons à « mon oncle » pour me fesser (« Tu préfères peut-être que j’écrive à ta maîtresse pour BR33 FV 09 White pant2lui faire part de ta conduite ? »), allongée en travers de ses genoux, le buste basculé en avant, les pieds décollés du sol, ma jupette relevée bien haut et ma petite culotte descendue sur les cuisses jusqu’à l’articulation des genoux. Gauche, droite, gauche, droite. Ses mains s’activent comme des battoirs redoutables. Pires que ceux de Madame ou de Gisèle, l’amie de Madame. Mes fesses s’embrasent rapidement. J’évite d’agiter les jambes car j’ai constaté que ça l’échauffait encore plus. Pour vous avouer la vérité, il m’est pratiquement impossible de dissimuler mon plaisir malgré la douleur car ilBR33 FV 10 Bath2 me caresse en même temps de son autre main et je trouve ça très agréable. L’épreuve terminée, il me conduit sur la terrasse où je dois rester à genoux, en plein soleil (« comme un melon qui achève de mûrir »), les mains sur la tête, ma petite culotte autour des chevilles, le pan de ma jupette retenu au dos de mon chemisier par une épingle nourrice.

Entre deux fessées, mon oncle se préoccupe de mon avenir et ne cesse de me répéter qu’une jeune fille bien éduquée doit commencer par apprendre à tenir une maison. Je veille à ne pas le contrarier mais Madame serait surprise de voir la tenue qu’il m’impose pour faire le ménage. Ou plus exactement l’absence de tenue car je dois évoluer dans le plus simple appareil, le plus souvent accroupie ou à genoux, pour laver à grande eau les tommettes de la salle à manger, cirer les marches de l’escalier ou faire briller l’émail des toilettes. Obsédé de savoir en permanence où je me trouve dans la maison, il n’a rien trouvé de mieux que de m’équiper des pieds à la tête de colliers et de bracelets ornés d’une multitude de petits grelots qui tintent comme des clochettes au moindre de mes mouvements. J’en ai partout, à la BR33 FV 11 Spanking2taille, autour du cou, des poignets, des chevilles, et même aux oreilles. Les jours de lessive, il m’impose de faire sécher mes petites culottes bien à part sur le fil, suspendues au niveau de la taille et alignées l’une à côté de l’autre, pour qu’elles soient visibles tout entières.

Parce qu’une jeune fille doit savoir tenir un budget, il m’emmène aussi faire les « commissions ». Nous nous rendons à Apt le samedi matin. C’est le jour où il y a le plus de monde chez les commerçants. Avec ma tenue bleu marine impeccable maisBR33 FV 12 Spanking3 délibérément ultra-courte, je ne passe pas inaperçue. Car pour nos sorties en ville, mon oncle me prive systématiquement de ma petite culotte. Au début, c’est à peine si j’osais mettre un pas devant l’autre de peur de voir ma jupette se relever au moindre souffle de vent. Je sentais l’air s’engouffrer par-dessous, la gonfler comme une montgolfière et s’insinuer tout en haut de mes cuisses. A la longue, il a bien fallu que je m’y habitue. Je n’y fais maintenant même plus attention.

BR33 FV 13 Nude4Et puis, comme si cela ne suffisait pas, une fois la voiture garée sur le parking, à proximité des abris à caddies, là où il y a le plus de mouvement, mon oncle trouve en général un prétexte pour m’administrer une fessée magistrale, toutes portières ouvertes, afin que les clients qui vont et viennent alentour puissent assister à la scène. Certains s’arrêtent à notre hauteur. Des messieurs, principalement. Seuls ou en couples. Que ce spectacle inattendu émoustille manifestement. Et à qui il vient tout à coup des idées. Murmurées à voix basse à l’oreille de leurs femmes. Qui se mettent à sourire, l’air vaguement gêné, ou à rougir franchement de confusion. Des parents aussi, accompagnés de leurs enfants, trop heureux de pouvoir montrer à ces derniers ce qui les attend à la prochaine bêtise. Du coup, mon oncle prend son rôle d’éducateur très au sérieux. Un peu trop, à mon goût. Je me mets à gigoter dans tous les sens. Ce qui ne fait que multiplier gloussements et petits rires étouffés autour de nous. Tout le monde a l’air de trouver cela très drôle. Il ne fait de doute pour personne que si je suis punie, c’est que je l’ai certainement mérité. J’ai maintenant les fesses écarlates. Satisfait du résultat obtenu, mon onBR33 FV 14 Supermarchécle finit par mettre un terme à ma correction et me permet enfin de me relever.

Lorsque nous pénétrons côte à côte dans le magasin, j’ai déjà les joues en feu. Et comme il a aussi pensé à me donner la fessée assez bas sur les cuisses afin que les marques de ses doigts restent visibles une fois ma jupe remise en place, les personnes que nous croisons ont tôt fait de comprendre ce qu’il vient de m’arriver. A leurs sourires entendus, mon oncle répond par des clins d’œil complices. Je marche droit devant moi en feignant de ne pas les voir.

C’est alors qu’il me tend BR33 FV 15 Bancsa liste de courses. Une liste-piège que je le soupçonne d’avoir dressée afin de me contraindre à toutes sortes d’allées et venues ou de contorsions. Par exemple pliée en deux sur le bord du bac à surgelés, les fesses à l’air, pour en retirer tout au fond un improbable sorbet citron vert - fruit de la passion (« Mais si, cherche bien, il y en avait la semaine dernière »). Ou juchée sur la pointe des pieds, afin d’attraper le bocal de confiture perché tout en haut d’un rayonnage inaccessible. A mon avis, il doit passer la veille sur place pour effectuer un repérage.

Inutile de me retourner, je sais qu’il est là, tout proche. A croire que son passeBR33 FV 16 Lollypop2-temps favori consiste à m’exhiber et à m’épier à distance. Et en effet, rapidement autour de moi, une légère effervescence s’installe, une sorte de ballet se met en place. Comme si je dégageais un parfum irrésistible.

Parfois ces messieurs se font relativement discrets. Je les sens alors évoluer dans mon ombre tandis que je pousse mon chariot le long des allées, se tenir en retrait lorsque je marque un arrêt, affectant de s’intéresser à un produit ou à une étiquette pour se donner une contenance, puis se remettre à marcher en m’emboîtant le pas. Nouvel arrêt. Je tends bien haut le bras. Ma taille se creuse. Ma jupette remonte imperceptiblement de quelques millimètres. Le muscle de mon mollet se raidit. Je tiens la pause quelques instants. Pour qu’ils aient tous le loisir de me contempler, de me détailler, de m’imaginer, de me désirer. Comme si je m’offrais nue.

La plupart du temps, cependant, ils ne peuvent pas s’empêcher de se montrer plus entreprenants. Ils commencent par jeter des coups d’œil furtifs à droite et à gauche, puis se rapprochent, prennent leur ton le plus affable pour m’offrir leur aide et finissent par joindre le geste à la parole. Leurs mains papillonnent, folâtrent et ne tardent pas à s’égarer sousBR33 FV 17 Nude2 ma jupe. Je feins la surprise et l’embarras. Sans aller jusqu’à l’esclandre, qui risquerait de les mettre en déroute. Du coup, ils s’enhardissent. Pour son plus grand plaisir, mon oncle, qui observe la scène de loin, les laisse agir durant quelques minutes - tandis que je fais mine de les repousser sans grande conviction - puis finit par manifester sa présence pour leur signifier la fin de la récréation.

Nos achats une fois terminés, nous faisons une halte dans le jardin public voisin. Devant les grilles, mon oncle s’arrête devant la roulotte du confiseur pour m’offrir une glace. Un cornet à deux boules. Venant de sa part, l’intention est certainement délibérée. Il me désiBR33 FV 18 Dumasgne ensuite un banc et m’invite à l’attendre, le temps qu’il aille acheter son journal au kiosque (« Je reviens »). Ses consignes sont strictes. Je dois m’asseoir sur le bord, le dos bien droit et les cuisses largement écartées (« Largement écartées, tu as bien compris ? »). J’obéis sans broncher. J’ai très bien compris. C’est aussi simple qu’à la pêche : il suffit de préparer le coup, de tendre ses lignes puis d’attendre. Je porte la glace à mes lèvres, je la mords et, de ma langue rose et pointue, je lèche à petits coups les cristaux de vanille en fixant dans le blanc des yeux les hommes qui ralentissent le pas à ma hauteur en m’observant d’un drôle d’air. Il ne me reste plus qu’à compter mentalement le nombre de leurs passages. Et de leurs repassages. Jusqu’à ce que - Bingo ! -, l’un d’entre eux vienne s’installer juste en face de moi, de l’autre côté de l’allée. Pour ne pas en rater une miette. Je l’aurais parié !

Ma culture « indigente » soucie beaucoup mon oncle. A son avis, je ne lis pas assez. Aussi a-t-il décidé de me faire découvrir Jules Verne et Alexandre Dumas. Je dévore la collection Hetzel aux fascinantes couvertures rouge et or. Une révélation aux saveurs de délice. Nadia Fédor, c’est moi. Je serais prête à donner ma vie pour guider mon frère « aveugle », Michel Strogoff, courBR33 FV 19 Books1rier du Tsar, de Moscou jusqu’à Irtskourk, ultime étape de sa mission. Quant à l’implacable vengeance d’Edmond Dantès, conspirateur bonapartiste enfermé dans une geôle du château d’If, et devenu comte de Monte-Cristo grâce au trésor de l’abbé Faria, elle me comble d’excitation. Mais il n’accepte de m’en lire chaque soir un extrait que si je viens sagement m’asseoir sur ses genoux. Par-devant, sa main s’insinue sous ma jupe. Je sens ses doigts chauds remonter le long de mes cuisses, les caresser avec lenteur, les contraindre à se desserrer imperceptiblement, à s’écarter un peu, puis davantage, jusqu’à ce que progressivement habituée à leur présence, j’en oublie le contact discret et je mBR33 FV 20 Vernee laisse envahir par une sensation délicieuse, une douce tiédeur.

Il ne semble pas pressé. Moi non plus. Sa main s’approche lentement, s’éloigne, revient plus près, de plus en plus près, et finit par se poser sur mon pubis qu’il presse et masse fermement en un long mouvement régulier. Je sens un picotement léger à travers le coton, un fourmillement irrépressible entre mes lèvres, comme si celles-ci, augmentant de volume, ne pouvaient s’empêcher de gonfler et de s’épanouir pour libérer leur moiteur. Ma petite culotte est rapidement trempée. Je n’y peux rien. Il le sait. Plaquée sur les reliefs de mon intimité, l’auréole humide remonte et s’étend. « Tu aimes ? », me demande-t-il, sans interrompre sa lecture. Je réponds oui avec enthousiasme, croyant qu’il s’agit du chapitre en cours. Cela le fait sourire. Il tire sur l’élastique vers le haut pour comprimer davantage ma vulve et la retenir au creux de sa paume sous le tissu mouillé. Ses doigts accentuent leur pression. Parcourent de haut en bas et de bas en haut le sillon de mes lèvres qu’ils devinent. J’ai l’impression d’être nue sans vraiment l’être tout à fait. C’est tellement agréable que je n’en ai même pas honte.

