Bienvenue sur mon blog !
Bonjour,
Je m’appelle Béatrice.
Vous ne me connaissez pas encore mais cela ne saurait tarder.
En quelques mots, je suis une jeune soubrette ingénue et perverse, dévouée corps et âme à sa maîtresse.
Voilà maintenant dix ans que je suis à son service.
Dix ans d’aventures dont je souhaiterais vous faire partager les épisodes les plus marquants.
Vous en avez peut-être vécu de semblables.
Ou bien vous aimeriez les vivre à ma place.
Comme je vous comprends !
Alors, là-bas, tout au fond du couloir, j’ai laissé exprès la porte de ma chambre entrebâillée.
Il ne vous coûte rien de l’ouvrir.
Je vous invite à entrer...
Mais avant de tourner la poignée, il faut que je vous confie plusieurs choses qui me tiennent à
cœur.
« Béatrice ou l’éducation d’une jeune soubrette » est une histoire qui n’aurait jamais existé s’il ne m’avait pas été donné un jour de rencontrer Maîtresse Alexandra, la dominatrice de classe internationale qui a profondément marqué l’univers SM Parisien durant de nombreuses années. Comme quelques-unes ou quelques-uns d’entre nous, en effet, j’ai eu l’immense privilège de faire partie de son cercle d’intimes et de sa garde rapprochée.
Difficile de décrire brièvement tout ce que Maîtresse Alexandra m’a apporté. Si je devais résumer, je retiendrais d’elle trois images : de beauté, d’intelligence et d’humour.
De beauté, tout d’abord, c’est pour ceux et celles qui l’ont connue, une évidence incontestable. L’alliance du charme, de l’élégance et de la grâce élevée à ses plus hauts niveaux, comme en témoigne l'album de photos joint à ce blog, où elle se présente sous les traits des personnages les plus variés qu’elle incarnait avec un total naturel.
D’intelligence
ensuite. Une intelligence intuitive conjuguée à un sens aigu de l’observation et de la psychologie, qui lui permettait d’évaluer rapidement son partenaire, de mesurer
son degré de motivation, de démêler ses forces et ses faiblesses, de percer à jour ses fantasmes, de le mettre en confiance sans lui donner le sentiment d’être jugé, et de jouer vrai elle-même,
dans le ton, sans avoir à forcer son talent. Une intelligence du cœur aussi, car à la ville comme à
la scène, elle était très généreuse, accueillante et attentive aux autres.
D’humour enfin. Elle en avait beaucoup. Je crois ne pas en être totalement dépourvue non plus de mon côté
de telle sorte que notre entente était parfaite sur ce point. Nous avons fréquemment partagé des moments de fous rires irrépressibles. Et comme le lien est ténu entre l’humour et l’imagination,
elle était dotée d’un sens extraordinaire de l’improvisation. Pour habiter complètement son personnage de l’intérieur. Pour le faire vivre. Pour recréer une atmosphère, un décor. Le rêve prenait
alors subitement toute la consistance de la réalité. Il n’y avait plus qu’à se laisser guider… C’est ainsi qu’au fil de nos rencontres est apparu et a pris forme le personnage de Béatrice, la
jeune soubrette au service de Lady Alexandra.
L’histoire de « Béatrice » a donc elle aussi une histoire. Elle n’a pas été inventée après coup. Elle s’appuie au contraire sur tous ces petits textes, ces saynètes, que je prenais le soin de rédiger avant ou après chacune de mes visites en m’efforçant de faire court (pas plus d’une feuille recto verso en Arial 10). Maîtresse Alexandra les lisait attentivement, les commentait devant moi et s’en inspirait le plus souvent - mais pas toujours - pour développer le scénario de nos jeux. Rétrospectivement, je crois que nos deux imaginaires se complétaient parfaitement. Fruit d’une forte complicité et presque écrite à quatre mains, pourrait-on dire, la série braque le projecteur sur le personnage de Béatrice, mais à mes yeux, c’est Maîtresse Alexandra qui en déroule le fil rouge et qui en tient le rôle principal.
Celle-ci m’a fait l’honneur et le plaisir de publier les premiers épisodes sur son site. Reprenant le relais, il m’a semblé important et utile de les présenter à mon tour et en entier sur un support accessible au plus grand nombre. L’idée m’est ainsi venue de créer un blog. J’y ai vu le moyen de garder vivant le souvenir de cette femme exceptionnelle qui nous a malheureusement quittés trop tôt, et de lui offrir ainsi un témoignage d’admiration, de respect et de profonde gratitude.
