Féminisation

Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 14:33

02 01Après avoir couru tout au long du chemin et gravi quatre à quatre les degrés du perron, Béatrice se présente essoufflée dans le hall d'entrée du manoir. L'horloge marque onze heures passées de cinq minutes. George, imperturbable, l'introduit dans le salon où l'attend Lasy Alexandra.
- Béatrice, tu as vu l'heure? C'est la première et la dernière fois que tu es en retard, c'est compris ?

- Oui, Madame, excusez-moi, Madame. [Son regard est attiré par le manche jaune d'un martinet à courtes lanières, posé sur une coiffeuse, juste à côté du fauteuil de sa maîtresse.]

- Je voudrais que tu m'écoutes très attentivement parce que je ne te répéterai pas deux fois ce02 02 que je vais te dire.

- Bien, Madame.

- J'attache la plus extrême importance à la tenue de mes soubrettes. Il faut qu'elle soit impeccable du matin jusqu'au soir. Tu te rendras vite compte que je suis très stricte sur ce point. Je n'admettrai aucun laisser-aller. Aucun. Est-ce clair?

- Oui, Madame.

- Bien. Pour ta première leçon, je vais t'apprendre à t'habiller.

- A m'habiller en soubrette?

- Oui, en soubrette, c'est bien pour ça que tu es à mon service, non? Commence donc par m'enlever toutes tes frusques de petite provinciale, je ne veux plus les voir. [Béatrice déboutonne son chemisier, retire sa jupe grise, ses gros souliers à lacets et ses chaussettes de 02 03laine.]  

- Voilà, Madame.

- Je t'ai demandé de tout enlever! [La jeune fille, gênée, dégrafe son soutien-gorge qu'elle pose soigneusement sur le dos d'une chaise mais garde sa petite culotte.]

- Tu veux vraiment que je me fâche? [La maîtresse tend la main en direction de son martinet.]

- Oh non, Madame! [Elle se résout à se dénuder entièrement et tente avec maladresse de dissimuler son intimité avec ses mains. Lady Alexandra l'observe se dandiner d'un pied sur l'autre. Le malaise s'accroît. Béatrice sent son cœur battre à toute allure.]

- Entrez! [Blandine se glisse dans la pièce.] 02 04 

- Tu tombes bien, Blandine, j'allais t'appeler. Prépare mon tailleur noir pour le cocktail de cet après-midi. Pas besoin de chemisier, je m'en passerai [Sourire]. Je te présente Béatrice, qui va remplacer notre fidèle Émilie. Je compte sur toi pour lui expliquer en détail le fonctionnement de la maison. Vous allez très bien vous entendre, j'en suis sûre. [Blandine foudroie du regard sa nouvelle rivale et quitte la pièce en claquant la porte.]

- Où en étions-nous ? Ah oui, tu ne vas pas rester comme ça ! Viens avec moi, je vais te choisir tes vêtements. [Lady Alexandra quitte le salon et conduit sa soubrette, dans le plus simple appareil, à travers un long couloir, jusque dans son boudoir.]

- Tu vas commencer par enfiler cette paire de bas.

- Bien, Madame. 02 05 

- Pas n'importe comment, petite bécasse, retourne-les d'abord et passe-les délicatement par la pointe. Assure-toi que le talon est au bon endroit, c'est essentiel, et vérifie le tracé de la couture par-derrière au fur et à mesure que tu les remontes. Non, pas comme ça, tu vas trop vite, regarde de quoi tu as l'air, ils sont tout tortillés!

- Excusez-moi, Madame, mais c'est la première fois, je n'ai pas encore l'habitude.


Lady Alexandra aide sa soubrette. Celle-ci se laisse manipuler comme une poupé02 06e. Visiblement, ses pensées sont ailleurs, accaparées par la vision d'un alignement impressionnant d'escarpins posés sur une étagère au-dessus d'elle.
   
 

- Mais Madame, vous n'allez pas me faire porter ça, je ne vais jamais pouvoir tenir debout sur des talons aussi hauts!

- Eh bien tu apprendras jusqu'à ce que tu tiennes. Assieds-toi à côté de moi et donne-moi ta jambe. [Elle lui enfile une paire d'escarpins noirs à plates-formes.] Regarde bien comment il faut les attacher. Les brides croisées derrière, pas devant. Voilà, relève-toi et fais quelques pas.

- Vous voulez vraiment que je me torde la cheville et que je m'étale de tout mon long?

- Non, Béatrice, je veux simple02 07ment que tu apprennes à marcher élégamment.

- Dans ce cas-là, il va me falloir du temps.

- Eh bien, nous prendrons tout le temps qu'il faudra, Béatrice, cela dépend uniquement de toi. Regarde déjà la différence: ta silhouette est plus élancée, tes chevilles et tes mollets sont tendus, cela te fait des jambes superbes !