Ma chambre est située juste en face de la sienne (« comme ça, tu te sentiras moins seule »), ce qui lui permet de surveiller en permanence mes allées et venues. Il ne se prive pas d’y entrer à son gré. Tout comme dans la salle de bains où le verrou de la porte a été retiré. Il s’y précipite - après avoir évalué le temps qu’il me faut pour me déshabiller - dès qu’il entend couler le robinet de la baignoire. BR33 FV 21 Wet PantJe le soupçonne aussi de venir fouiller en mon absence dans la corbeille à linge sale.

Le soir, avant d’enfiler la nuisette transparente qu’il m’oblige à porter, je dois plier très soigneusement mes vêtements sur ma chaise afin de ne pas les froisser, à l’exception de ma petite culotte. Il faut qu’il vérifie par lui-même que je suis restée propre au cours de la journée. Je la lui tends, morte de honte. Il la déplie lentement et en inspecte l’entrejambe avec un soin extrême, puis il la porte à ses narines en fermant les yeux comme s’il s’agissait d’un parfum inestimable. Un parfum de femme. Je dois rester debout devant lui, les joues écarlates, jusqu’à ce qu’il se décide à les rouvrir. Il conserve alors ma lingerie à portée de main sur sa table de chevet, m’invite à l’embrasser et m’autorise à aller me coucher d’une petite claque sur les fesses (« Va, ma fille, tu peux aller dormir en paix »).

Quand j’y pense, il a tout de même des drôles de manies. La place me manque pour continuer. Je raconterai le reste à Madame de vive voix à mon retour. La cuisine à l’huile d’olive est délicieuse. J’adore la tapenade sur des tartines grillées. Si Madame me le permet, je plaque sur les deux joues de Madame un gros baiser sonore et gorgé de soleil.

Béatrice

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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 06:00

3201 R60 Outdoors1Josie avait bien cru que jamais sa visite dans le bureau de Madame la surveillante générale ne finirait. Les cinquante coups de strap qu’elle avait reçus lui avaient laissé le souvenir d’une épreuve insupportable, la pire qu’elle ait endurée jusque-là. Aussi fit-elle tout son possible pour se tenir correctement au cours des jours suivants. Mais ses bonnes résolutions n’eurent qu’un temps. Son naturel indiscipliné reprit rapidement le dessus et le cours de musique du jeudi matin, parenthèse de plaisir dans sa vie maussade, fut à nouveau le prétexte à3202 R60 Nuns01 l’un de ces chahuts monumentaux dont elle avait le secret. Elle fut donc sanctionnée et comme c’était là sa troisième punition en moins d’un mois, le règlement intérieur exigeait qu’elle aille rendre compte de sa conduite en fin de semaine à Mère Mary Beverly, la Supérieure de l’établissement.

Le vendredi après-midi, la scolarité était écourtée. Les élèves étaient libérées après l’heure du déjeuner et pouvaient donc utiliser leur temps libre comme elles l’entendaient : travail à la bibliothèque, corvées domestiques - ménage, lavage, repassage - ou activités sportives. Josie, membre émérite de l’équipe de hockey, consacrait habituellement ses loisirs à l’entraînement. Ce jour-là cependant, elle dut quitter le terrain plus tôt que prévu et regagner au plus vite "Old Main", le bâtiment principal du collège, pour se présenter à l’heure à la convocation qui lui avait été fixée.

La Mère supérieure prit soin de la faire attendre dans la pénombre de son antichambre, la laissant redouter le pire, assise sur un banc de chêne inconfortable, dans un silence oppressant, cadencé par le tic-tac régulier d’une pendule. Dans sa précipitation, Josie ne s’était pas changée et avait co3203 R60 Sports03nservé sa tenue de sport, composée d’une jupette bleu marine et verte, et d’un polo blanc. Ses cheveux longs, tressés en queue de cheval par-derrière et réunis par un ruban bicolore assorti à sa jupe, dégageaient sa silhouette adolescente en mettant en valeur la grâce de son port de tête et la finesse de son cou. Elle était encore essoufflée, les pom3204 R60 Exp25mettes rosées, la nuque constellée de minuscules perles de sueur prisonnières de son duvet blond. Au rythme des battements de son cœur, le coton fin de son polo montait et redescendait en épousant les contours fermes de sa poitrine.

Quand la porte s’ouvrit enfin, elle sentit ses genoux s’effondrer. Devant le bureau trônait la chaise réservée aux visiteurs, en bois dur, au dossier raide et gigantesque. Josie la détestait et l’appelait « la chaise des supplices ». Toute élève qui avait le malheur de s’y asseoir savait qu’elle finirait très vraisemblablement en travers de celle-ci pour recevoir la correction et, pis encore, qu’ensuite, le postérieur en feu, elle devrait en supporter le contact ferme et glacé pendant tout le temps que durerait le sermon implacable de Mère Mary Beverly.

Josie crut qu’elle était autorisée à s’asseoir.

- Non non, restez debout !

Tremblante, le pan 3205 R60 Nuns02de sa jupe couvrant tout juste le haut de ses cuisses nues, elle se tint silencieuse, les genoux serrés, les yeux baissés, estimant inopportun de réfuter les accusations portées contre elle. La Supérieure était plongée dans la lecture de son carnet de conduite où les punitions de la semaine avaient été scrupuleusement notées par ses professeurs et accompagnées de commentaires sans indulgence. Un silence de plomb enveloppait la pièce. Josie pouvait entendre son cœur battre et ses oreilles siffler.

- Félicitations, Mademoiselle, co3206 R60 Pupils21ntinuez à ce rythme et je pourrai prochainement annoncer votre exclusion de notre établissement à votre tante, peut-être même sans attendre la fin de l’année !

- Oh non, ma Mère, s’il vous plaît, ne me renvoyez pas, je vous en supplie ! Je vous promets que je vais faire des efforts, je veux bien tout ce que vous voulez mais pas ça !

- Tout ce que je veux ? Ah vraiment ? Eh bien, c’est ce que nous allons voir !

Mère Mary Beverly se leva, fit le tour de son bureau et tirant Josie par sa queue de cheval, l’entraîna dans un coin de la pièce, vers un canapé sur lequ3207 R60 Exp03el elle s’assit après avoir redonné forme aux coussins. Blême, Josie retenait ses larmes avec difficulté. La Mère supérieure la prit par le poignet et la bascula énergiquement sur ses genoux, dosant instinctivement la force nécessaire pour que son élève se retrouve en déséquilibre, le postérieur bien en évidence, la tête penchée en avant et les jambes en l’air. Josie tenta de se défendre mais le bras ferme de la Supérieure entoura immédiatement sa taille pour l’empêcher de réagir. Elle se sentit tout à coup vulnérable. C’est précisément la sensation que Mère Mary Beverly souhaitait lui faire ressentir quand elle releva le pan de sa jupe pour le rentrer au niveau de sa ceinture. Recourbant ses doigts en crochet, elle les introduisit de part et d’autre sous l’élastique de sa petite culotte moulante et abaissa celle-ci à mi-cuisses. Josie se mit à se tortiller et à se débattre. S’il y avait bien quelque chose qu’elle ne pouvait pas supporter, c’était d’être déculottée pour recevoir la fessée. A chaque fois, elle éprouvait la déplaisante sensation de retomber plusieurs années en arrière, au temps où sa tante Antoinette la corrigeait après l'avoir surprise en train de faire des bêtises. 3208 R60 Paddling20

La fessée en général, mais surtout celle déculottée, était particulièrement embarrassante pour l’élève qui en était victime. L’humiliation qui l’accompagnait était d’autant plus mortifiante que celle qui la recevait éta3209 R60 Instruments01it âgée. Il ne fallait donc surtout pas en priver les « grandes ». Elle devait au contraire faire partie de la punition jusqu'à la fin de la scolarité.

Mère Mary Beverly tapota énergiquement les fesses rebondies et fermes.

- Prête ?

La jeune fille se mordit les lèvres, secouant la tête, des larmes chaudes voilant ses yeux d’une colère rentrée. Non, pensa-t-elle, elle n’allait pas se mettre à pleurer comme un bébé. Sûrement pas ! Les premiers coups s’abattirent en cadence, lentement au début, comme si la supérieure s’échauffait progressivement. Le souffle coupé par la surprise et par la peur, Josie se crispa et émit un léger halètement. Le rythme et la vigueur des coups ne tardèrent pas à s’accentuer. Rapidement ses jambes s’agitèrent en l’air comme si elle voulait distribuer des ruades à gauche et à droite et des cris s’échappèrent de ses lèvres

- Ooooh, Owww, …Oowwww …Nooooo, please, Oowwwww …

Tandis que les coups redoublaient et gagnaient en intensité, Josie se 3210 R60 Instruments02débattit et essaya de se dégager du carcan qui lui emprisonnait la taille tout en manifestant son désarroi par des hochements de tête furibonds. Ses fesses étaient maintenant en feu. Elle ne put contenir plus longtemps des larmes de honte et de douleur. Manifestement, elle avait affaire à une spécialiste. Mère Mary Bev3211 R60 Paddling39erly continua donc sur sa lancée sans aucun état d'âme jusqu'à un crescendo final d'une série finale d’une demi-douzaine de coups sur chaque fesse, circonscrite à la partie la plus basse, à la jointure très sensible du haut des cuisses, ce qui la fit pousser des hurlements encore plus aigus, comparables à ceux d’une fillette.

- Oowww, owww, Ohhhh, …uh … uh … hwwww, hhhwwwww …

- Pour commencer, vous garderez votre col boutonné et sans cravate pendant une semaine, Mademoiselle ! [A Saint Mary’s Hall, cette entorse à l’uniforme signalait de façon codée à l’attention de tout l’établissement qu’une élève avait reçu une fessée déculottée de la main de la Mère Supérieure].

Puis l’empoignant à nouveau et sans ménagement par sa queue de cheval, elle la força à se redresser et à se remettre debout tant bien que mal, le pan de sa jupe toujours retenu dans sa ceinture. Les mains de Josie se dirigèrent instinctivement vers son postérieur, dans3212 R60 Zoom14 un réflexe frénétique pour apaiser la brûlure insupportable qui l’enflammait.

- Vos mains, Josie ! gronda-t-elle avec vigueur, jusqu’à ce qu’elle l’observe ramener celles-ci le long de son corps et, faute de mieux, tirer nerveusement sur les plis de sa jupe en signe de dépit.

