Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 07:00

03 01Les journées se succèdent à Glendale. Immuables. Réglées par le protocole très strict qui ponctue l'emploi du temps des domestiques. Réveillée tôt matin, Béatrice s'empresse de faire sa toilette, de s'habiller, de ranger rapidement sa chambre, puis de se rendre au château où elle avale son petit-déjeuner avant de retrouver sa maîtresse qui l'attend de pied ferme dans l'intimité douillette de son boudoir.

- Bonjour Madame,  

- Bonjour Béatrice. [Elle la fait pivoter sur elle-même afin d'examiner sa tenue en détail.] Tu progresses, ma fille, c'est encore loin d'être parfait mais il y a un léger mieux. Tes escarpins par exemple, tu vois que c'est nettement plus joli de croiser les brides par-derrière, bien dégagées, tes chevilles sont beaucoup plus fines.03 02

- J'ai mis mon corset rouge, Madame, est-ce que j'ai bien fait?

- Non, Béatrice, aujourd'hui nous allons changer, tu vas porter le chair... ou plutôt non... le noir.

- Bien, Madame.

- Oui, c'est ça, le noir... il n'y a rien de plus élégant que le noir. Je suis sûre que celui-ci va t'aller. Il est plus court. Tu devrais être moins gênée pour te déplacer et pour te baisser.

- Tant mieux, Madame.

- Une fois agrafé par-devant, te rappelles-tu ce que tu dois faire ?

- Pas trop bien, Madame, je tâtonne dans mon dos, j'attrape la première boucle qui dépasse et je tire dessus à mort !

03 03- Surtout pas, petite sotte, je ne t'ai jamais dit ça! Est-ce qu'il t'arrive de m'écouter quand je te parle?

- Bien sûr, Madame, je fais tout mon possible pour me concentrer mais mon problème, c'est que j'oublie tout de suite après.

- Ma pauvre Béatrice, tu ne changeras pas, il y a des jours où je me demande si j'ai fait le bon choix en te prenant à mon service. N'oublie pas que tu es à l'essai... que rien n'est encore joué... et qu'il ne tient qu'à toi de te montrer à la hauteur.

- Je vais faire tout mon possible, Madame, je vous le promets.

- Alors c'est le moment! Redresse-toi, je vais te serrer tes lacets très fort dans le dos en03 04 m'aidant de mon genou.

- Aïe, Madame, arrêtez...

- ... je n'en peux plus, s'il vous plaît, j'étouffe!

- Ce n'est rien, Béatrice, rien qu'un petit désagrément passager. Avec moi tu n'as pas fini d'en voir ! Rappelle-toi qu'il faut souffrir pour être belle.

- J'ai l'impression d'être ficelée comme un saucisson!

- Ne dis pas de bêtises, ce corset est juste là pour te forcer à te tenir droite, à bomber la poitrine et à cambrer les reins.

- Tout le temps, Madame?

- Oui, Béatrice, du matin au soir. Je te dresserai jusqu'à ce que tu sois parfaite. Je suis très patiente, Béatrice, très exigeante aussi...

03 05- Bien, Madame.

- ... et très sévère quand il le faut. Arrête de t'agiter comme une pile électrique ! Si tu ne cesses pas immédiatement, je vais appeler George pour qu'il m'apporte mon martinet!

- Oh non, Madame, pas Monsieur George, s'il vous plaît!

- Alors reste tranquille et laisse-moi régler tes jarretelles. Capital, les jarretelles! Et pas seulement pour leur fonction utilitaire qui consiste à suspendre les bas. Elles sont surtout un stimulant du plaisir. Celui qui rappelle en permanence à une femme sa vulnérabilité. Comme une caresse insistante sur le grain de sa peau. Comme un attouchement impudique en haut de ses cuisses. Comme une présence indiscrète au seuil de son intimité. Comme un fantasme inassouvi qui ne demande qu'à éclore... 03 06

- Vous avez remarqué par-devant, Madame, on voit tout à travers mon body.

- Et comment, ma belle, c'est un détail qui n'échappera pas non plus à mes invités !

- Mais Madame!

- Et c'est pareil derrière, Béatrice, tes petites fesses rebondies vont beaucoup leur plaire aussi! Je les imagine déjà en train de te lutiner.

- Je croyais que mon travail se limiterait à assurer le service, c'est-à-dire à circuler entre les invités de Madame et à leur présenter des petits fours et des rafraîchissements sur un plateau.

- Tu as raison, ce sera ça pour l'essentiel, mais ce ne sera pas uniquement ça...

- ? ? ? ?

03 07- Il ne faudra pas t'étonner si tu sens une main soulever ta robe au passage...

- Mais Madame!

- ... des doigts frôler tes genoux... remonter entre tes cuisses... s'insinuer sous ton body...