- C'est vrai, Madame!

- Tu verras, en accentuant ton déséquilibre en avant, tes talons te forceront à redresser le buste et à creuser les reins. Tu vas les rendre fous ! Je te montrerai aussi comment te déhancher.

- Oh oui, Madame!

- Et puis en t'obligeant à faire des petits pas, tes chaussures te rappe02 08lleront à chaque instant que tu n'es pas libre de tes mouvements. Que tu les portes pour faire plaisir à ta maîtresse. Que tu me dois une totale obéissance. Que tu m'appartiens. Tu comprends, Béatrice?  

- Oui, Madame.

- Passons au soutien-gorge. Il te faut quelque chose d'un peu sexy.

- Oh non, Madame, pas celui-là, tout le monde va voir mes seins à travers!

- Je l'espère bien, Béatrice, mes invités n'attendent que ça!

- Et ma petite culotte, Madame?

- Tu n'en as pas besoin, tu porteras un body à la place. Tu seras beaucoup plus mignonne comme ça et puis ce sera beauc02 09oup plus pratique pour te déshabiller!

- Me déshabiller?

- Oui, je t'expliquerai. En attendant, passe donc celui-là, il devrait être à ta taille.

- Mais Madame? vous avez vu, il est transparent!

- Bien sûr! Et alors? Tu préfères peut-être ressembler à une bonne sœur?

- Oh non, Madame!

- Laisse-moi faire et lève les bras au-dessus de ta tête.

- Je croyais que j'allais porter un chemisier blanc.

- Tu croyais mal, Béatrice!

- De toute façon, ce n'est pas à toi de décider. Je t'indiquerai très02 10 précisément tous les matins comment tu dois t'habiller et tu obéiras. C'est clair?  

- Oui, Madame.

- Ecarte les jambes, que j'attache la bride.

- Maintenant essaie tes gants. Ce sont des gants d'opéra en satin. Il faudra que tu en prennes le plus grand soin.

- Bien, Madame.

- C'est un peu comme pour tes bas, tu vois, il faut les rouler complètement avant de les enfiler. Tu t'entraîneras dans ta chambre et puis au début, tu pourras aussi demander à Blandine, elle t'aidera.

- Vous croyez?

- J'en suis sûre. Blandine est là po02 11ur te guider, elle a plus d'expérience. Quand viendra ton tour, ce sera à toi d'aider les plus jeunes. En attendant, concentre-toi, nous abordons le plat de résistance, si j'ose dire. Je vais t'apprendre à mettre un corset.
   

Lady Alexandra extrait de sa garde-robe un modèle rouge qu'elle applique sur le buste de sa soubrette. Constatant qu'il faut le desserrer légèrement, elle le pose à plat sur ses genoux afin de l'ajuster, puis le plaque à nouveau et l'agrafe par-devant en commençant par le haut tandis que Béatrice creuse le ventre pour l'aider.
 

- Le rouge est superbe, Madame, il est magnifique. 02 12 

- Plus que magnifique, Béatrice, somptueux. Avec ça, je peux t'assurer que tu ne vas pas passer inaperçue!

- Mais on ne le verra pas s'il est sous ma robe.

- Bien sûr que si, on le verra quand on la relèvera.

- Vous voulez dire que je devrai me laisser peloter?

- Caresser, Béatrice, caresser, tu as très bien compris!

- Sans... sans me défendre?

- Sans te «défendre» comme tu dis, ma belle, il te suffira de te laisser faire et d'obéir. Tiens-toi droite!

- ... d'obéir à tout ce qu'on me demandera?

- Absolument, à tout, sans broncher, tu n'auras pas le choix. Chez moi, les invités ont tous les droits. Au lieu de papillonner, observe bien ce que je fais. Un corset ne se lace pas comme une paire de chaussures. D'ab02 13ord tu l'agraferas par-devant en commençant par les attaches du haut...

- Bien, Madame.

- ... ensuite tu mettras tes mains dans le dos et tu tireras sur les boucles.

- Je n'y arriverai jamais, Madame!

- Ne t'inquiète pas, je serai à côté de toi pour les premiers essais.

- Oh oui, je veux bien.  

- Il faut procéder en plusieurs fois et resserrer progressivement le laçage en partant du haut vers le milieu...

- Bien, Madame.  

- ... puis en partant du bas vers le milieu.

- Jusqu'à quand, Madame?

- Jusqu'à ce qu'il soit parfaitement ajusté et que tu te sentes confortabl02 14e.

- Comme si un homme me serrait dans ses bras?

- Oui, si tu veux. Tu pourras alors tirer de toutes tes forces sur le lacet central... [Lady Alexandra appuie son genou contre le dos de Béatrice pour la tirer en arrière.]

- ... afin de bien marquer la taille et de l'affiner au maximum.