Josie continua à sangloter, la poitrine parcourue de convulsions maintenant plus espacées, le visage écarl3213 R60 Paddling42ate et sillonné de larmes. Mère Mary Beverly, tout sourire, la regarda se tortiller d’un pied sur l’autre, tendue sur la pointe des orteils, en proie à une agitation désordonnée qui eut pour résultat, à son grand désespoir, de faire glisser sa petite culotte encore plus bas, autour de ses chevilles. Toute son attention était maintenant concentrée sur l’ordre imminent qui lui enjoindrait de remonter celle-ci, donnant ainsi le signal de la fin de ses épreuves. Mais cet ordre ne vint pas. A la place, Mère Mary Beverly s’avança vers elle et posa sa main sur son épaule.

- “Now then, young lady, step out!”

Josie crut subitement que son cœur venait de s’arrêter. Son visage s’empourpra violemment, sous le choc d’une extrême contrariété. Elle avait bien entendu. L’ordre était sans équivoque. On lui demandait de faire un pas en avant. En clair, cela signifiait qu’elle n’était pas autorisée à renfiler sa petite culotte. Il fallait en déduire que la punition allait continuer et que la Supérieure avait prévu une suite. Elle n’allait tout de même pas lui administrer une deuxième fessée ! Lentement elle leva un pied puis l’autre afin de dégager ses chevilles et, prête à éclater en sanglots une nouvelle fois, elle se figea dans la conte3214 R60 Caning39mplation hébétée de sa lingerie maintenant étalée en toute impudeur à même le sol. Sans le moindre signe de pitié et en la poussant dans le dos avec un instrument dur qui avait la consistance du bois, la Supérieure fit avancer Josie jusqu’à son bureau.

- « Bend over », oui, c’est ça, penchez-vous, le buste bien à plat.

Le bureau éta3215 R60 Caning32it si haut et Josie était si petite qu’elle eut du mal à se courber dessus. Elle se dressa sur la pointe des pieds et s’inclina. Après avoir tâtonné et étiré le plus possible les bras en avant, elle réussit finalement à crocheter le bord opposé avec ses doigts et à l’agripper fermement, détournant le visage de la fenêtre pour éviter un pénible face à face avec son reflet et avec celui de la Mère supérieure, occupée à rentrer soigneusement le bas de sa jupette sous l’élastique de sa taille. Elle aurait pu lui demander de la retirer complètement mais elle trouvait plus humiliant de la laisser à moitié nue.

Comme elle le pressentait, l’instrument du supplice serait bien un battoir en bois, un « paddle », dont Mère Mary Beverly prit un malin plaisir à vanter les qualités. Il s’agissait d’un modèle épais et long d’une quarantaine de centimètres, fabriqué sur mesure par la maison Flet3216 R60 Paddling22cher & Harriman, fournisseuse officielle des collèges. Percé à intervalles réguliers dans sa partie la plus évasée d’une double série parallèle de cinq larges trous circulaires, il était terminé par un manche ergonomique permettant une prise en main confortable. Sa structure en bois de chêne lui garantissait une dureté et une lourdeur sans égales. Le fabricant ajoutait que l’équilibre de l’ensemble était calculé pour éviter toute fatigue au niveau du poignet et que les perforations lui conféraient une force de frappe supplémentaire (« an extra bite »). Avec un sens de l'humour très particulier et qui n'appartenait qu'à elle, elle l'avait surnommé "the board of education". 

- Vous allez m’en dire des nouvelles !

Le plus terrible, avant même que l’épreuve ait commencé, était de devoir écouter la Supérieure décrire la punition dans les moindres détails et décliner avec une précision médicale les différents stades des sensations qu’elle allait éprouver.

- Sa masse épaisse et rigide va s’abattre d’un coup sur vos rondeurs en les comprimant sous son poids avec un bruit plein et entier. Vous allez ressentir une douleur vive, à vous couper le souffle, suivie avec un l3217 R60 Pants38éger décalage d’une sorte d’élancement continu, profond, insoutenable, qui va vous irradier tout entière. Entre chaque coup, je laisserai à la brûlure le temps de se diffuser et de se consumer lentement. Vous ne pourrez rien faire sinon vous résigner à subir et je doublerai la punition si je vous surprends à vous frotter les fesses avec vos mains.

Du bout de l’instrument, la Supérieure releva le menton de Josie pour lui faire partager la lueur amusée qui éclairait son regard pendant qu’elle prononçait cette ultime mise en garde. Elle contourna son bureau, vint se placer derrière elle, légèrement sur le côté, et après avoir balayé l’espace d’amples mouvements de moulinet, rectifia imperceptiblement ses marques pour s’assurer une position idéale. Josie ferma les yeux. Elle sentit le paddle s’élever, s’immobiliser un bref instant en l’air, puis émettre un sifflement caractéristique au travers des perforations et retomber avec un bruit mat sur ses rondeurs encore chaudes de la fessée précédente. La sensation qu’elle éprouva alors correspondait très précisément à ce que la supérieure3218 R60 Paddling10 venait de lui exposer. Une chaleur persistante, tenace, contenue, comme celle d’un feu qui couve sous la cendre, prêt à s’enflammer à la moindre étincelle. Au troisième coup, elle agrippa plus fermement le bord du bureau et se mit à gesticuler.

- Oh … owwwwchhhh !!

Au sixième, elle se remit à dandiner d’un pied sur l’autre. Au septième, elle commença à renifler et au neuvième, elle éclata en pleurs, secouant la tête en tous sens, les yeux noyés de larmes, éperdus, le haut du corps secoué de sanglots incontrôlables. A ce stade, peu lui importait de continuer à sauver les apparences en feignant de se montrer insensible à la douleur. Sa seule obsession se concentrait sur le nombre de coups qu’il lui restait encore à subir et sur le moment où elle pourrait enfin appliquer ses mains sur le bas de son dos pour en atténuer la douleur. Le dernier coup lui fut appliqué tout en bas des fesses, la prenant par-dessous, à l’endroit le plus sensible, et la souleva littéralement au-dessus du sol, les orteils en l’air, avant de la laisser retomber sur ses pieds, le postérieur en éruption, marqué par les traces circulaires des trous du paddle et piqueté de petites cloques blanchâtres. La supérieure lui concéda quelques instants pour reprendre ses esprits et l’autorisa à se redresser. Josie se pencha pour ramasser sa petite culotte et tenta de la renfiler, maladroite, comme si la cuisson de la fessée en dilatant ses mem3219 R60 Zoom16bres l’avait rendue encore plus ajustée que d’habitude.

- Qui vous a autorisée à vous rhabiller, Mademoiselle ?

- Mais, ma Mère !

- Il n’y a pas de « Mais, ma Mère », tenez-vous correctement, les mains le long du corps, combien de fois devrai-je vous le répéter ! Le temps est maintenant venu de méditer sur vos fautes et de faire provision de bonnes résolutions ! Faites pénitence, ma fille, vous en avez besoin !

Mère Mary Beverly lui désigna un prie-Dieu en palissandre noir face à un grand cruc3220 R60 Caning42ifix en ivoire accroché au mur. A moitié aveuglée par ses larmes, Josie se mit à genoux sur le coussin de velours rouge, les coudes posés sur le dosseret et les mains jointes, comme on le lui avait ordonné.

La Supérieure se rassit alors à son bureau et reprit la lecture qu’elle avait dû interrompre à l'arrivée de Josie. La tension retomba. Au léger froissement des pages ne répondaient plus maintenant en écho que quelques sanglots étouffés. Ses pensées étaient ailleurs. A la joie secrète qui venait de l'enflammer. Et qui se consumait encore à la vision de ces deux petites fesses écarlates tournées vers elle. Un sourie illumina son visage tandis qu'elle réfléchissait au prétexte qu'elle pourrait bien inventer à l'avenir pour avoir le plaisir de la fesser une nouvelle fois.

Le Père Huxley, qui passa la tête inopinément dans l'entrebâillement de la porte à ce moment-là, lui lança un clin d'oeil complice. Il ne faisait aucun doute que l'aumônier saurait également tirer parti de cette aubaine pour demander à son tour à Josie de venir se confier à lui dans le secret de la confession. C'est comme si elle l'entendait déjà formuler la pénitence à laquelle il allait la soumettre : une fessée déculottée ou une petite gâterie, à son choix. Et le connaissant, elle ne se faisait guère d'illusion, il commencerait par l'une pour terminer par l'autre. 

Par Béatrice - Publié dans : Education anglaise
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Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 06:00

3101 R60 Indoors292A St Mary’s Hall, la réputation de sévérité de Chelsea Whitfield était solidement établie. La simple évocation du nom de la surveillante générale emplissait les élèves d’une crainte incoercible. Peu d’entre elles avaient pu échapper à son emprise et les rumeurs les plus folles couraient à son sujet. Elle avait, parait-il, fait ses débuts dans un collège de garçons, à St Andrews en Écosse, où les méthodes d’éducation les plus str3102 R60 Pain04ictes étaient appliquées avec une extrême rigueur, à la grande satisfaction du corps enseignant et des parents d’élèves. A force de pratique, les divers instruments de discipline n’avaient plus de secret pour elle. Elle en faisait collection, comme d’autres s’intéressent aux timbres-poste ou aux papillons. On la soupçonnait même de convoquer au hasard certaines élèves dans son bureau dans le seul but d’essayer tel ou tel nouveau modèle dont elle venait de faire l’acquisition. Son heure de gloire sonnait chaque mercredi après-midi, jour de visite hebdomadaire, lorsqu’elle exhibait à l’intention des familles quelques victimes alignées le long du mur du parloir, les fesses striées de marques rouges.

C’est la tête bouillonnante de ces images effroyables que Josie quitta le cours de mathéma3103 R60 Caning27tiques de Miss Harper pour se rendre chez Mrs Whitfield, tremblante et la gorge serrée. Sous sa jupe, la chaleur continuait d’irradier. Elle s’arrêta en chemin pour se frotter les fesses énergiquement afin d’en atténuer la brûlure. Dans les couloirs interminables, éclairés à intervalles réguliers par la lumière crue des tubes de néon, le sol en linoléum brillant comme un miroir dégageait une odeur tenace d’encaustique et de produit d’entretien. Elle pa3104 R60 Indoors10rcourut l’étage des « petites », le long des casiers aux portes grillagées servant de vestiaires, et son enfilade de salles de classe identiques, avec leurs globes en verre dépoli descendant du plafond, leurs tableaux noirs ornés de la date du jour inscrite à la craie et leurs cartes suspendues au mur.

Au cours de son trajet, elle eut la malchance de croiser quelques professeurs désagréablement moqueurs, (« Dépêchez-vous, Mrs Whitfield vous attend avec impatience ! ») ou faussement naïfs (« Le cours de mathématiques est déjà terminé ? ») pour le simple plaisir d’observer le rouge lui monter aux joues et de l’entendre bredouiller une réponse maladroite. Devant l’infirmerie, d’où s’échappait une odeur entêtan3105 R60 Indoors26te d’éther, de camphre et de teinture d’arnica, sœur Bernadette l’arrêta dans sa course. Elle releva sa jupe pour mesurer l’étendue des dégâts et, sous prétexte de s’apitoyer, avec son air doucereux et ses manières glissantes, profita de la situation pour flatter par-devant, du bout de ses doigts glacés, le renflement de son pubis. Un peu plus loin, à l’entrée des dortoirs, sœur Lindsey, ravie de ce tête à tête discret et fortuit, du même ton sucré de fausse compassion, en fit autant avec plus d’insistance encore.