- Si c'est ça, Madame, je préfère prévenir Madame tout de suite, je fais ni une ni deux, je pose mon plateau et je balance une baffe magistrale à l'espèce de goujat qui se sera permis une telle familiarité !

- Tu ne «balanceras» rien du tout, Béatrice, je te l'interdis formellement. Tu te contenteras seulement de te laisser caresser.

- Jamais je ne pourrai, Madame, j'aurai trop honte!

- Eh bien, tant pis pour ton amour-propre, Béatrice, ce n'est pas le plus important. Le plus03 08 important, c'est que tu t'attaches en permanence à me donner satisfaction. Et puis, tu verras, quand on est mignonne comme un cœur comme toi, il est loin d'être désagréable de se sentir désirée. Lève les pieds et enfile ta robe! Il faut que tu sois irréprochable. Une perle. L'orgueil de cette maison. Je veux que tout le monde m'envie de t'avoir à mon service. Tu comprends ?

- Oui, Madame.

- Alors ne t'inquiète pas, je t'expliquerai tout ce que mes invités ne manqueront pas, un jour ou l'autre, de te demander. Au début, nous ferons des répétitions en comité restreint...

03 09- Des répétitions?

- Bien sûr, des répétitions, pour te préparer, petite oie blanche.

- Mais à quoi, Madame?

- A tout, ma belle. A te montrer accueillante et disponible. A devancer leurs envies. A leur rendre quelques menus services. A les satisfaire. Blandine t'expliquera, elle a l'habitude. En attendant, regarde comme elle pense à tout. Heureusement qu'elle est là. Sans elle, je suis sûre que tu aurais négligé de mettre ton tablier.

- Oh oui, Madame, c'est vrai, ce sera très joli sur ma robe noire.

- C'est bien plus que ça, Béatrice, c'est un accessoire essentiel, si j'ose dire, une soubrette digne de ce nom n'est pas une soubrette sans son tablier.

- Bien, Madame.

- Mais il faut aussi qu'il soit impeccable... d'un blanc immaculé... amidonné...03 10

- ... et surtout méticuleusement repassé. Je ne veux pas voir le moindre pli, tu entends?

- Oui, Madame.

- Tu t'installeras devant une glace et tu t'entraîneras à l'ajuster à la bonne hauteur. Le plus important c'est qu'il soit parfaitement centré. Tiens, puisque Blandine est là, elle va m'aider.

- Je le noue comment par-derrière, Madame?

- Avec infiniment de soin. Les boucles doivent être égales, bien séparées, arrondies, joliment présentées ...

- Comme les rubans d'un cadeau de Noël?

- Tout à fait, Béatrice, c'est exactement ça. Il faut qu'elles ornent tes petites fesses comme un cadeau que tu t'apprêterais à offrir à mes invités.

03 11- Regarde-toi, tu le portes très bien, tu sais?

- C'est super, Madame!

- C'est superbe, Béatrice, pas «super», je te l'ai déjà dit!

- Et mon plateau?

- Plus tard, Béatrice... plus tard... chaque chose en son temps, il faut d'abord que tu saches t'habiller toute seule et que tu sois capable de marcher sans la moindre hésitation. Pour le moment, nous sommes loin du compte. Ce n'est pas parce que ça va un peu mieux que tu dois relâcher tes efforts. Au contraire, il est indispensable que tu continues à faire des exercices tous les jours.

- Tous les jours?

- Oui, tous les matins, comme de la gymnastique. Et tu seras punie si je ne suis pas satisfaite.03 12

- Oh Madame!

- Je t'ai dit que je te dresserai, ma belle. Combien de fois faudra-t-il que je te le répète. Et ne va surtout pas croire que je suis disposée à me lasser rapidement. J'observe tout. Rien ne m'échappe. Pas même le plus infime détail. Ta coiffure, par exemple. Tu y passeras le temps qu'il faudra mais tes cheveux devront être toujours parfaitement brossés.

- Oui, Madame.

- Baisse la tête, je vais te poser ta coiffe.

- Il faudra que je garde ce truc tout le temps sur le sommet du crâne?

03 13- Tout le temps, Béatrice, et d'abord ce n'est pas un «truc», il va falloir aussi que je t'apprenne à parler correctement. Décidément, je sens que je vais avoir beaucoup de travail avec toi!

- Je ferai des efforts, Madame.

- Il ne te suffit pas de le dire, il faut commencer tout de suite. Regarde, Blandine te tend une paire de gants.

- Mais Madame, j'en porte déjà des noirs!

- Justement, tu vas mettre des blancs par-dessus. Ce sont des gants Nestor, tu les porteras pour servir quand je recevrai.

- Bien, Madame.

Par Béatrice - Publié dans : Féminisation - Communauté : Le sexe sans tabous
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  • : 05/02/2009

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