- Aïe! Madame, j'ai mal, vous serrez trop fort, je ne peux plus respirer!

- Tiens-toi au fauteuil et rentre le ventre, dans quelques minutes, tu n'y penseras même plus.

- J'ai l'impression d'avoir une taille de guêpe!

- Ce n'est pas qu'une impression, Béatrice.

- Et des hanches de courtisane!

- C'est tout à fait ça! 02 15 

- Oh Madame, j'ai le dos cambré et les fesses en arrière.

- C'est pour qu'on les caresse encore plus, ma belle!

- Et mes seins, regardez, on dirait qu'ils sont prêts à éclater!  

- Oui, ils tendent même leurs pointes mais c'est normal, Béatrice, un corset est fait pour mouler le corps, pour en épouser les formes et les mettre en valeur.  

- Je vais avoir du mal pour me pencher.

- Une question d'habitude, Béatrice, des exercices réguliers te donneront plus d'aisance.

- Je crois que je vais en avoir besoin.

- Et puis nous aviserons. En fonction des circonstances, je te ferai porter des modèles moins longs. Pour le moment, tu vas enfiler cette robe. Lève les pieds et prends appui sur mes épaules.02 16
   

Elle lui présente un modèle ultra court en skaï noir dont les plis s'évasent en corolle autour de la taille comme les pétales d'une fleur.
   

- Elle est superbe, Madame!  

- Tu y feras très attention, c'est un modèle sorti tout droit des ateliers du grand créateur Patrice Catanzaro.

- Spécialement pour moi?

- Spécialement pour toi, Béatri02 17ce. Rien n'est jamais trop beau pour mes domestiques.

- Vous ne trouvez pas qu'elle est limite trop courte?

- Pas du tout, elle te va à la perfection.

- Mais Madame, vous avez vu par-devant, on aperçoit la lisière de mes bas!

- Presque, et si ça peut te consoler, par-derrière, elle t'arrive juste au ras des fesses!

- Tourne-toi. C'est parfait! Te voilà bonne pour le service! Bonne pour le service, pour une domestique, c'est amusant, non?

- Madame, j'ai la sensation d'être toute nue!

- Convaincs-toi plutôt que tu es adorable comme ça et que tu auras bientôt à tes pieds un parterre d'amoureux transis.

 

Par Béatrice - Publié dans : Féminisation - Communauté : Le sexe sans tabous
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 07:00

03 01Les journées se succèdent à Glendale. Immuables. Réglées par le protocole très strict qui ponctue l'emploi du temps des domestiques. Réveillée tôt matin, Béatrice s'empresse de faire sa toilette, de s'habiller, de ranger rapidement sa chambre, puis de se rendre au château où elle avale son petit-déjeuner avant de retrouver sa maîtresse qui l'attend de pied ferme dans l'intimité douillette de son boudoir.

- Bonjour Madame,  

- Bonjour Béatrice. [Elle la fait pivoter sur elle-même afin d'examiner sa tenue en détail.] Tu progresses, ma fille, c'est encore loin d'être parfait mais il y a un léger mieux. Tes escarpins par exemple, tu vois que c'est nettement plus joli de croiser les brides par-derrière, bien dégagées, tes chevilles sont beaucoup plus fines.03 02

- J'ai mis mon corset rouge, Madame, est-ce que j'ai bien fait?

- Non, Béatrice, aujourd'hui nous allons changer, tu vas porter le chair... ou plutôt non... le noir.

- Bien, Madame.

- Oui, c'est ça, le noir... il n'y a rien de plus élégant que le noir. Je suis sûre que celui-ci va t'aller. Il est plus court. Tu devrais être moins gênée pour te déplacer et pour te baisser.

- Tant mieux, Madame.

- Une fois agrafé par-devant, te rappelles-tu ce que tu dois faire ?

- Pas trop bien, Madame, je tâtonne dans mon dos, j'attrape la première boucle qui dépasse et je tire dessus à mort !

03 03- Surtout pas, petite sotte, je ne t'ai jamais dit ça! Est-ce qu'il t'arrive de m'écouter quand je te parle?

- Bien sûr, Madame, je fais tout mon possible pour me concentrer mais mon problème, c'est que j'oublie tout de suite après.

- Ma pauvre Béatrice, tu ne changeras pas, il y a des jours où je me demande si j'ai fait le bon choix en te prenant à mon service. N'oublie pas que tu es à l'essai... que rien n'est encore joué... et qu'il ne tient qu'à toi de te montrer à la hauteur.

- Je vais faire tout mon possible, Madame, je vous le promets.

- Alors c'est le moment! Redresse-toi, je vais te serrer tes lacets très fort dans le dos en03 04 m'aidant de mon genou.

- Aïe, Madame, arrêtez...

- ... je n'en peux plus, s'il vous plaît, j'étouffe!