Tout au fond du couloir enfin, Josie reconnut l’antichambre baignée dans la pénombre et la porte massive donnant accès au bureau de Chelsea Whitfield. Dans un silence oppressant, les tempes palpitantes, elle prit le temps de boutonner sa veste, de resserrer le nœud de sa cravate, de remonter ses chaussettes et d’ajuster sa coiffure. Elle frappa une première fois sans succès, puis à nouveau quelques instants plus tard. L’oreille collé3106 R60 Intimacy08e à la double porte capitonnée de cuir, il lui parvint le son étouffé d’une fessée en cours, ponctuée comme en écho par des pleurs aigues et des supplications déchirantes. Elle estima plus prudent d’attendre la fin de la correction pour manifester à nouveau sa présence. Un « Entrez ! » énergique lui répondit et elle s’exécuta, préférant toutefois rester au seuil de la pièce, les mains dans le dos. Derrière son bureau, Mrs Whitfield avait reculé sa chaise et tenait encore allongée en travers de ses genoux, culotte baissée, une jeune élève de quatrième qui pleurait à gros sanglo3107 R60 Nuns06ts, les fesses écarlates. Celle-ci reçut l’ordre de se relever et d’aller se mettre au coin dans l’antichambre, les mains sur la tête.

Un sourire ironique éclaira le visage de la surveillante générale quand elle reconnut Josie. Celle-ci lui tendit le petit mot de son professeur de mathématiques. Elle le lut attentivement puis lui fit signe de contourner son bureau afin de l’attirer contre elle. En même temps qu’elle la réprimandait (« Alors, Mademoiselle, on ne tient aucun compte des observations de ses professeurs ! »), sa main erra sur ses jambes nues (« La fessée ne vous fait plus rien ? »). Elle sentit ses ongles griffer sa peau en remontant le long de ses mollets (« La règle plate non plus ? ») et ses doigts continuer à progresser sous sa jupe (« Vous avez raison, ce n’est plus de votre âge. »), la forçant à écarter les jambes afin de caresser à loisir la face interne de ses cuisses (« Vous êtes maintenant trop grande ! ») et, se faufilant sous l’élastique de sa petite culotte, de s’insinuer entre les bouclettes rousses de sa toison naissante (« 3108 R60 Intimacy03Oh oui, beaucoup trop grande ! »).

- Eh bien, nous allons vous prescrire un régime plus adapté, une potion plus forte, quelque chose d’énergique, à effet immédiat, un traitement de choc en quelque sorte ! Vous a-t-on jamais donné la canne ?

- Oh non, Madame !

- Et vous le regrettez, j’en suis sûre ! [Josie, terrorisée, n’osa pas faire obstacle aux doigts qui poursuivaient leur chemin et écartaient maintenant ses lèvres intimes pour la tripoter plus à leur aise.]

Depuis l’automne, lorsqu’on l’avait mesurée pour lui remettre un uniforme à sa taille, elle avait grandi de près de six centimètres. Le bas de sa jup3109 R60 Pants39e couvrait maintenant à peine le ras de ses fesses et laissait entrevoir le liseré blanc de sa petite culotte au moindre de ses mouvements.

- Non seulement vous êtes en retard, mais en plus votre tenue est indécente, mettez-vous à genoux, que je voie si l’ourlet touche le sol. [A St Mary’s Hall, la bonne longueur, ni trop courte ni trop longue, était celle qui devait effleurer le plancher.] C’est bien ce que je pensais, votre jupe est beaucoup trop courte ! Vous serez aussi punie pour ça !

- Mais Madame, je n’y peux rien, ce n’est tout de même pas de ma faute si je grandis trop vite !

- Taisez-vous, petite impertinente, il faut toujours que vous ayez raison !

Tandis que Mrs Whitfield la basculait en un t3110 R60 Teachers04our de main sur ses genoux et relevait sa jupe, Josie se sentit brusquement aussi vulnérable que l’élève en larmes aperçue quelques minutes plus tôt dans la même position.

- Beau travail !

La surveillante générale, prenant l’air approbateur de quelqu’un qui s’y connaît, ne dissimula pas sa satisfaction en découvrant le bas du dos de Josie, encore chaud de3111 R60 Indoors28 la correction administrée par Miss Harper et coloré uniformément d’un rouge intense, zébré des traces plus foncées laissées par la règle. Elle vérifia au passage que la petite culotte était bien conforme au modèle réglementaire (« regulation white brief ») et remarqua avec plaisir que le haut et le côté des cuisses n’avaient pas été épargnés, laissant ainsi clairement visibles et sans doute pour longtemps les marques de la correction, une fois la jupe renfilée, pour la plus grande honte de l’élève.

- Redressez-vous, Mademoiselle, et retirez vos vêtements ! Oui, vous m’avez bien entendu, dépêchez-vous, tout, la petite culotte, le soutien-gorge… vous pouvez garder vos chaussettes.

Chelsea Whitfield ouvrit en grand la fenêtre de so3112 R60 Pants13n bureau afin que tout un chacun dans les étages, de l’autre côté de la cour, puisse assister à la scène. Elle se dirigea ensuite vers un coin de la pièce tendu d’un rideau de velours rouge qu’elle tira avec solennité. Apparut alors un assortiment très complet d’instruments de pénitence pendus avec le plus grand soin, chacun à son crochet. Il y avait là plusieurs modèles de cannes, de la plus souple à la plus rigide, des battoirs en bois et en cuir, des cravaches, des fouets, des badines, des courroies de cuir, des verges en bouleau. Rien ne manquait. Elle faillit se saisir de son instrument préféré, un martinet équipé d’un3113 R60 Pants13B manche de petite taille, gainé d’un adorable tissu rose, et d’une dragonne permettant de le conserver au poignet. Elle le trouvait facile à manier, vif et cinglant, parfait pour châtier les formes tendres et rebondies des jeunes filles dissipées. Mais compte tenu de la gravité des circonstances et de l’âge de Josie, elle jeta finalement son dévolu sur un instrument plus frappant, une lanière de cuir large et épaisse, entaillée en forme de trident à son extrémité.

- Si vous ne connaissez pas encore le « strap », vous allez m’en dire des nouvelles !

Mrs Whitfield prit le temps d’en décrire les effets dévastateurs. Le découpage en trois lanières à son extrémité, outre qu’i3114 R60 Indoors30l permettait de réduire la résistance à l’air, visait à prolonger la durée de l’impact et à rendre les contusions encore plus douloureuses car ces lanières atteignaient leur cible chacune l’une après l’autre en diffusant leurs effets avec un très léger décalage. Un instrument terrifiant. C’était comme si vous receviez trois coups en une seule fois.

- Oh non, Madame, je vous en supplie !

- Il est trop tard, Mademoiselle, avancez ! Vous voyez ce chevalet ? Penchez-vous dessus complètement, oui pliée en deux comme ça, il est juste à la bonne hauteur. Vous sentez comme vos petites fesses sont tendues ? Av3115 R60 Strap01ec vos mains, agrippez la barre métallique inférieure à ses extrémités. C’est parfait. Maintenant vous allez m’ouvrir largement les cuisses. J’ai dit largement, encore, encore ! Tenez, pour vous aider, je vais vous attacher les chevilles aux montants avec ces bracelets de cuir. Voilà ! Vous n’aurez pas la tentation de les resserrer !

En observant Josie ainsi exposée, elle se surprit à sourire en repensant à ses précédentes fonctions et aux ultimes préparatifs dont elle gratifiait, dans la même position, les garçons indisciplinés de St Andrews. Elle retroussait leur verge pour dégager leur petit 3116 R60 Zoom19gland rosé. Ce raffinement supplémentaire était désigné sous le nom de « fessée décalottée », pour reprendre un jeu de mots subtil qui circulait à l’époque dans l’établissement.

- [Josie, la tête en bas, s’adressant à Mrs Whitfield entre ses jambes écartées] Oh non, Madame, pas devant la fenêtre, tout le monde va me voir !

De fait, la correction n’allait pas passer inaperçue. C’était même à se demander si toute l’école ne s’était pas donné le mot. Le nez écrasé contre la vitre du bâtiment d’en face, des grappes d’élèves enchantées du spectacle, exposaient leurs faces hilares, se montrant du doigt avec jubilation la victime dont le visage brouillé de larmes s’était mis à s’empourprer lentement.

- Oh Madame… s’il vous plaît !

- Vous feriez mieux de vous concentrer, Josie, … et de respirer profondément, … je commence !

Par Béatrice - Publié dans : Education anglaise
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 06:00

3001 R60 Indoors34Il n’y avait pas que les sciences naturelles qui rebutaient Josie. Celle-ci éprouvait un dégoût similaire pour les mathématiques et avait décidé une fois pour toutes qu’elle n’y comprendrait rien. Les lettres, oui, les chiffres, non. Le blocage complet. Libre à ses camarades d’écouter si elles éprouvaient du plaisir à manier des formules ésotériques et des concepts abstraits. Pour sa part, elle se résignait difficilement à attendre la fin des cours. Dans la meilleure des hypothèses, elle se contentait de ronger son frein en dessinant en silence dans son coin. Mais la plupart du temps, son humeur badine la conduisait à organiser des jeux variés où les batailles de boulettes de papier et les jets de gommes occupaient une place prépondérante. Elle excellait également dans l’imitation des cris d’animaux - celui du coq en particulier - lorsque le professeur avait le dos tourné.

Le professeur en question était Helen Harper, une femme un peu plus âgée que sa collègue Rosemary Barton et qui se dévouait à son métier avec une totale abnégation, comme animée par une sorte de mission divine exaltant les vertus de l’effort, les bienfaits de la3002 R60 Indoors03 discipline et la réputation de l’établissement dans lequel elle avait l’honneur d’enseigner. Miss Harper savait parfaitement à quoi s’en tenir avec Josie. Elle exerçait sur elle un contrôle étroit, une surveillance de tous les instants, bien décidée à garder la situation en mains quelles que soient les circonstances.

Elle l’avait installée au premier rang de la classe, au milieu, juste d3003 R60 Teachers01evant l’estrade, de façon à pouvoir épier le moindre de ses faits et gestes et à intervenir sur-le-champ dés qu’il le fallait. Josie avait beau le savoir, emportée par ses jeux, elle se laissait toujours surprendre. Miss Harper déboulait alors du fond de la classe et fondait sur elle par-derrière tel un oiseau de proie. Avec Josie, il était vain de se borner à élever la voix. Les remontrances ou les menaces demeuraient sans effet. Seule la manière forte semblait encore rencontrer quelque succès.