Dans le prolongement de ce
tte première rencontre, j’ai bénéficié d’une deuxième chance
extraordinaire : celle d’avoir fait la connaissance de Christophe Mourthé, le célèbre photographe à l’origine du mouvement
Fashion Fetish, qui a collaboré avec les plus grands magazines (Playboy, Penthouse, Vogue, Lui, New Look…) et qui a contribué à l’éclosion de bon nombre de jeunes talents dans les médias (Mylène
Farmer, Marlène, Julia Channel, Thallia, Laure Sinclair, Clara Morgane, Dita Von Teese, Zdenka, Dominique La Mer…). Je remercie très
chaleureusement Christophe de m’avoir autorisée à présenter, parmi les illustrations variées qui égaient ce blog, les photos et extraits de film que nous avons tournés ensemble dans son studio
avec Maîtresse Alexandra. Christophe a dédié le dixième volume de sa collection « Fantaisies » à Maîtresse Alexandra et consacré à cette dernière
un film publié chez Colmax. Je ne peux pas mieux faire que de citer un passage
du message d'amour qu'il a écrit pour évoquer le souvenir de son amie et modèle : "C'est la
première fois que je perds un de mes amours de ma vie d'homme. Une des femmes qui m'a fait aussi devenir ce que je suis et qui a influencé mon art."
Concrètement, « Béatrice ou l’éducation d’une jeune soubrette » se présente sous la forme d’une série d’une cinquantaine d’épisodes. Dans l’immédiat, je prévois d’en publier un par mois. Comme mon premier article a été publié un 6 février (2009), je compte alimenter mon blog le 6 de chaque mois. Le 6, c’est bien le 6, non ? Et puis nous verrons à l’usage s’il est opportun d’accélérer la cadence.
En tout état de cause, je préfère des textes soignés et peu fréquents à une logorrhée quotidienne. Sans compter que le style vulgaire ou grossier m’insupporte. Ce n’est pas parce que les scènes associées au SM sont parfois délicates à décrire que le la plume doit se relâcher. Bien au contraire. L’élégance doit demeurer un art de vivre. Mon idéal serait de pouvoir peindre des petits tableaux licencieux à la façon des libertins du XVIIIème siècle.
J’ajoute que vos commentaires me seront précieux. Ils le seront surtout s’ils sont constructifs. Alors merci de réfléchir à deux fois avant de me faire part de vos réactions. Le genre excessif ou insignifiant (« Ouah… méga cool… comment ça déchire… c’est d’la bombe !!!! ») n’est pas typiquement celui qui m’intéresse le plus.
Enfin, il faut que vous sachiez également qu’il existe une version anglaise de Béatrice (limitée à ce jour aux 14 premiers épisodes). Vous la trouverez à l’adresse www.missbeatrice.erog.fr. J’en suis entièrement redevable à mon ami Geoffrey dont les origines franco-britanniques expliquent l’aisance à passer d’une langue à l’autre et à « traduire sans trahir ». En tant qu’ancien disciple de Maîtresse Alexandra, Geoffrey a parfaitement rendu la fragrance « érotico-littéraire » de cette longue saga. Je lui suis infiniment reconnaissante d’avoir mené à bien cet exercice, ou plutôt ce « labour of love », ainsi qu’il l’a lui-même appelé.
Voilà, je vous ai à peu près tout dit.
Avant de vous plonger dans mon histoire, je vous engage à prendre connaissance du « pitch » dans le résumé et à consulter le sommaire des épisodes (déjà parus ou à paraître).
Bonne lecture !

ur recouvrée de ses dix-neuf ans. Rougies au contact du froid du parc, ses pommettes et ses petites fesses lui donnent l’allure mutine et charmante
d’une écolière prise en faute. Le petit chaperon rouge revisité par Luc Besson pour le N° 5 de Chanel. Lever de soleil sur un jardin d’innocence. L’air de ne pas y toucher. Le grand jeu. Tout y
est. Y compris les battements de cils, façon biche apeurée. Alex
andra adore. Qui pourrait s’imaginer en l’observant, timide et empruntée, qu’il y a à peine un quart d’heure encore, à quelques centaines de mètres de
là, elle était en train de pomper avec frénésie le dard monstrueux d’un des plus beaux pur-sang d’Irina ?
ombre des alcôves. On devine des gloussements dans les
recoins obscurs des couloirs. Des petits cris aigus à l’abri des paravents. Des gémissements extatiques derrière les portes.
ers la soubrette qui se trouve soudain sous le feu des projecteurs. Sa maîtresse se penche vers elle et plongeant délicatement ses doigts au creux de ses reins, en retire d’un geste
théâtral le bouchon métallique terminé par un cabochon en cristal taillé qui la retenait prisonnière.
me des statues, qui lui empoignent les avant-bras.
lques moments de liberté. Une coupe de champagne au buffet.