- Ce n'est rien, Béatrice, rien qu'un petit désagrément passager. Avec moi tu n'as pas fini d'en voir ! Rappelle-toi qu'il faut souffrir pour être belle.

- J'ai l'impression d'être ficelée comme un saucisson!

- Ne dis pas de bêtises, ce corset est juste là pour te forcer à te tenir droite, à bomber la poitrine et à cambrer les reins.

- Tout le temps, Madame?

- Oui, Béatrice, du matin au soir. Je te dresserai jusqu'à ce que tu sois parfaite. Je suis très patiente, Béatrice, très exigeante aussi...

03 05- Bien, Madame.

- ... et très sévère quand il le faut. Arrête de t'agiter comme une pile électrique ! Si tu ne cesses pas immédiatement, je vais appeler George pour qu'il m'apporte mon martinet!

- Oh non, Madame, pas Monsieur George, s'il vous plaît!

- Alors reste tranquille et laisse-moi régler tes jarretelles. Capital, les jarretelles! Et pas seulement pour leur fonction utilitaire qui consiste à suspendre les bas. Elles sont surtout un stimulant du plaisir. Celui qui rappelle en permanence à une femme sa vulnérabilité. Comme une caresse insistante sur le grain de sa peau. Comme un attouchement impudique en haut de ses cuisses. Comme une présence indiscrète au seuil de son intimité. Comme un fantasme inassouvi qui ne demande qu'à éclore... 03 06

- Vous avez remarqué par-devant, Madame, on voit tout à travers mon body.

- Et comment, ma belle, c'est un détail qui n'échappera pas non plus à mes invités !

- Mais Madame!

- Et c'est pareil derrière, Béatrice, tes petites fesses rebondies vont beaucoup leur plaire aussi! Je les imagine déjà en train de te lutiner.

- Je croyais que mon travail se limiterait à assurer le service, c'est-à-dire à circuler entre les invités de Madame et à leur présenter des petits fours et des rafraîchissements sur un plateau.

- Tu as raison, ce sera ça pour l'essentiel, mais ce ne sera pas uniquement ça...

- ? ? ? ?

03 07- Il ne faudra pas t'étonner si tu sens une main soulever ta robe au passage...

- Mais Madame!

- ... des doigts frôler tes genoux... remonter entre tes cuisses... s'insinuer sous ton body...

- Si c'est ça, Madame, je préfère prévenir Madame tout de suite, je fais ni une ni deux, je pose mon plateau et je balance une baffe magistrale à l'espèce de goujat qui se sera permis une telle familiarité !

- Tu ne «balanceras» rien du tout, Béatrice, je te l'interdis formellement. Tu te contenteras seulement de te laisser caresser.

- Jamais je ne pourrai, Madame, j'aurai trop honte!

- Eh bien, tant pis pour ton amour-propre, Béatrice, ce n'est pas le plus important. Le plus03 08 important, c'est que tu t'attaches en permanence à me donner satisfaction. Et puis, tu verras, quand on est mignonne comme un cœur comme toi, il est loin d'être désagréable de se sentir désirée. Lève les pieds et enfile ta robe! Il faut que tu sois irréprochable. Une perle. L'orgueil de cette maison. Je veux que tout le monde m'envie de t'avoir à mon service. Tu comprends ?

- Oui, Madame.

- Alors ne t'inquiète pas, je t'expliquerai tout ce que mes invités ne manqueront pas, un jour ou l'autre, de te demander. Au début, nous ferons des répétitions en comité restreint...

03 09- Des répétitions?

- Bien sûr, des répétitions, pour te préparer, petite oie blanche.

- Mais à quoi, Madame?

- A tout, ma belle. A te montrer accueillante et disponible. A devancer leurs envies. A leur rendre quelques menus services. A les satisfaire. Blandine t'expliquera, elle a l'habitude. En attendant, regarde comme elle pense à tout. Heureusement qu'elle est là. Sans elle, je suis sûre que tu aurais négligé de mettre ton tablier.

- Oh oui, Madame, c'est vrai, ce sera très joli sur ma robe noire.

- C'est bien plus que ça, Béatrice, c'est un accessoire essentiel, si j'ose dire, une soubrette digne de ce nom n'est pas une soubrette sans son tablier.

- Bien, Madame.

- Mais il faut aussi qu'il soit impeccable... d'un blanc immaculé... amidonné...03 10

- ... et surtout méticuleusement repassé. Je ne veux pas voir le moindre pli, tu entends?

- Oui, Madame.

- Tu t'installeras devant une glace et tu t'entraîneras à l'ajuster à la bonne hauteur. Le plus important c'est qu'il soit parfaitement centré. Tiens, puisque Blandine est là, elle va m'aider.

- Je le noue comment par-derrière, Madame?