Sans préambule, elle lui donnait alors l’ordre de poser immédiatement son stylo, de refermer son cahier, de se lever sans quitter sa place et de retirer sa veste d’uniforme. Une veste en 3004 R60 Indoors01flanelle grise ourlée d’un galon violet et ornée de l’écusson étincelant du collège.

- En position, Mademoiselle, dépêchez-vous !

Josie n’avait pas besoin qu’on lui en dise davantage. La position en question consistait à se courber en avant, à plaquer le buste sur le plat du bureau de façon à faire ressortir ses reins le plus haut possible et à laisser pendre ses bras par-devant. La vision directe de ce qui allait se produire alors lui échappa3005 R60 Bendover01it totalement mais à vrai dire, elle n’y faisait plus guère attention. Le refrain de la chanson était connu. Elle avait accumulé suffisamment d’expérience dans ce domaine pour savoir à quoi s’en tenir. Un silence sépulcral enveloppait soudainement la pièce. Miss Harper savourait longuement cet instant. La partie était gagnée d’avance. Les élèves ne pouvaient que se rendre à l’évidence : c’est à elle et à elle seule que reviendrait le dernier mot.

Et c’est bien comme cela qu’elle entendait procéder. La suite des événements lui appartenait. Une question d’habitude. Elle relevait soigneusement la jupe d’uniforme à larges plis afin de dégager les fesses moulées dans une ravissante petite culotte. La petite culotte réglementaire, haute et en coton blanc. Humilier avant de punir. Ne pas se contenter de la douleur physique. Penser surtout à mortifier la coupable. A faire naître en elle un sentiment de honte. Il fallait d’abord l’exhiber en petite tenue, sans défense et offerte. Dévoiler son intimité. Offenser sa pudeur. Provoquer 3006 R60 Pupils98les moqueries de ses camarades. L’écouter protester. La contempler en train de se trémousser en vain et de tortiller son petit derrière dans l’angoisse insupportable de la correction imminente. Faire durer son attente. Observer ses joues rosir et ses yeux se voiler. Patienter encore quelques instants. Suivre le liseré de ses 3007 R60 Caning36doigts effilés et glacials, à l’endroit précis où l’élastique comprime la chair rebondie, jusqu’à ce que la peau nue se mette à frissonner. Puis d’un geste sec, remonter la petite culotte vers le haut afin d’exposer le plus possible les rondeurs potelées.

La punition pouvait alors commencer. Dès le premier coup, les élèves pouvaient facilement identifier l’instrument. Ils n’avaient guère de mérite. Tout le monde au collège connaissait les goûts de Miss Harper, sa prédilection pour la règle plate en bois - the house ruler - qui lui servait à de multiples usages, la plupart du temps pacifiques, pour désigner une formule au tableau ou pour réveiller la classe d’une pétarade retentissante le long des colonnes du radiateur quand son auditoire montrait des signes d’inattenti3008 R60 Ruler05on. Détourné de son usage commun et appliqué aux punitions, elle trouvait qu’il s’agissait là de l’instrument idéal, long, flexible, léger, sonore, plus percutant que la main, sans toutefois se montrer trop douloureux, mais particulièrement bien adapté aux rondeurs adolescentes dont il épousait les courbes à la perfection.

A un rythme régulier, sans précipitation, en dosant l'intensité 3009 R60 Exp15des coups et en alternant les points d'impact, la règle s'élevait en sifflant puis retombait sur les fesses de Josie. Celle-ci les contractait sous l'effet de la peur puis les relâchait avant de les crisper à nouveau en prévision du coup suivant. Miss Harper prenait bien garde de ne jamais frapper deux fois au même endroit. Elle imposait à ses élèves de compter chaque coup à haute voix, les rendant ainsi, par leur participation, complices de leur punition en la réclamant. La perversion consistait bien sûr à interpréter ce consentement implicite comme une invitation à poursuivre indéfiniment l'exercice en laissant planer l'incertitude sur la fin de l’épreuve. Elle se permettait même d’y ajouter une touche de raffinement supplémentaire en reprenant la punition depuis le début lorsqu’elles commettaient la moindre erreur.

Après une vingtaine de coups, le professeur s’accordait habituellement une pause qu’il mettait à profit pour frotter et pincer les courbes de son élève afin d’évaluer le degré de chaleur qui s’en dégageait à travers le tissu. La toute pre3010 R60 Ruler07mière fois, les élèves pensaient que leur épreuve s’arrêtait là. Secrètement satisfaites de s’en sortir à si bon compte, elles s’apprêtaient à se relever lorsque Miss Harper les rappelait à l’ordre et les contraignait à rester penchées en leur expliquant d’une voix enjouée qu’il ne s’agissait là que des préliminaires (« just a warm-up, my dear ! »). Que le plus douloureux était encore à v3011 R60 Pupils01Cenir. Le plus humiliant aussi, car Miss Harper saisissait alors des deux mains les bords de la petite culotte blanche et d’un geste définitif abaissait celle-ci à mi-cuisses. Après avoir testé toutes les nuances du rose, les fesses de la victime n’allaient pas tarder à s’enflammer comme des pivoines, puis à virer progressivement du vermeil au rouge écarlate.

Nouvelle attente interminable. Miss Harper rectifiait la position de son élève, qui devait cambrer davantage les reins en arrière et écarter impudiquement les cuisses afin que ses camarades ne ratent aucun détail du spectacle. Elle reculait alors d’un pas pour reprendre sa position tout en défiant la classe de ses yeux pétillants. Une nouvelle série allait commencer. A cet instant, comme sa collègue Rosemary Barton, elle éprouvait une sorte de plaisir pervers, incontrôlable. A conforter son image de professeur autoritaire. A insuffler sournoisement un vent de terreur entre les ra3012 R60 Ruler09ngs. A combler peut-être en elle des frustrations plus secrètes. Rien ne la réjouissait autant intérieurement que de punir et d’humilier. Les élèves observaient la scène avec une extrême attention, partagées entre la crainte de devoir se trouver un jour à la place de leur cama3013 R60 Exp22rade, la satisfaction d’échapper momentanément à la peine, et la bonne conscience de voir la plus dissipée d’entre elles payer pour toutes les autres.

- Allons, allons, Mademoiselle, un peu de tenue s’il vous plaît, nous ne sommes pas en France !

Les yeux embués de larmes, Josie ne pouvait s’empêcher de trépigner et de gigoter tout en implorant grâce. Mais dans la position où elle se trouvait, ses trémoussements demeuraient sans effet. Frappée de surdité, Miss Harper continuait comme si de rien n’était. Ses coups étaient même plus rapides. Plus appuyés aussi, surtout au niveau de l’entrecuisse, là où la peau est la plus tendre.

- Oowww, owww, Ohhhh, …uh … uh … hwwww, hhhwwwww

Un large sourire illuminait maintenant son visage. Elle n'était pas du genre à se laisser impressionner par des rem3014 R60 Zoom08ords trop rapides ou par des promesses sans lendemain. Et puis elle détestait les choses faites à moitié. Pour une adepte des corrections magistrales comme elle, une bonne cinquantaine de coups constituaient un minimum. Poursuivre jusqu’au repentir total, jusqu’à la soumission absolue. Elle s’était fixée pour principe de ne jamais abandonner. Contre vents et marées, elle continua3015 R60 Pants01it impitoyablement avec une régularité de métronome jusqu’à ce que ses jeunes élèves se résignent finalement à accepter leur sort au point de renoncer à tout mouvement de défense, à s’abandonner.

Ce jour-là, elle ne put dissimuler un rictus de satisfaction quand Josie finit par éclater en sanglots, et pour célébrer sa victoire, elle continua plusieurs minutes encore à la fesser avant de se résoudre presque à regret à s’interrompre, haletante, les tempes moites et les joues congestionnées. Puis, reprenant petit à petit ses esprits, elle l’autorisa sèchement à remonter sa culotte et à renfiler sa veste.

En pleurs et occupée à éponger ses larmes, Josie vit le professeur regagner son bureau, toiser, triomphante, la classe du regard, et extraire son carnet de notes de son tiroir pour y inscrire la punition du jour. Quand elle découvrit que c’était la deuxième de la semaine, Miss Harper eut du mal à retenir un petit rire nerv3016 R60 Indoors31eux. Ce n’était pas à elle que l’on allait rappeler le règlement intérieur du collège. En effet, le chapitre spécial consacré aux punitions prévoyait expressément que la survenance de deux sanctions dans la même semaine entraînait ipso facto la convocation de la coupable chez la surveillante générale.

- Eh bien, Mademoiselle, à ce que je constate, vous avez gagné le gros lot, je vais vous donner un petit mot pour Mrs Whitfield, vous irez le lui porter immédiatement.

Miss Harper griffonna quelques lignes, s’interrompant à plusieurs reprises pour fixer Josie dans les yeux, comme si elle était à la recherche de l’expression la plus percutante :

- « En dépit de mes avertissements répétés, la conduite de Mademoiselle Roussel n’enregistre aucun progrès. Une correction très sévère me paraît indispensable. Je m’en remets à votre savoir-faire. Cordialement, H. Harper. »

Par Béatrice - Publié dans : Education anglaise
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 06:00

2901 R60 Pupils14Béatrice parlait peu de ses années de pensionnat en Angleterre, non pas parce que cette expérience ne l’avait pas marquée mais bien au contraire parce qu’elle avait laissé en elle des traces profondes, indélébiles, qu’elle aurait aimé pouvoir refouler à tout jamais dans les abîmes de son passé. Toutefois, elle avait beau faire, les images remontaient inexorablement à la surface et venaient à intervalles réguliers hanter ses nuits à Glendale. Lady Alexandra tentait alors de la consoler et lui prêtait une oreille attentive.

L’institution St Mary’s Hall, située à Sevenoaks dans le Kent et dirigée par les sœurs du Christ Rédempteur, était spécialisée dans l’éducation des jeunes filles de bonne famille. Celles destinées à arriver vierges au jour de leur mariage mais riches de connaissances suffisantes pour leur permettre d’accéder au rang d’épouses obéissantes, de mères attentives et de maîtresses de maison irrépro2902 R60 Outdoors4chables.

Béatrice était orpheline et c’est sa tante Antoinette qui, faute de pouvoir s’occuper d’elle personnellement à Pithiviers où elle vivait, l’avait expédiée Outre-manche et confiée à cet honorable établissement, persuadée que les méthodes d’éducation anglaises, garantes de résultats inégalés, ne tarderaient pas à manifester leur influence bénéfique sur le caractère fantasque de sa nièce. A plus long terme, espérait-elle, si cette dernièr2903 R60 Indoors11e savait saisir sa chance, elle pourrait rencontrer un beau parti et s’établir en vue de couler une vie agréable, à l’abri du besoin, chérie par un mari fortuné et entourée d’une famille nombreuse.