Un petit mot au passage à ses amies Martine et Gisèle. Un arrêt devant la cheminée où brûle un grand feu de bois. Un étalon se présente et lui tend son plateau. Pyramide multicolore de fruits
déguisés. La pâte d’amande brille comme une carapace bombée sous le vernis de sucre glace. Difficile de résister. Elle s’enquiert de son prénom.
frémir entre ses doigts et se met à masser le
membre qui ne tarde pas à se redresser en grossissant. Cyrille est au comble de la confusion. Sous sa frange de cheveux blonds, Lady Alexandra le fixe et le défie. Son visage se rapproche. Ses
lèvres s’entrouvrent.
reries sont délicieuses !
chéance en accélérant le rythme. Mais elles s’en
garderaient bien. A vrai dire, elles ne sont pas pressées. Il est tellement plus agréable de faire durer les choses quand on tient un homme à sa merci et qu’on le sent perdre progressivement ses
moyens.
et où Sacha et Igor ont été renversés sur le dossier
de fauteuils en cuir, cuisses écartées, fesses offertes, pour se faire doigter par quelques mains expertes. Voilà, nous y sommes. Un buffet original, assurément. Un buffet vivant, en quelque
sorte. Avec sa spécialité maison qui semble remporter un franc succès : la turlutte royale au Grand Marnier. Des étalons entièrement nus ont été alignés et attachés le long du mur. Ils ont
la pointe des seins, le sexe et l’entrejambe généreusement nappés de sauce au chocolat. Plusieurs femmes s’affairent auprès d’eux, la bouche gourmande, en poussant des petits cris de contentement
tandis que leurs victimes se contorsionnent tant qu’ils peuvent afin d'échapper à leurs caresses. En retrait, toque blanche dressée
sur le haut du crâne, le maître pâtissier s’applique, entre deux
convives, à reconstituer son ouvrage en pressant sur sa poche à douille pour en extraire un rouleau torsadé sur lequel il pique au gré de sa fantaisie quelques écales d'amandes ou de
noisettes.
s de s’arrêter. Ce sera pour plus tard. Elle entrouvre la porte d’un boudoir et repère enfin sa soubrette. Visiblement, celle-ci s’apprête à passer des
moments très agréables en compagnie d’une cohorte d’étalons impatients de donner l’assaut.
i s’introduisent, lèchent, titillent, suçotent, aspirent.
Béatrice sent une douce chaleur l’envahir. Ses yeux brillent. De ses deux mains, elle exagère l’ouverture de sa fente en tirant sur les bords afin de pouvoir libérer le relief de son bourgeon de
chair, indifférente à l’impudeur exquise de cette exhibition et poussée par le désir incontrôlable de s’offrir sans retenue pour être prise tout entière.
e, à vous de jouer, messieurs !
bien huilé. La main de l’homme s’aventure par-devant sur le
bourgeon de chair tendu d’excitation, qu’il titille du bout des doigts. Caresse à peine supportable. La soubrette ne peut plus retenir ses gémissements. Elle cambre les reins et contracte encore
davantage ses muscles sur la tige vigoureuse qui la transperce.
ticipent ceux de son partenaire. Une moiteur brûlante recouvre le
grain de sa peau, s’insinue entre ses cuisses, perle au creux de ses reins. Si elle était encore en mesure de parler, elle le supplierait de la prendre sur-le-champ. Mais c’est à lui de décider.
Et l’heure n’est pas encore venue. Va-et-vient incessants. Le membre grossit au fur et à mesure. S’empale de tout son long Avant de ressortir. Et de recommencer. Tandis que par-devant,
l’attouchement devient insoutenable. Commencer par jouir de son plaisir avant de jouir soi-même. La combler au-delà de ce qu’elle attend. L’observer s’embraser tout entière. L’entendre
s’abandonner sans retenue.
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