- Avec infiniment de soin. Les boucles doivent être égales, bien séparées, arrondies, joliment présentées ...

- Comme les rubans d'un cadeau de Noël?

- Tout à fait, Béatrice, c'est exactement ça. Il faut qu'elles ornent tes petites fesses comme un cadeau que tu t'apprêterais à offrir à mes invités.

03 11- Regarde-toi, tu le portes très bien, tu sais?

- C'est super, Madame!

- C'est superbe, Béatrice, pas «super», je te l'ai déjà dit!

- Et mon plateau?

- Plus tard, Béatrice... plus tard... chaque chose en son temps, il faut d'abord que tu saches t'habiller toute seule et que tu sois capable de marcher sans la moindre hésitation. Pour le moment, nous sommes loin du compte. Ce n'est pas parce que ça va un peu mieux que tu dois relâcher tes efforts. Au contraire, il est indispensable que tu continues à faire des exercices tous les jours.

- Tous les jours?

- Oui, tous les matins, comme de la gymnastique. Et tu seras punie si je ne suis pas satisfaite.03 12

- Oh Madame!

- Je t'ai dit que je te dresserai, ma belle. Combien de fois faudra-t-il que je te le répète. Et ne va surtout pas croire que je suis disposée à me lasser rapidement. J'observe tout. Rien ne m'échappe. Pas même le plus infime détail. Ta coiffure, par exemple. Tu y passeras le temps qu'il faudra mais tes cheveux devront être toujours parfaitement brossés.

- Oui, Madame.

- Baisse la tête, je vais te poser ta coiffe.

- Il faudra que je garde ce truc tout le temps sur le sommet du crâne?

03 13- Tout le temps, Béatrice, et d'abord ce n'est pas un «truc», il va falloir aussi que je t'apprenne à parler correctement. Décidément, je sens que je vais avoir beaucoup de travail avec toi!

- Je ferai des efforts, Madame.

- Il ne te suffit pas de le dire, il faut commencer tout de suite. Regarde, Blandine te tend une paire de gants.

- Mais Madame, j'en porte déjà des noirs!

- Justement, tu vas mettre des blancs par-dessus. Ce sont des gants Nestor, tu les porteras pour servir quand je recevrai.

- Bien, Madame.

Par Béatrice - Publié dans : Féminisation - Communauté : Le sexe sans tabous
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 06:00

Sur le damier noir et blanc, impeccablement ciré, du hall d’entrée de Glendale House, on entend résonner les talons hauts de Lady Alexandra. Celle-ci s’apprête à se rendre à un cocktail chez ses amis, Lord Winston et Lady Camilla Harmsworth. Pour l’occasion, elle a revêtu son tailleur noir préféré, dont la sobriété et l’élégance mettent en valeur la perfection de sa silhouette. Un sourire éclaire son visage tandis qu’elle contemple les reflets ambrés de ses cheveux blonds dans le miroir, au-dessus d’une console italien ne de bois doré, encadrée par deux splendides potiches de la Compagnie des Indes.

Elle se sent au mieux de sa forme. Superbe. La plus belle parure d’une femme, c’est le désir qu’elle inspire. Sa jupe, courte mais sans excès, fait ressortir le galbe de ses jambes, tandis que les pans de sa veste, suspendus au-dessus de sa taille pour en souligner la finesse, se croisent avec naturel sur sa poitrine dénudée. La doublure d’organza est là pour tout montrer sans rien laisser voir. La promesse d’un décolleté généreux, ferme, triomphant. C’est le style qu’elle affectionne, à la fois strict sans être austère, provoquant dans la limite du convenable, classique mais original, attirant sans tomber dans la vulgarité. Une broche, figurant un grand nœud double en cristal, épanoui autour d’une pierre centrale à laquelle est reliée une pendeloque en poire, égaye l’ensemble.

- Dépêchons-nous, Béatrice, la voiture est prête ?

- James est prévenu, Madame, il ne devrait pas tarder à arriver. [Au même moment, on entend les pneus de la Bentley crisser sur le gravier, au pied du perron]

- A ce soir, Béatrice, tu n’oublieras pas de préparer ma chambre pour mon retour.

- Non, Madame. [Le chauffeur ouvre la portière, sa casquette à la main. Lady Alexandra s’installe. La soubrette, en haut des marches, et George, légèrement en retrait sur le se uil, regardent la limousine s’éloigner lentement vers la grille du parc.]

Sans perdre un seul instant de liberté, Béatrice fait demi-tour, gravit prestement les degrés de l’escalier qui conduit au premier étage, et s’enferme dans la salle de bains de Lady Alexandra. C’est la pièce qu’elle préfère. Elle peut y partager l’intimité de sa maîtresse, dans une atmosphère feutrée, propice au silence et à l’apaisement. Les couleurs pastel des murs et des tissus enveloppent la pièce d’une lumière tamisée.