Au tout début, Béatrice vécut cet exil comme une rupture pénible. Rien de commun, en effet, entre ses premières années de scolarité en France et les dures réalités d’un collège britannique. La transformation de son prénom en « Josie », censée lui donner une consonance plus locale et faciliter son assimilation au sein du groupe, ne fit qu’aggraver les choses. Elle resta pendant longtemps l’étrangère, la petite Française, « Froggy Josie », celle dont on se moquait pour le moindre prétexte. Tenue à distance, son isolement s’accentua et elle se mit à ressentir plus durement encore la solitude de sa nouvelle prison, à l’abri des hauts murs de Hillsboro Lane.

A force de volonté, cependant, et parce qu’il fallait faire, quoi qu’il lui en coûte, contre mauvaise fortune bon cœur, elle ré2904 R60 Pupils22ussit à s’adapter tant bien que mal à sa nouvelle vie. Une vie tranquille, feutrée et régulière, ponctuée par le tintement de la cloche à l’heure des cours et des offices religieux. Elle ressentit avec étonnement des sensations nouvelles. L’odeur rassurante de la cire des parquets, le contact rêche des grands draps de métis, la senteur tenace d’encens refroidi, de vieil or et de grains de buis. Elle découvrit le poli sévère des marbres de la chapelle, le chato2905 R60 Outdoors2iement des rayons du soleil à travers les vitraux, l’étincellement des étoles brodées et le bruissement soyeux des chasubles. A la longue, elle finit même par se laisser séduire par la sonorité dépaysante des cantiques en latin, la pureté angélique des chœurs et le grondement tumultueux des orgues.

Les confessions hebdomadaires étaient obligatoires. Elles se déroulaient dans le secret du bureau du Père Christopher Huxley. Grand et bien bâti, la trentaine avantageuse, l’aumônier du collège n’avait pas mis longtemps à comprendre le parti qu‘il pouvait tirer de son statut de mâle dominant dans un environnement exclusivement féminin, qu’il s’agisse de la petite communauté des religieuses dévouées corps et âme à sa personne ou de l’essaim des collégiennes innocentes et dociles autour desquelles il avait tissé sa toile, faisant peser de tout son poids son autorité de directeur des consciences. Vu l’âge de ces demoiselles et de leur inexpérie2906 R60 Intimacy05nce, il était de son devoir, déclarait-il bien haut, de leur enseigner les « choses de la vie » afin de les mettre en garde. Le renard dans le poulailler. Un renard qui pouvait évoluer en toute liberté dans la basse-cour, repérer ses proies et les attirer à lui sans vergogne lorsqu’il lui plaisait de satisfaire ses envies. Sans doute parce que son physique ne passait pas inape2907 R60 Nuns05rçu, peut-être aussi en raison de sa qualité de française qui la rendait plus désirable encore, « Josie » était convoquée plus souvent qu’à son tour dans le bureau de l’aumônier pour des examens de conscience approfondis immanquablement accompagnés de caresses équivoques et d’autres jeux interdits auxquels elle ne pouvait se soustraire. Car ce pervers aux mains baladeuses n’aimait rien tant qu’imposer à ses élèves les pénitences les plus humiliantes afin, déclarait-il, de les détourner du péché. Il leur faisait ainsi régulièrement donner les verges en sa présence par une jeune novice ou il les contraignait à rester allongées nues et attachées les bras en croix toute une nuit sur les dalles glaciales de la chapelle.

En classe, les résultats de Béatrice lui valaient des notes supérieures à la moyenne, notamment en littérature, pour peu qu’elle fît quelques efforts, mais sa pensée était le plus souvent ailleurs et sa conduite désastreuse. On blâmait son insolence. On réprouvait ses liens équivoques d’amitié avec des élèves plus jeunes, entretenus la nuit venue au feu d’ardeurs maladroites dans l’intimité 2908 R60 Indoors33des dortoirs. Au demeurant, si sa vivacité d’esprit et son intelligence ne faisaient aucun doute, ces qualités étaient clairement tendues vers des occupations plus ludiques qui l’intéressaient davantage : les papotages continuels avec Ruth Lessing, sa meilleure amie, les courses dans les escaliers, les combats à coups de polochons, les batailles rangées de petits pois au réfectoire et la 2909 R60 Indoors08chasse effrénée aux garçons à l’occasion des promenades dominicales.

Au sein du corps enseignant, composé exclusivement de femmes, l’une des plus exigeantes était Rosemary Barton, professeur de sciences naturelles, dont la tenue stricte - tailleur anthracite et cheveux blonds relevés en chignon sur la nuque - trahissait un caractère énergique et volontaire. Habituée à mater les fortes têtes, Miss Barton n’avait eu aucun mal à repérer Josie, l’agitatrice principale, la fauteuse de troubles, et l’avait naturellement prise en grippe dès le premier cours, en raison du mauvais exemple qu’elle donnait en permanence. Mais il en fallait sans doute beaucoup plus pour tenter de la déstabiliser vraiment. S’il y avait, en effet, quelque chose sur lequel elle savait se montrer inflexible, c’était bien les questions de discipline. Les châtiments corporels, dûment énumérés dans le règlement intérieur de l’établissement et gradués selon une sorte de barème en fonction de la gravité des fautes, étaient intimement mêlés à la vie quotidienne des élè2910 R60 Intimacy02ves. Miss Barton ne manquait pas d’en faire usage, toujours à bon escient, mais à intervalles rapprochés dans le cas précis de Josie, qui se souciait au demeurant comme d’une guigne des cours de biologie en général, de l’appareil génital des souris, de l’anatomie de la sauterelle ou du système oculaire du mouton en particulier.

En matière de punition, la spécialité de Miss Barton était la fessée déculottée à mains nues devant toute la classe2911 R60 Indoors16. Ce traitement était réservé aux cas d’inconduite notoires. Elle interrompait alors subitement sa leçon pour conférer à l’évènement une solennité inhabituelle car dans son esprit, seule une mise en scène théâtrale était de nature à renforcer le sentiment d’humiliation en public et à marquer durablement les consciences.

- Encore vous, « Mademoiselle » Roussel !

Le « Mademoiselle », prononcé en français avec un fort accent, éclata comme un coup de tonnerre dont l’écho résonna jusque dans le couloir. Josie sut immédiatement à quoi s’en tenir. Miss Barton remonta calmement les marches qui surélevaient son bureau, contourna celui-ci et empoigna la chaise qui s’y trouvait pour l’installer bien en vue au milieu de l’estrade, de profil afin que, le moment venu, l’anatomie de la victime soit franchement exposée et que les élèves, où qu’elles soient assises, ne pui2912 R60 Spanking44ssent rien manquer du spectacle qui allait suivre. Un profond silence emplit la salle. C’est comme si les trois coups venaient d’être frappés et que le lourd rideau de velours cramoisi allait s’ouvrir d’une minute à l’autre. Ménageant ses effets, le professeur s’assit lentement, se cala confortablement contre le dossier, rajusta la veste de son tailleur et se tournant vers Josie, lui fit signe d’ap2913 R60 Spanking33procher en la toisant sévèrement du regard.

Celle-ci, les joues colorées et les yeux baissés, s’exécuta le plus lentement possible, comme si elle cherchait par tous les moyens à retarder le commencement de l’épreuve. Elle gravit les marches une par une et vint se planter devant Miss Barton. Celle-ci lui donna l’ordre d’enlever sa veste d’uniforme et de la poser sur son bureau. Josie portait sa petite jupe courte écossaise ainsi qu’un chemisier en oxford blanc impeccable, égayé par une cravate à rayures aux couleurs du collège, orange vermillon et violet aubergine.

- Baissez votre culotte !

Elle trouvait plus humiliant pour les élèves de devoir s’infliger cette vexation plutôt que de s’en charger elle-même. Le feu aux oreilles, les tempes palpitantes, Josie fit disparaître ses mains sous sa jupe de chaque côté et, introduisant ses doigts sous l’élastique, descendit sa culotte jusqu’à mi-cuisses, s’efforçant de les tenir légèrement écartées afin d’empêcher celle-ci de tomber s2914 R60 Spanking46ur le plancher. Ensuite et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle se retrouva basculée en avant, un bras étroitement enroulé autour de sa taille, le postérieur cambré, les pieds au-dessus du sol et la tête pendante. Enchaînant ses gestes avec précision, Miss Barton rentra le bas de sa jupe sous sa ceinture afin de dégager au maximum ses reins. Seuls ne dépassaient plus maintenant que les pans fraîchement re2915 R60 Exp04passés de son chemisier. Elle fit glisser la petite culotte plus bas, au niveau de l’articulation des genoux. Josie serra les dents en prenant conscience de sa posture impudique et du spectacle qu’elle offrait, exhibée face à toute la classe, comme une fillette de douze ans. Les yeux fermés, elle eut fugitivement l’impression que sa tante Antoinette se tenait à ses côtés, ravie de la retrouver dans un état dont elle l’avait si souvent menacée (« Attends un peu, ma fille, tu riras beaucoup moins quand je t’aurai envoyée en Angleterre ! »). Le bras du professeur s’éleva puis resta suspendu en l’air.

- J’attends, mademoiselle...

Celle-ci, interloquée, se retourna avec peine sur le côté pour élucider le sens de la question. Qu’attendait-elle au juste ? Fallait-il qu’elle lui présente à nouveau des excuses ? Ou bien qu’elle lui promette une fois encore qu’elle ne recommencerait plus ? Miss Barton observa sa confusion, satisfaite de l’embarras qu’elle venait de semer dans l’esprit de son élève. Ajouter au malaise de celle-ci ne pouvait que renforcer la portée de la punition.

- Je ne commencerai que lorsque vous me l’aurez demandé.

Josie la dévisagea davantage, totalement déconcer2916 R60 Spanking35tée. Sentant des doigts impatients parcourir avec insistance ses formes rebondies, son visage s’empourpra soudainement et sa lèvre inférieure se mit à trembler comme si elle ne pouvait plus se retenir. Ce qu’elle allait dire était trop pénible à exprimer. Les mots restaient bloqués au fond de sa gorge.

- Je vous demande pardon d’avoir perturbé la classe. Je m’engage à ne plus recommencer…

- Et… ? compléta Miss Barton sur un ton à peine plus clément pour l’encourager à poursuivre.

- Et je vou2917 R60 Pants29s demande…

- Et je vous prie, vous n’êtes pas en situation de me demander quoi que ce soit !

- Et je vous prie de bien vouloir me donner la fessée que je mérite

- De bien vouloir, s’il vous plaît !

- De bien vouloir, s’il vous plaît, me donner la fessée que je mérite.

- La sévère fessée, reprenez depuis le début !

- Et je vous prie de bien vouloir, s’il vous plaît, me don2918 R60 Spanking37ner la sévère fessée que je mérite.

A peine eut-elle achevé sa phrase que le plat de la main de Miss Barton s’abattit sur elle avec une vigueur incroyable. Une avalanche de coups. On aurait dit une pluie d’orage. Une tornade tropicale. Quasiment incessante et de plus en plus forte. Comme l’expression d’une sorte de défoulement. D’excitation. De débordement de plaisir inavouable. De jouissance malsaine qui allait bien au-delà de la stricte application des règles disciplinaires. Josie se mit à gesticuler dans tous les sens, à se mordre la langue et à respirer à pleins poumons pour ne pas crier.