Il y flotte un parfum gourmand et sensuel, une fragrance entêtante qui marie la tubéreuse et l’héliotrope. Partout, sur des étagères, dans un ordre impeccable, sont rangés des flacons de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des pots remplis de pinceaux, de brosses et de peignes, des tubes de fond de teint, des eaux de toilette, des ombres à paupières, des eye-liners, des crayons à œil et à sourcils, des bâton s de mascara et de rouge à lèvres, des nuanciers de poudres, des vernis à ongles, des toniques hydratants, des laits corporels, des lotions démaquillantes, des masques « coup d’éclat », des défatigants éclairs contour des yeux, des nettoyants moussants doux, des sublimateurs de teint, des baumes embellisseurs...

Plongée dans l’univers secret de la beauté et de la femme, Béatrice s’installe devant le miroir serti d’une double rangée d’ampoules, semblable à celui d’une loge de théâtre. Un mince bandeau élastique rose tire ses cheveux en arrière. Elle observe son visage. Face. Profil. Trois quarts. Les expressions de sa maîtresse lui reviennent à la mémoire. Elle prend un plaisir évident à imiter ses gestes, et plisse les yeux comme elle pour ne distinguer, entre ses cils, qu’ombres et lumières.

- [Dialoguant avec elle-même] Reste calme, Béatrice, Madame ne va pas revenir de sitôt ! Alors ne brûle pas les étapes, prends ton temps et tâche de te rappeler comment elle s’y prend. D’abord, le visage. Elle le nettoie, avant d’appliquer un fond de teint fluide et fondant au moyen d’une éponge souple. Va bien jusqu’à la racine des cheveux. Profites-en pour couvrir l’esquisse d’un cerne, une petite rougeur sur l’aile du nez, un pli infime à la commissure des lèvres. N’oublie pas le cou. Maintenant, passe un léger voile de poudre avec la houppette afin de donner à la peau un aspect mat et satiné.

Son visage se tend sous l’illumination. Béatrice se sourit. Son visage et son corps sont ses meilleurs atouts, le seul capital sur lequel elle peut compter.

- Ensuite les yeux. Ess entiel, les yeux. Tu as la chance de les avoir bleus. Il faut que l’harmonie des couleurs de l’ensemble du maquillage s’appuie sur cette dominante et que tu choisisses, pour la mettre en valeur, une ombre à paupières de la même teinte ou d’un ton complémentaire.

La domestique examine attentivement plusieurs nuances, les compare entre elles, hésite, et se lance. Elle recouvre sa paupière supérieure d’ombre blanc irisé puis, avec un pinceauB10 08 Fard plus fin, elle dépose du bleu très pâle en halo. Tandis qu’elle s’applique à souligner ses cils d’un trait d’eye-liner, la porte de la salle de bains s’ouvre brusquement. Blandine apparaît, son plumeau à la main, interloquée.

- Mais qu’est-ce que tu fabriques ici ?

- Occupe-toi donc de tes affaires et va-t-en !

- Tu peux compter sur moi pour le dire à Madame quand elle rentrera !

- Dénoncer les autres, c’est tout ce que tu sais faire, tu ne penses qu’à ça pour te faire bien voir !

- Et toi, à jouer les midinettes en tortillant du derrière !

- Je te préviens, Blandine, si tu en parles à Madame, je n’hésiterai pas une seconde à lui dire à quoi tu passes ton temps dans la grange avec Edward, le garçon de ferme !

Blandine hausse les épaules, excédée, les yeux au ciel, et repart en claquant la porte rageusement. Béatrice sourit, pousse un profond soupir et approche son visage du miroir pour allonger ses cils avec un mascara bleu. B10 09 blue eye

- Où en étais-je ? Ah oui, maintenant, les joues. Super important aussi les joues ! Mais avec mon visage un peu rond, il vaut mieux que j’applique un ton de blush plus soutenu dans le creux des pommettes. Légèrement rougissante, pas trop, comme une enfant prise en faute, les hommes adorent !

La soubrette imagine la scène, se compB10 10 Poudrier2ose une mine ingénue, baisse les yeux docilement, puis les relève en feignant d’adopter un air coupable.

- C’est parfait, Il faut que je m’entraîne à rougir sur commande et à garder les cils fermés sur les paupières. J’ai bientôt terminé, il me reste la bouche.

Elle agrandit celle-ci en redessinant ses lèvres avec un crayon violet, puis leur donne du volume en appliquant le plus clair des rouges à lèvres au milieu et le plus foncé sur les côtés. Un soupçon de gloss vernit le tout, comme une pellicule de sucre candi autour d’une pomme d’amour.

- Sourire aux hommes, attirer leurs regards sur ma bouche, les laisser fantasmer sur ce coquillage nacré, entrouvert sur un abîme de sensualité. Voilà, j’ai fini. Si j’osais, je me vernirais aussi les ongles. Oh, et puis non, dans mon emploi, il vaut mieux que je reste classique : un teint invisible, des cils fournis et détachés, une bouche impeccable. Je crois que ça plairait à Madame, si je pouvais lui montrer. B10 11 Contour des lèvres

Tout à ses pensées, et alors qu’elle continue à s’admirer dans la glace, Béatrice entend du bruit, de l’autre côté de la cloison, dans la chambre de sa maîtresse.

- Blandine, je vais finir par m’énerver, je t’ai déjà dit de me laisser tranquille !

La porte s’ouvre brutalement. A la place de Blandine, c’est Lady Alexandra qui fait irruption dans la salle de bains. Terrorisée, la soubrette se lève précipitamment.

- Mais Madame, vous êtes déjà revenue ? Je croyais que vous deviez rentrer beaucoup plus tard !

- Eh bien, il ne faut pas croire tout ce que je dis, petite sotte, j’aime beaucoup réserver des surprises à mes domestiques, et puis j’étais sûre que tu allais faire des bêtises dans mon dos ! Est-ce que j’avais tort ?

- Je n’ai rien fait de mal, Madame. B10 12 Lipstick

- Tais-toi, insolente, approche-toi, non mais tu as vu comment tu t’es grimée ? Tu te crois au cirque ? [Intérieurement : si c’est son premier essai, elle est plutôt douée, cette petite !] Aurais-tu oublié que je t’ai strictement interdit de te maquiller ? Mets-toi immédiatement au coin, à genoux, les mains sur la tête.

Attirée par les éclats de voix, Blandine, radieuse, s’empresse de se mêler à la conversation.

- C’est bien fait pour toi, Béatrice, tu ne l’as pas volé ! Je t’avais prévenue ? Et en plus, je n’ai même pas eu besoin de t’accuser !

- [Lady Alexandra] George, mais où est-il encore passé celui-là ?

- [Cauteleux] Madame m’a appelé ?

- Oui, George, vous allez dresser le chevalet dans le petit salon et m’apporter mon martinet, nous vous rejoignons dans quelques minutes.

- Tout de suite, Madame. Le petit martinet à manche jaune ou celui à longues lanières ?

- Les deux.

- Bien, Madame. Madame souhaite-t-elle que la correction soit donnée en présence des autres domestiques ?

- Naturellement, George, convoquez le personnel au grand complet et dépêchez-vous !

 

Par Béatrice - Publié dans : Féminisation - Communauté : Le sexe sans tabous
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Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 06:00

01 R60 Lingerie 09Si ça continue comme ça, je crois bien que je ne serai jamais prête. Le trac. La peur au ventre. La gorge qui se noue. Comme si je m’apprêtais à sauter dans le vide du haut d’un pont. Sans élastique. Il faut que je réussisse du premier coup. Il n’y aura pas de deuxième fois. En attendant, c’est plutôt mal parti. Je dois finir de me préparer. Et la bride de mon escarpin vient de lâcher. On m’appelle. Julie, ma coiffeuse, est au bord de l’hystérie. La tension est à son comble.

Col cassé impeccable, verres fumés, mitaines incongrues en résille argent, Klaus s’agite dans tous les sens en tripotant nerveusement son bracelet talisman couvert de breloques et de02 R60 Front Row grigris. C’est la première de sa collection de lingerie printemps-été. Et chaque fois, c’est la même chose. Le même désordre indescriptible. Au-dessus des têtes, les écrans annoncent en lettres rouges clignotantes « The show will start in one minute ». Encore quelques poignées de secondes et le03 R60 Lingerie 145s salons de l’hôtel de Bourbon-Condé seront plongés dans le noir. Avant de renaître dans un jaillissement de lumière. Pour quelques instants de grâce. Pour une féerie des sens. Pour une folie intitulée cette année « Burning Desire », offerte en toute simplicité « aux femmes, à la haute couture et à Paris ».

Un bourdonnement frénétique s’empare de la ruche des accessoiristes, maquilleurs, couturières, agents de sécurité, régisseurs, éclairagistes, techniciens du son et de l’image… Derniers réglages. Ultimes recommandations. Un défilé se prépare et se gère comme un spectacle. Dans le luxe, le show do04 R60 Maquillageit être maîtrisé à la perfection.

Une journaliste de Vogue écoute, perplexe, un blondinet maniéré décrypter les intentions du maître de sa voix de fausset. « Les icônes de la mode changent… Il faut jeter aux orties l’agressivité du porno chic et le flashy des paillettes pour redécouvrir le goût de la féminité épanouie… Ode à la t05 R60 Lingerie 05ransparence… Habiller le rêve d’une caresse… Rendre à l’éphémère une part d’absolu… Il n’y a d’autre beauté que la liberté du corps. ».