Mais Miss Barton, les yeux brillants, continua à frapper sans aucun état d’âme. Méthodiquement. Et encore longtemps après que l’élève, les fesses écarlates, ait fini par éclater en sanglots. On la sentait jubiler à l’idée que Josie allait endurer des tourments épouvantables au cours des jours qui suivraient quand elle aurait à s’asseoir, à croiser les jambes ou même tout simplement à marcher.

Puis, presque contrariée de devoir mettre un terme à la correction, l’enseignante redressa la tête et adressa un large sourire circulaire aux autres élèves. A bon entendeur ! Le message était clair. La leçon reprit. On aurait entendu une mouche voler.

Par Béatrice - Publié dans : Education anglaise
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 06:00

Oui, je sais, j’aiBR FV 28 01 NB Winter01 tort de m’inquiéter, mais je n’y peux rien, c’est chaque fois la même chose. Lorsque Madame s’en va, j’ai beaucoup de mal à m’habituer. C’est un peu comme si je devenais orpheline. Le château me semble brusquement vide sans elle. La tristesse me gagne. Les journées sont interminables. Je n’ai pas le cœur à l’ouvrage. Le temps s’écoule en noir et blanc.

Curieusement, le son de la voix de Madame me manque. D’une certaine façon, je devrais plutôt me réjouir de ses absences car quand Madame est là, elle passe le plus clair de son temps dans mon dos à me harceler :

 - « Béatrice, as-tu pensé à repasser ma robe noire ? »

 - « Oui, Madame. » BR FV 28 02 NB Bentley01

 - « Béatrice, tu n’oublieras pas de recoudre l’ourlet de ton tablier ! »

 - « Non, Madame. »

 - « Béatrice, tu sortiras le service en Wedgwood et l’argenterie, je reçois des invités ce soir. »

 - « Bien, Madame. »

 Mais en fait, c’est tout le contraire qui se produit. Je me rends compte que sa présence m’est indispensable. Il faut que je la sente à mes côtés. Je n’existe qu’à travers elle. J’ai besoin physiqBR FV 28 03 NB Bentley02uement de lui obéir. 

Et puis le départ de Madame a été tellement soudain. C’est Louise qui me l’a appris au petit déjeuner. Apparemment rien de grave. Mais tout de même un déplacement imprévu à Londres pour un rendez-vous urgent chez le médecin. « Louise, je vous confie la maison, je ne serai pas bien longue, pensez beaucoup à moi le 9, j’en aurai besoin, c’est très important. » Je n’ai pas bien saisi de quoi il s’agissait, mais ce jour-là, j’ai deviné que Madame devait vraiment avoir des soucis et j’ai pensé à elle encore plus fort que d’habitude.

George m’a répété qu’il était inutile de me tracasser. Que cela ne servirait à rien. De son côté, Andrew m’a proposé de m’emmener dBR FV 28 04 NB Winter04ans sa serre admirer ses boutures, histoire de « me changer les idées », pour reprendre son expression. Mais j’ai préféré ne pas donner suite à son invitation. Avec lui, il faut toujours se tenir sur ses gardes. Quant à Blandine, on ne l’a quasiment pas vue de toute la journée. Elle s’est contentée de réapparaître pour le dîner avec de la paille plein les cheveux. Louise, qui ne manque pas BR FV 28 05 NB Plattersd’humour, lui a demandé si le garçon de ferme avait apprécié ses services. Son mutisme en guise de réponse nous a fait beaucoup rire.

Quoi qu’il en soit, toutes ces bonnes paroles de réconfort n’ont pas suffi à me tranquilliser. J’ai continué à me sentir agitée. Nerveuse. A tel point que j’ai fait tomber une pile d’assiettes dans l’office pendant que j’aidais Louise à faire la vaisselle. George en a profité pour m’administrer une fessée magistrale en m’assurant que Madame en aurait sûrement faitBR FV 28 06 NB Buste autant dans de pareilles circonstances. C’est facile à dire ! Il était surtout satisfait de se retrouver seul aux commandes et de pouvoir agir sans témoins.

Et puis en fin de matinée, il y a eu ce coup de téléphone de Madame. « Allo, c’est toi, ma Béatrice, oui je sais, j’aurais dû le faire mais je n’ai pas pu appeler plus tôt, je reviens ce soir, sans doute assez tard, ne m’attends pas. Tout s’est très bien passé, je te raconterai ». Cette nouvelle nous a donné chaud au cœur. Alors pour célébrer l’événement, nous avons organisé une petite fête au pied levé. Louise aBR FV 28 07 NB Caresse préparé un énorme crumble aux pommes. George a débouché une bouteille de champagne. Et comme ils insistaient tous pour danser, j’ai posé sur le tourne-disque un vieux trente-trois tours des Platters. « Only You». Le slow qui tue. « Un enregistrement Mercury Records de 1955 » a précisé George, qui sait toujours tout. Pour ne pas être de reste, Andrew a ajouté qu’on n’avait rien fait de mieux depuis pour « emballer les gonzesses ! » J’aime beaucoup Andrew mais il reste assez maladroit dans l’expression de ses sentiments. Disons que son vocabulaire s’élève rarement à la hauteur de ses talents de jardinier.

Ils l’ont passé en boucle. Trois ou quatre fois. Peut-être davantage. Je ne sais plus. En tout cas, le temps suffisant pour que chacun d’entre eux puisse me peloter à sa guise. J’ai cru que cela n’allait jamais finir. Bien sûr, j’ai protesté pour le principe. Pour le principe seulement, car pour le reste, je dois reconnaître que ces contacts rapprochés ne m’ont pas laissée totalement insensible. George n’a même pas cherché à dissimuler ses intentions. Par-derrière, il avait relevé ma jupe et me tripotait les fesses tandis qu’il m’étouffait littéralement par-devant, son corps plaqué contre le mien. Quand je dis son corps, il faut me comprendre à demi-mot. Je n’aBR FV 28 08 NB Sommeili jamais senti un aussi gros bazar. L’arc de triomphe surmonté de l’obélisque. Le genre de monument qu’on ne visite qu’une seule fois dans sa vie.

Naturellement, ces messieurs ne s’en sont pas tenus là et m’ont fait boire un peu plus que de raison. Il paraît que le vin rend BR FV 28 09 NB Fellationles femmes plus belles. Il paraît. Ce que je sais, c’est que je suis rapidement devenue complètement pompette. J’avais les joues écarlates et des petites étoiles dans les yeux. Le parquet du salon m’a paru anormalement en pente. George a trouvé ça très drôle. J’ai sans doute dû me montrer moins farouche que d’habitude. Il m’a fait jurer de ne rien dire à Madame et m’a menacé des pires châtiments si je ne savais pas tenir ma langue. « Elle te fera sûrement fouetter pour la peine. Ou bien elle te livrera à Harry, oui c’est ça, à Harry », a-t-il ajouté, les yeux brillants.

Je ne sais plus très bien comment la soirée s’est achevée. Ils ont tenu absolument à me guider jusque dans ma chambre, à me « tenir compagnie » pour reprendre leur expression, et ils ont insisté pour m’aider à me déshabiller afin que je sois plus vite dans BR FV 28 10 NB bedroom doormon lit. George n’a pas mis longtemps à déboutonner mon corsage. Andrew m’a enfourné comme une grosse tétine dans la bouche. « Suce bien, ma belle, ça t’aidera à t’endormir ». Il m’a semblé que c’était son doigt. Maintenant que j’y repense, c’était beaucoup plus gros. Ça devait être autre chose. J’ai oublié la suite. Dans mon souvenir, j’éprouvais toutes sortes de sensations aBR FV 28 11 NB Alex Fourruregréables. Comme si je n’avais pas besoin de me caresser et que quelqu’un d’autre s’en chargeait à ma place. Ma dernière pensée a été pour Madame.

Et puis, au plus profond de la nuit, une saute de vent a fait tourbillonner les feuilles mortes dans la cour. Remontant l’allée en silence, la Bentley a strié de ses phares le mur de ma chambre à travers les volets. J’ai perçu le ronronnement sourd du moteur au bas du perron, puis le bruit mat de la portière qui s’ouvrait, suivi du résonnement familier des pas de Madame. Le hall s’est éclairé. Un rai de lumière jaune a filtré sous ma porte. Madame est entrée sur la pointe des pieds et s’est penchée vers moi pour me border. J’aurais pu me redresser et lui dire quelques mots. Que je n’arrivaiBR FV 28 12 NB Sommeil2s pas à m’endormir. Que je l’attendais. C’était inutile. Le murmure des voix aurait rompu la plénitude du silence. Blottie contre mon oreiller, j’ai préféré garder les yeux fermés. Elle a déposé un petit baiser sur mon front. J’ai senti contre ma joue la caresse de son col de fourrure. Le sillage de son parfum m’a enveloppée. Je respirais profondément, sous le coup d’une intense émotion, rassurée comme une enfant qui entend ses parents revenir à la maison. Je me disais que je ne rêvais pas, que Madame était là comme avant, que demain matin la vie allait reprendre et que j’avais vraiment beaucoup de chance d’être au service de Madame. J’ai poussé un gros soupir. Et je me suis endormie. D’un bloc.

Par Béatrice - Publié dans : Maîtresse Alexandra
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 06:00

Aux premières lueuBR FV 27 01 Plateau3rs de l’aube, Béatrice, à peine remise de ses épreuves dans la salle de billard, est tirée de son sommeil par George, qui entre dans sa chambre sur la pointe des pieds.

-   - Béatrice, réveille-toi, les invités de Madame ne vont pas tarder à sonner pour le petit-déjeuner.

Surprise dans son intimité, la soubrette se redresse en sursaut, puis se lève. Elle procède à une toilette sommaire en s’aspergeant le visageBR FV 27 02 Soubrette d’eau froide, avant de revêtir en hâte sa tenue de travail. Le chemin qui serpente des communs au manoir est couvert de givre. Une bise glacée s’engouffre sous sa jupe évasée et lui fouette les jambes. Louise l’attend dans la cuisine d’où s’échappent des effluves appétissants de café et de croissants chauds, et lui désigne, au-dessus de la porte, le panneau de chêne où des voyants électriques insérés dans des isolants de porcelaine blanche signalent les premiers appels :

-      Dépêche-toi, ma jolie, regarde, on t’attend déjà dans la chambre bleue.

La soubrette saisit son plateau et gravit quatre à quatre les degrés de l’escalier jusqu’au premier étage. L’immense corridor sur lequel BR FV 27 03 Bedroomdonne la suite des chambres est plongé dans la pénombre. Sous les armures aux reflets de métal froid qui se dressent immobiles entre chaque porte, elle croit deviner le battement d’une respiration, la pesanteur d’un regard, la grimace d’un sourire. Les lames du parquet craquent sous ses pas. Les serrures grincent. Les portes s’entrebâillent.