C’est Walter qui m’a maquillée. Il a l’habitude. J’ai un petit faible pour Walter. Avec lui, je suis tranquille. En voilà un qui pense sûrement à autre chose qu’à peloter les seins des filles. Un véritable artiste. Un esthète qui pose ses couleurs comme le ferait un peintre, tout en écoutant la symphonie 41 (Jupiter) de Mozart sur son baladeur MP3. Maquillage glamour. De braise et de velours. Cils cambrés. Lèvres ardentes, repulpées à l’extrême. Ma bouche est en feu, comme celle d’une geisha.

Le « front row » a été pris d’assaut par les06 R60 45 célébrités. Stars du cinéma. Du show-biz. De la mode. Vedettes de télévision. Personnalités politiques. Invitées de marque. J’aperçois Lady Alexandra - à qui je dois l’insigne privilège de pouvoir défiler - accompagnée de son amie Martine. Des coulisses, on entend gronder la rumeur de la salle. Tous ces gens venus spécialement pour l’occasion et qu’il ne faut pas décevoir. 07 R60 Lingerie 10Qui se dévisagent à distance, s’échangent des signes, papotent, s’éventent avec leur programme et soudain se figent dès que la lumière décline.

Le défilé commence. Sur une bande-son poussée au maximum - un mixte de The Cure, B 52's et Arcade Fire - la salle est balayée de faisceaux lumineux. Turquoise strident. Jaune pastis. Rose phosphorescent. Je n’entends plus rien. Nous nous parlons par gestes. Comme arrachés à la nuit, les mannequ08 R60 Lingerie 549ins s’élancent tour à tour sur le long ruban du podium inondé de lumière. Catwalk. Démarche chaloupée. Nuisette aux rubans de soie. Body en dentelle Chantilly et satin. Bustier en résille et volants. Décolletés pigeonnants. Jupon troussé sur un maillot en tulle plissé chair. Soutien-gorge en plumetis, gansé velours. Caraco rose sépia. Coton09 R60 Lingerie 010 à rayures banquier. Porte-jarretelles. Guêpière. Déshabillé charmeuse de mousseline champagne. « Oh, my God ! », s’exclame une invitée, tandis que sa voisine lance des « Marvelous… Fabulous ! », en se balançant sur sa petite chaise dorée. Les meilleures vendeuses de la collection, ce sont ses clientes.

Les filles se succèdent dans un ballet millimétré : 1 minute 5 secondes par passage, 20 secondes devant chaque rangée de gradins. A l’extrémité de la piste, téléobjec10 R60 Lingerie 055tif au poing, le mur des photographes se dresse, telle une pyramide instable. Crépitement des flashs. Claquement des obturateurs. Campés sur leurs pieds, le coude du voisin dans l’œil, ils guettent l'instant où ils appuieront sur le déclencheur. L'instant magique. Celui où le mouvement est naturel, le regard captif, le cadrage idéal, l'équilibre parfait entre l'ombre et la lumière.

Dans quelques secondes, lorsque Chloé et Eurydice seront revenues, ce sera mon tour. Je présente le mod11 R60 Lingerie 03èle n° 17, « Exciting », une mini culotte en tulle noir transparent, largement fendue par-devant et par-derrière. Dix grammes d’érotisme qui moulent à la perfection mes rondeurs potelées. Lolita. Bimbo. Baby-doll. Il paraît qu’avec, je suis super craquante.

Dernière inspiration avant de traverser l’écran de lumière. Go ! Je surgis du néant au rythme de la musique. Poser un pied devant l’autre en conservant la même ligne. Animer le mouvement d’un très léger déhanchement. Le regard droit. Résolu. Madame m’observe attentivement. Elle est là quelque part, je le sens. Je voudrais qu’elle soit fière de moi. Pour la satisfaire, je serais prête à tout. Nous avons tellement répété ensemble. Rester naturelle. Penser à sourire. Un peu. Juste ce qu’il faut. Tout en restant hyper concentrée sur mes pas. Ni trop lents ni trop rapides.

Demi-tour à l’extrémité du podium. Arrêt éclair. Le temps de concéder un demi-sourire à l’assemblée. De défier les photographes dans le blanc des yeux. Avant de tirer ma révérence et de repartir ravie, en sentant dans mon dos mille admirateurs envieux fantasmer sur ma silhouette… sur mes deux petites fesses mutines qui ondulent et s’éloignent insensiblement pour finir par disparaître là-bas, tout au fond, dans le noir…

 

Par Béatrice - Publié dans : Féminisation - Communauté : blog sexe des amis
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  • : Béatrice ou l'éducation d'une jeune soubrette
  • : Quelques épisodes marquants de la vie de Béatrice, jeune soubrette débutante, au service de Lady Alexandra, son implacable maîtresse.
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