-       [Toc, toc, toc] Entrez ! BR FV 27 04 Rasage6

C’est une voix masculine, grave et chaleureuse, qui lui répond. Béatrice entre, salue l’invité, s’incline pour poser son plateau sur une petite table en faisant en sorte de présenter le dos à son interlocuteur, puis se dirige vers la fenêtre afin de tirer tout grands les rideaux.

-      Le soleil ne va pas tarder, Monsieur, c’est une belle journée qui s’annonce !

En se retournant, elle découvre les traits de son interlocuteur. Lèvres épaisses. Menton volontaire. Sourire satisfait. Ils lui rappellent un visage entrevu dans la salle de billard. Simple spectateur ou participant actif ? Elle ne se souvient plus. Ils étaient si nombreux. Elle a bien cru que la soirée ne finirait jamais. A travers la porte fermée de la salle de bains, des bruits d’ablutions trahissent la présence de quelqu’un d’autre. Sans doute d’une femme.

-      Si Monsieur n’a plus besoin de moi, je souhaite une excellente journée à Monsieur. BR FV 27 05 Plateau1

-      Attends un peu, ma belle, rien ne presse, nous n’allons pas nous quitter comme ça !

Il glisse prestement un billet de 10 livres dans la poche de son tablier, appuie sur ses épaules et la contraint à se mettre à genoux devant lui. La soubrette se laisse faire, excitée par le danger. Le doigt posé sur les lèvres, l’homBR FV 27 06 Homme1me lui fait signe de se taire et déboutonne sa braguette, laissant surgir un membre énorme et gonflé, comme un pantin à ressort qui serait resté trop longtemps comprimé dans sa boîte. Les travaux d’approche seront inutiles. La partie semble gagnée d’avance. A défaut d’avoir à le stimuler, elle va pouvoir s’offrir le luxe de le retenir. Oui, c’est ça, elle va s’amuser à le tenir à sa merci comme si elle ignorait la présence de BR FV 27 07 Fell22Madame sous sa douche, de l’autre côté de la cloison. D’une main caressante, elle lui malaxe les bourses, de l’autre, elle fait aller et venir la peau veinée du sexe, dégageant le gland qu’elle titille du bout de la langue, avant de l’avaler d’un seul coup. Une voix traverse la porte de la salle de bains :

- Edward ? Je ne vous entends plus, darling, tout va bien ?

- Nooonnn … !!!! … Humpfff … !!!! … Glouuup… !!!! … Arrête … !!!!

- Comment ça « Arrête ! », vous faites attention à ce que je dis, Edward ? Je vous demandais si tout allait bien !

- Oh oui… !! … Ouiiiiiiiii !! … Continue … !! … Aaahhh … !!! Ouiiiiiiiii !!! … Encore … !!!

- Mais enfin, Edward, continue quoi ? De quoi parlez-vous ? BR FV 27 08 Femme

Béatrice trouve la scène très drôle. Madame va sans doute surgir en peignoir d’un instant à l’autre. Elle le lit dans le regard inquiet de son partenaire. C’est l’occasion d’en profiter. De continuer comme si de rien n’était. Tenir bon quand il essaie de lui repousser la tête. Un petit plaisir pervers. Et une réputation à honorer. Une bonne suceuse doit pomper jusqu’au bout. C’est ce que sa maîtresse lui a appris. Et puis, elle adore sentir le sperme gicler au fond de sa gorge. Le dénouement est rapide. Congestionné, Monsieur remonte rapidement son pantalon tandis quBR FV 27 09 Homme1e la soubrette s’éclipse sans bruit et que la porte de la salle de bains s’ouvre. Il était temps !

Béatrice rajuste sa coiffe, empoigne un nouveau plateau et se présente à la porte d’une autre chambre. A peine a-t-elle frappé qu’elle se sent projetée à l’intérieur par une jeune femme ravissante. Yeux pervenche. Regard intense. Voix sucrée. Nuisette diaphane suspendue comme un écran devant elle à la pointe de ses seins. Magnifiques. Avec de larges aréoles foncées. Et plus bas, le triangle sombre d’une toison impeccablement taillée.

- Te voilà enfin, tu sais que je commençais à être jalouse ! BR FV 27 10 Fell45

Elle l’entraîne vers le lit où elle s’installe confortablement, le dos calé contre deux oreillers, les jambes repliées contre sa poitrine, largement ouvertes, et lui fait comprendre sans équivoque ce qu’elle attend d’elle. La soubrette glisse ses doigts entre les boucles brunes, mouille son index et le promène longuement autour du clitoris de la jeune femme. Celle-ci ferme les yeux. Elle sent son sexe gonfler de plaisir. Les doigts s’y plongent avec délice. Elle écarte ses lèvres pour que la soubrette puisse lui donner encore plus de plaisir. Béatrice continue à laisser ses doigts papillonner sur la fente luisante, accélérant insensiblement le rythme jusqu’à ce qu’elle se mette à gémir :

- Oh oui… !! … Ouiiiii… !!! OUIIIIII !!!! … OUIIIIIIII, là !!!!!! … Caresse-moi avec ta langue … !!!!!

Béatrice est prête à obBR FV 27 11 Plateau2tempérer mais les sonneries persistantes en provenance du couloir la contraignent à s’interrompre précipitamment (« Je repasserai tout à l’heure »). Il est clair qu’à l’étage, on commence à s’impatienter. Devant la porte d’à côté, un plateau terminé a été déposé. Elle s’incline pour le prendre. Sans plier les genoux. Elle en a maintenant l’habitude. Alors qu’elle est encore penchée, deux mains puissantes la saisissent à la taille par-derrière et la maintiennent dans cette position. BR FV 27 12 Homme2

- Mais Monsieur, arrêtez, mais qu’est-ce que vous faites ?

- Ce que je fais ? Mais tu le sais très bien, ma petite levrette ! Tu étais moins farouche, hier soir !

D’un geste rapide, il relève sa jupe, baisse sa petite culotte, introduit un doigt dans sa vulve juteuse comme un abricot mûr, et sans autre préliminaire, plante son sexe turgescent entre les lèvres déjà humides. Les mouvements, lents au départ, deviennent rapidement plus insistants. Béatrice sent ses gros testicules claquer contre ses fesses à chaque coup de boutoir qui la projette en avant. Les va-et-vient se précipitent. Il ne tarde pas à jouir en elle.

Le temps de remettre de l’ordre dans ses vêtements, la soubrette entrevoit le dos d’un inconBR FV 27 13 Fell55nu qui s’éloigne vers le fond du couloir. Ce n’est vraiment pas le moment de protester. De toute façon, cela ne servirait à rien. Les sonneries continuent. Béatrice frappe à la porte de la chambre jaune.

- Entrez ! Ah, c’est toi, petite traînée, tu tombes bien ! Alors comme ça, tu passes ta soirée en compagnie de ces messieurs et tu t’imagines que les dames ne se doutent de rien ?BR FV 27 14 Plateau6 Qu’elles sont persuadées qu’ils se contentent de jouer bien sagement au billard ? Tu me prends peut-être pour une idiote ? Pose ton plateau et mets-toi à genoux, dépêche-toi !

Interloquée, Béatrice obéit. La scène qu’elle redoutait. Il fallait bien qu’à un moment ou à un autre, elle finisse par se retrouver en présence de la compagne de l’un de ses nombreux partenaires de la veille. Les risques du métier. Celle-ci enjoint son compagnon de baisser son slip. Monsieur s’exécute, quelque peu incrédule. Ce serait bien la première fois que sa femme l’encouragerait à se faire sucer par une autre. Elle le pousse en avant, l’obligeant à s’approcher à quelques millimètres de la bouche de la soubrette et à exhiber sa pine au garde-à-vous.

- Elle est belle, elle est grosse, une queue de rêve, non ?

Béatrice ouvre toutes grandes les lèvres pour l’engloutir mais la femme la retient fermBR FV 27 15 Pénétrationement par-derrière en la tirant par les cheveux.

- N’est-ce pas qu’elle te fait envie, petite vicieuse !

La soubrette a beau avancer désespérément la tête et tendre la langue, l’objet convoité lui reste inaccessible.

- Mais tu ne la videras pas deux fois celle-là, espèce de garce !

Lorsque la femme devine que la tension des deux partenaires est parvenue à sonBR FV 27 16 Toast brûlé comble, elle repousse brusquement la soubrette sur le côté, avale goulûment le pieu tendu à sa hauteur et se met à le pomper avec frénésie jusqu’à ce qu’elle finisse par se retirer, la bouche dégoulinante de sperme, tout en décochant un rictus de victoire à l’intention de Béatrice.

Celle-ci est maintenant attendue dans la chambre rouge. Ailleurs aussi. Partout. Les appels se précipitent dans une cacophonie insupportable. Béatrice ne sait plus où donner de la tête et s’agite dans tous les sens.

- Oui, oui, voilà, voilà, j’arrive !

L'agacement tourne à l’exaspération. Plusieurs invités viennent aux nouvelles sur le palier. Les voix grondent dans la cage d’escalier. Lady AlexandrBR FV 27 17 BaldaquinVa se précipite. Aux récriminations des malheureux qui attendent toujours leur petit-déjeuner se joignent les plaintes de ceux qui ont déjà été servis : thé froid, toasts brûlés, c’est une honte. La maîtresse de maison en convient. Un incident regrettable. Blandine est appelée toutes affaires cessantes pour reprendre les choses en main.

Quant à la coupable, son sort est vite décidé : elle sera châtiée sur-le-champ. La maîtresse de maison l’empoigne par le bras et la fait entrer de force dans la première chambre qui se présente.

- Aux grands maux, les grands remèdes ! George, BR FV 27 18 Martinetattachez-la aux colonnes du lit à baldaquin, oui, comme ça, les bras en croix bien haut de chaque côté.

- Comme ça, Madame ?

- Non, encore plus haut, et tant mieux si ça tire ! Il faut qu’elle se tienne sur la pointe des pieds. Maintenant, la même chose en bas, les jambes écartées. Encore ! Au maximum ! C’est parfait !

- [Béatrice] Oh non, Madame, je vous en supplie, ce n’est pas de ma faute, tout le monde demande son petit-déjeuner en même temps et je suis seule pour faire le service !

- J’en étais sûre, il faut toujours qu’elle ait raison ! C’est peut-être de la mienne alors ?

Et pour couper court à ses jérémiades, elle lui enfourne son mouchoir dans la bouche en guise de bâillon.

- George, pendant que je vais finir de la préparer, allez donc me chercher mon martinet noir, vous savez, celui à longues lanières avec un manche épais en forme de phallus.

Le maître d’hôtel n’a pas à aller bien loin. Empressé, il le lui présente immédiatement, posé sur un plateau.

- Ce n’est pas la peine, Madame, le voici, je me suis dit que tôt ou tard, Madame allait me le réclamer !

Par Béatrice - Publié dans : Soumission - Communauté : Soumission et appartenance
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